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Les nouveaux lieux communs de la droite

Numéro 5 – 2020 - Droite par Renaud Maes David Paternotte

juillet 2020

Le 19 mai der­nier, le jour­nal Le Monde titrait « Avec sa nou­velle revue “Front popu­laire”, Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite ». Dans cet article, le quo­ti­dien pré­sente la nou­velle revue intel­lec­tuelle lan­cée par le phi­lo­sophe fran­çais. Se reven­di­quant comme « popu­liste » et en oppo­si­tion à « la pen­sée domi­nante », celle-ci ras­semble, par­mi les auteur·e·s et soutiens […]

Dossier

Le 19 mai der­nier, le jour­nal Le Monde titrait « Avec sa nou­velle revue “Front popu­laire”, Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite »1. Dans cet article, le quo­ti­dien pré­sente la nou­velle revue intel­lec­tuelle lan­cée par le phi­lo­sophe fran­çais. Se reven­di­quant comme « popu­liste » et en oppo­si­tion à « la pen­sée domi­nante », celle-ci ras­semble, par­mi les auteur·e·s et sou­tiens annon­cés, l’ancien ministre de gauche Jean-Pierre Che­vè­ne­ment, le pro­fes­seur Didier Raoult et des noms connus de la droite intel­lec­tuelle en France : Mathieu Bock-Côté, Phi­lippe de Vil­liers, Robert Ménard, Nata­cha Polo­ny ou Alain de Benoist, le père de la Nou­velle Droite. Ce der­nier n’a d’ailleurs ces­sé de répé­ter son enthou­siasme pour ce pro­jet.

Sans pré­sa­ger de son suc­cès, cette ini­tia­tive, qui sur­pren­dra celles et ceux qui n’ont pas sui­vi l’évo­lu­tion intel­lec­tuelle de Michel Onfray, est inté­res­sante à plus d’un titre. D’une part, elle montre l’intérêt de nom­breux acteurs poli­tiques, y com­pris à droite, pour les com­bats d’idées. Dans ce cadre, comme le rap­pelle Jean-Yves Camus dans Le Monde, le sou­tien d’Alain de Benoist est tout sauf une sur­prise. Depuis cin­quante ans, il inves­tit l’espace intel­lec­tuel pour com­battre l’hégémonie sup­po­sée de la gauche, convain­cu que la vic­toire de la droite ne vien­dra ni des urnes ni de la vio­lence ter­ro­riste. Depuis 1968, il tisse patiem­ment un contre-uni­vers de pen­sée qui s’étend au-delà des fron­tières de la France et ins­pire aujourd’hui des per­son­na­li­tés aus­si diverses que Steve Ban­non, Alek­san­dr Dugin, Mat­teo Sal­vi­ni ou Marion Maré­chal-Le Pen.

De manière iro­nique, le pen­seur com­mu­niste Anto­nio Gram­sci consti­tue une des prin­ci­pales sources d’inspiration d’Alain de Benoist, qui n’a pas hési­té à pré­sen­ter son pro­jet poli­tique comme un « gram­scisme de droite2 ». C’est d’ailleurs à la lumière de la théo­rie de l’hégémonie que le site de droite fran­çais Atlan­ti­co ana­lyse l’initiative de Michel Onfray, affir­mant qu’« il fau­drait être bien naïf pour ne pas voir que le Front popu­laire — un site web et une revue — est un trem­plin pour un pro­jet poli­tique. D’abord gagner la bataille idéo­lo­gique, celle des mots et des concepts : en son temps, le pen­seur com­mu­niste Anto­nio Gram­sci l’avait par­fai­te­ment théo­ri­sé. Le ter­mi­nus du train lan­cé à grande vitesse par Onfray a pour nom 2022.»

