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Rouge et bleu : la stéréophonie

Numéro 05/6 Mai-Juin 2003 par Théo Hachez

mai 2003

Outre qu’elles auront per­mis de dou­bler la repré­sen­ta­tion par­le­men­taire fémi­nine, les élec­tions fédé­rales du cru 2003 se signalent par la lim­pi­di­té appa­rente de leur ten­dance géné­rale : dans les deux grandes com­mu­nau­tés du pays, on assiste à un retour en force des familles poli­tiques tra­di­tion­nelles. Alors que le total des votes enre­gis­trés par les chré­tiens, libé­raux et socia­listes ne ces­sait de s’é­ro­der depuis plu­sieurs scru­tins, le voi­là reve­nu à un étiage his­to­ri­que­ment éle­vé. Ain­si le col­lège élec­to­ral fla­mand a élu 80 % de séna­teurs tra­di­tion­nels (vingt sur vingt-cinq), le col­lège fran­co­phone près de 90 % (treize sur quinze). À l’in­té­rieur de ces grands blocs, la répar­ti­tion des forces subit la même évo­lu­tion dans les deux « grandes » com­mu­nau­tés du pays : pro­grès modé­ré des libé­raux, avan­cée spec­ta­cu­laire des socia­listes (plus pro­non­cée encore en Flandre) et effri­te­ment des démo­crates-chré­tiens qui pro­longent leur courbe des­cen­dante et deviennent, en Flandre comme en Wal­lo­nie, troi­sième force.