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Sim avant Simenon

Numéro 3 Mars 2003 par Théo Hachez

mars 2003

Avant son départ à Paris, à dix-neuf ans, Georges Sime­non exer­ça pen­dant trois ans le métier de jour­na­liste. Que rete­nir de cette période ? Dans quelle mesure cette expé­rience pré­coce fut-elle fon­da­trice ? La récente publi­ca­tion par Jacques-Charles Lemaire d’un choix d’ar­ticles parus dans la Gazette de Liège (1919 – 1922) four­nit des élé­ments de réponse. Si on y découvre une verve inat­ten­due, un bon­heur de plume exempt de tout état d’âme, on est frap­pé aus­si par le visage de bon petit sol­dat de la pen­sée catho­lique réac­tion­naire et anti­sé­mite qui s’y révèle. Le contexte de la ren­contre du jeune Sim avec l’é­cri­ture, celui de la presse, n’est sans doute pas indif­fé­rent à la manière de l’é­cri­vain, pas plus qu’à la construc­tion de son per­son­nage. Le paral­lèle avec un autre grand Georges, Her­gé, est assez fla­grant ; en période de com­mé­mo­ra­tion offi­cielle, il pose le même pro­blème patri­mo­nial du droit d’inventaire.