D’autre part, cette ini­tia­tive dévoile des affi­ni­tés intel­lec­tuelles et per­met de mieux com­prendre la cir­cu­la­tion de cer­taines idées. Michel Onfray, un pen­seur his­to­ri­que­ment clas­sé à gauche et qui se qua­li­fie tou­jours comme tel, est de plus en plus célé­bré à droite où on le pré­sente comme un défen­seur de la liber­té d’expression et un che­va­lier de la pen­sée libre. Lui-même, dans son livre Théo­rie de la dic­ta­ture, uti­lise les écrits de l’écrivain com­mu­niste George Orwell (1984 et La ferme des ani­maux) pour dénon­cer les dérives tota­li­taires du « gau­chisme cultu­rel » et de l’«Empire maas­tri­chien »3. De telles proxi­mi­tés ne sont pas neuves et nombre d’auteur·e·s ont sou­li­gné com­bien tant l’extrême droite que le néo­li­bé­ra­lisme ont réus­si à dif­fu­ser leurs idées au-delà de leurs rangs, trans­for­mant dura­ble­ment le débat public. Comme le sou­li­gnait déjà en 1999 la socio­logue cana­dienne Doro­thy E. Smith au sujet de la notion de « poli­ti­que­ment cor­rect », ces termes fonc­tionnent comme des « codes idéo­lo­giques »4. Ils sont répé­tés à l’envi par des locu­teurs chaque fois plus diver­si­fiés, au point que l’origine de ces termes est oubliée. La répé­ti­tion de ces termes, qui orga­nisent de manière crois­sante l’espace de parole et de pen­sée, leur per­met de s’autoreproduire et d’acquérir une vie dis­tincte de celles et ceux qui les ont inventés.

À la faveur d’une cer­taine nor­ma­li­sa­tion de l’extrême droite, ces proxi­mi­tés intel­lec­tuelles voire per­son­nelles sont peut-être deve­nues plus fré­quentes. Elles contri­buent à natu­ra­li­ser un cer­tain nombre d’idées qui acquièrent de cette façon le sta­tut d’évidence. Ces idées, éla­bo­rées il y a par­fois plu­sieurs décen­nies, cir­culent désor­mais loin des cénacles sou­vent confi­den­tiels où elles sont nées. Elles se bana­lisent et tra­versent les fron­tières, sans pour autant que leur généa­lo­gie soit visible ou connue5. Le der­nier essai de Caro­line Fou­rest, Géné­ra­tion offen­sée. De la poli­tique de la culture à la police de la pen­sée, en offre un exemple édi­fiant6. Au nom d’une bien­veillance à l’égard de la gauche, la jour­na­liste fran­çaise, qui fait des débats sur l’appropriation cultu­relle son nou­veau che­val de bataille, sou­haite mettre celle-ci en garde contre ce qu’elle per­çoit comme un virage « mora­liste » et « iden­ti­taire » et inter­pe­ler une géné­ra­tion jugée trop sen­sible, vic­ti­maire et encline à la cen­sure. Ce fai­sant, elle col­porte et contri­bue à impor­ter en France des idées issues pour une grande part de l’extrême droite étasunienne.

C’est contre ce phé­no­mène que nous avons éla­bo­ré ce numé­ro thé­ma­tique. Un peu à la manière du Dic­tion­naire des idées reçues de Gus­tave Flau­bert, il se pro­pose de dis­cu­ter et décons­truire plu­sieurs de ces lieux com­muns. À l’image d’un dic­tion­naire, il est orga­ni­sé de manière alpha­bé­tique et se com­pose de dix articles qui expliquent cha­cun de manière concise les ori­gines et l’usage d’un terme aujourd’hui répan­du dans le débat public. Par ailleurs, les concepts éco­no­miques et sociaux asso­ciés au néo­li­bé­ra­lisme ayant déjà été lar­ge­ment dis­cu­tés (notam­ment dans le Dic­tion­naire du prêt-à-pen­ser de Mat­teo Ala­luf7), ce numé­ro s’intéresse sur­tout à des notions jugées plus « cultu­relles » ou « socié­tales ». Ce choix découle non seule­ment d’une volon­té de ne pas répé­ter ce qui a été fait, mais aus­si de celle de ne pas retom­ber dans l’économisme écu­lé d’un cer­tain mar­xisme qui, en inféo­dant le poli­tique, le social et le cultu­rel à l’économique, n’arrive pas à pen­ser tant l’autonomie que les arti­cu­la­tions entre ces dif­fé­rentes sphères de la socié­té. Par exemple, dans le contexte actuel, la ten­ta­tion est grande de pré­sen­ter la vague popu­liste comme une nou­velle stra­té­gie du néo­li­bé­ra­lisme. Si cette théo­rie fonc­tionne rela­ti­ve­ment bien dans les cas du Bré­sil ou des États-Unis où l’héritage néo­li­bé­ral est domi­né par les théo­ries d’Hayek, Becker ou Fried­man, elle montre des limites en Hon­grie ou en Pologne où les par­tis au pou­voir sont presque les seuls à pro­po­ser des poli­tiques sociales (certes très sélec­tives et impré­gnées des pré­fé­rences idéo­lo­giques des gou­ver­nants) contre les dik­tats néo­li­bé­raux de l’Union euro­péenne et de ses alliés dans la région (qui sont eux plu­tôt ins­pi­rés par les ordo­li­bé­raux alle­mands). Ce débat dépasse les objec­tifs de ce numé­ro, mais il convient de sou­li­gner les efforts pour pen­ser de manière com­plexe ces arti­cu­la­tions dont témoigne, par exemple, l’article d’Éric Fas­sin dans ce dos­sier, ou le tra­vail récent de Wen­dy Brown. Dans son der­nier libre, In the ruins of neo­li­be­ra­lism. The rise of anti­de­mo­cra­tic poli­tics in the West, elle pro­pose, contre l’idée d’une iden­ti­té, une ana­lyse fine des liens entre néo­li­bé­ra­lisme et auto­ri­ta­risme8. Elle montre avec brio que si, dès les ori­gines, cer­tains pen­seurs néo­li­bé­raux n’ont pas caché leur inté­rêt pour l’ordre et la famille, l’autoritarisme ne fai­sait pas pour autant par­tie de leur pro­jet. Par contre, les assauts suc­ces­sifs du néo­li­bé­ra­lisme contre la socié­té et la démo­cra­tie ont lar­ge­ment construit les phé­no­mènes poli­tiques aux­quels nous assis­tons aujourd’hui, dont ils consti­tuent une forme bâtarde simi­laire au monstre créé par Vic­tor Frankenstein.

En d’autres mots, si Hayek pou­vait défendre l’intérêt d’un pou­voir auto­ri­taire en sou­te­nant expli­ci­te­ment Pino­chet9 et n’hésitait pas à sug­gé­rer l’incapacité des par­le­ments à adop­ter des mesures éco­no­miques cohé­rentes10, c’était dans une logique de tran­si­tion afin de créer une véri­table rup­ture et de prendre des mesures choc, le temps d’un retour à une forme de gou­ver­ne­ment plus démo­cra­tique (bien que carac­té­ri­sée par une domi­na­tion des experts, sin­gu­liè­re­ment des éco­no­mistes). Plus lar­ge­ment, la dif­fi­cul­té posée par l’articulation entre néo­li­bé­ra­lisme et auto­ri­ta­risme vient aus­si de l’impression que le néo­li­bé­ra­lisme consti­tue une école de pen­sée par­fai­te­ment uni­fiée, impres­sion jus­ti­fiée par l’effort com­mun et col­lec­tif des pen­seurs néo­li­bé­raux pour s’imposer dans le pay­sage intel­lec­tuel et poli­tique. Mais cette impres­sion se révèle inexacte dès que l’on se consacre à une étude atten­tive des dif­fé­rents cou­rants qui com­posent le néo­li­bé­ra­lisme, les­quels ont des concep­tions par­fois radi­ca­le­ment oppo­sées de la vie poli­tique11.

Ce numé­ro s’inscrit aus­si dans la lignée de l’Abé­cé­daire cri­tique diri­gé par Pas­cal Durand. Comme ce livre, notre pro­jet s’intéresse à des « mots, expres­sions ou syn­tagmes figés qui, à force de reve­nir à répé­ti­tion dans le dis­cours poli­tique et dans le dis­cours de la presse, se font lar­ge­ment oublier comme formes idéo­lo­gi­que­ment signées »12. Cepen­dant, les termes choi­sis couvrent un champ plus res­treint, qui ne tente pas de cou­vrir l’ensemble du spectre poli­tique. Les dix entrées rete­nues sont les sui­vantes : démo­gra­phie (Neil Dat­ta), gou­ver­nance (Alain Era­ly et Marie Gorans­son), haine des hommes (Irène Kau­fer), isla­mo-gau­chisme (Corinne Tor­re­kens), mar­xisme cultu­rel (Jérôme Jamin), poli­ti­que­ment cor­rect (Lau­rence Rosier), racisme anti­blanc (Abdel­la­li Haj­jat), rigi­di­té (Corinne Gobin), sens com­mun (Éric Fas­sin) et théo­rie du genre (David Pater­notte). Cette liste n’est pas exhaus­tive et d’autres entrées auraient eu leur place, par exemple aus­té­ri­té, choix (liber­té de), chris­to­pho­bie, effort (culture de), droits-de‑l’hommisme, glo­ba­lisme, grand rem­pla­ce­ment, guerre cultu­relle, peuple et sécu­ri­té. Cer­tains de ces termes appa­raissent néan­moins dans les contri­bu­tions pro­po­sées et celles qui font défaut doivent être lues comme une invi­ta­tion à pour­suivre le tra­vail entamé.

Pour ter­mi­ner, le titre choi­si, « Les nou­veaux lieux com­muns de la droite », a par­fois effrayé. Si celui-ci est incon­tes­ta­ble­ment trop binaire et peut, de manière per­for­ma­tive, ren­for­cer cer­taines oppo­si­tions intel­lec­tuelles au lieu de les décons­truire, il a le mérite de la clar­té. Nous sommes bien conscients que tant la gauche que la droite ne consti­tuent pas des blocs mono­li­thiques, mais sont tra­ver­sées par des ten­sions et des riva­li­tés. Les tra­vaux de René Rémond sur les droites fran­çaises ont fait date et qui­conque a étu­dié la poli­tique belge sait que la théo­rie des cli­vages per­met d’identifier plu­sieurs droites et que les alliances varient selon la saillance des cli­vages à un moment don­né. En par­ti­cu­lier, on ne peut en aucun cas assi­mi­ler en un seul objet les « nou­velles droites », comme s’il n’existait aucune dis­tinc­tion entre les dif­fé­rents mou­ve­ments de « droite radi­cale et extrême » qui ont émer­gé en Europe ou en Amé­rique latine. Nous l’avons déjà évo­qué au sujet de leur filia­tion néo­li­bé­rale, mais on doit aus­si poin­ter des dis­pa­ri­tés notam­ment dans le rap­port à la reli­gion et à la tech­no­lo­gie. Cepen­dant, l’ensemble de ces « phé­no­mènes émer­gents » se rejoint de plus en plus dans un voca­bu­laire commun.

Plus encore, force est de consta­ter que, mal­gré les dif­fi­cul­tés intrin­sèques liées à sa défi­ni­tion et les nom­breuses invi­ta­tions à la dépas­ser13, la dis­tinc­tion droite-gauche reste une balise essen­tielle pour com­prendre le champ poli­tique. Outre une valeur heu­ris­tique jamais tota­le­ment infir­mée, elle consti­tue encore, et peut-être plus qu’avant, une manière pour les acteurs poli­tiques de se pré­sen­ter. Si la reven­di­ca­tion d’une appar­te­nance de gauche n’a jamais dis­pa­ru, de plus en plus d’acteurs affirment aujourd’hui être de droite. Aux stig­mates et à la dis­cré­tion auraient donc suc­cé­dé, à les écou­ter, la fier­té et l’affichage public. Dans ce contexte, mal­gré ces cri­tiques, ce titre a le mérite d’être per­cu­tant. Il per­met d’éclairer des uni­vers intel­lec­tuels et de retra­cer des généa­lo­gies. Cela dit, réduire les uni­vers de dis­cours étu­diés à la droite serait une erreur. Comme l’illustre ce numé­ro, ces termes ne sont pas uti­li­sés par l’ensemble de ce qui est géné­ra­le­ment consi­dé­ré comme la droite et ils appa­raissent par­fois à gauche. C’est pré­ci­sé­ment le constat de ces cir­cu­la­tions qui nous a inci­tés à prendre la plume avec urgence.

  1. Lire aus­si https://cutt.ly/Xie5hUv.
  2. Camus J.-Y. (2019), « Alain de Benoist and the new Right », dans Key thin­kers of the radi­cal­right. Behind the new threat to libe­ral demo­cra­cy, ed. By Marl Sedg­wick, Oxford, Oxford Uni­ver­si­ty Press, p. 73 – 90.
  3. Onfray M., Théo­rie de la dic­ta­ture, Paris, Robert Laf­font, 2019.
  4. Smith D. E. (1999), «“Poli­ti­cal­ly cor­rect”: An orga­ni­zer of public dis­course », dans Wri­ting the social : Cri­tique, theo­ry, and inves­ti­ga­tions, Toron­to, Uni­ver­si­ty of Toron­to Press, p. 172 – 194.
  5. Gar­bar­gno­li S. (2020), «“Les obsédé·e·s de la race et du sexe”: Pen­ser les attaques anti-mino­ri­taires avec Colette Guillau­min », AOC.
  6. Fou­rest C., Géné­ra­tion offen­sée. De la poli­tique de la culture à la police de la pen­sée, Paris, Gras­set, 2020.
  7. Ala­luf M., Dic­tion­naire du prêt-à-pen­ser, Bruxelles, EVO, 2000 et Contre la pen­sée molle. Diction­naire du prêt-à-pen­ser 2, Mons, Cou­leur livres, 2014.
  8. Brown W., In the ruins of neo­li­be­ra­lism. The rise of anti­de­mo­cra­tic poli­tics in the West, New York, Colum­bia Uni­ver­si­ty Press, 2019.
  9. Entre­tien publié dans El Mer­cu­rio, 12 avril 1981, p. D8-D9.
  10. Hayek F., The road to serf­dom (1944), Rout­ledge Clas­sics, 2006, p. 65.
  11. Voir le numé­ro 2 de La Revue nou­velle de 2017, « Néolibéralisme(s)».
  12. Durand P. (dir.), Les nou­veaux mots du pou­voir. Abé­cé­daire cri­tique, Bruxelles, Aden, 2007, p. 9.
  13. Bob­bio N., Droite et gauche. Essai sur une dis­tinc­tion poli­tique, Paris, Le Seuil.

Renaud Maes


Auteur

Renaud Maes est docteur en Sciences (Physique, 2010) et docteur en Sciences sociales et politiques (Sciences du Travail, 2014) de l’université libre de Bruxelles (ULB). Il a rejoint le comité de rédaction en 2014 et, après avoir coordonné la rubrique « Le Mois » à partir de 2015, il est devenu rédacteur en chef de {La Revue nouvelle} en novembre 2016. Il est également professeur invité à l’université Saint-Louis (Bruxelles) et à l’ULB, et mène des travaux de recherche portant notamment sur l’action sociale de l’enseignement supérieur, la prostitution, le porno et les comportements sexuels, ainsi que sur le travail du corps. Depuis juillet 2019, il est président du comité belge de la Société civile des auteurs multimédia (Scam.be).

David Paternotte


Auteur

David Paternotte est chargé de cours (ULB), vice-doyen aux relations internationales (Faculté de Philosophie et sciences sociales), président du comité de gestion du master de spécialisation interuniversitaire en études de genre, Atelier Genre(s) et Sexualité(s), Institut de sociologie, Striges (Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l’égalité et la sexualité), Maison des sciences humaines.