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Rethinking Europe. Social theory and the implications of Europeanization, de Gerard Delanty et Chris Rumford

Numéro 1 Janvier 2009 par Luc Van Campenhoudt

janvier 2009

Les études euro­péennes pri­vi­lé­gient l’a­na­lyse des poli­tiques et des struc­tures ins­ti­tu­tion­nelles (juri­diques, poli­tiques, éco­no­miques…) qui ont pour mis­sion de réa­li­ser le pro­jet d’in­té­gra­tion euro­péenne. Elles en étu­dient les trans­for­ma­tions, le fonc­tion­ne­ment et les effets. L’in­té­rêt porte paral­lè­le­ment sur la manière dont les États membres par­ti­cipent au pou­voir supra­na­tio­nal euro­péen et s’en trouvent trans­for­més. La « société » […]

Les études euro­péennes pri­vi­lé­gient l’a­na­lyse des poli­tiques et des struc­tures ins­ti­tu­tion­nelles (juri­diques, poli­tiques, éco­no­miques…) qui ont pour mis­sion de réa­li­ser le pro­jet d’in­té­gra­tion euro­péenne. Elles en étu­dient les trans­for­ma­tions, le fonc­tion­ne­ment et les effets. L’in­té­rêt porte paral­lè­le­ment sur la manière dont les États membres par­ti­cipent au pou­voir supra­na­tio­nal euro­péen et s’en trouvent trans­for­més. La « socié­té » y est inté­grée en tant que « socié­té civile », recon­nue comme par­te­naire de la gou­ver­nance euro­péenne. L’Eu­rope est ain­si scien­ti­fi­que­ment construite comme une enti­té en tant que telle, défi­nie par le pro­jet de l’U­nion euro­péenne, et le pro­ces­sus d’eu­ro­péa­ni­sa­tion est rame­né à une pro­duc­tion de poli­tiques euro­péennes. Pre­nant peu en compte la théo­rie sociale contem­po­raine sur la nature et la dyna­mique du chan­ge­ment social, les approches domi­nantes de l’eu­ro­péa­ni­sa­tion mettent l’ac­cent sur les ins­ti­tu­tions et les fonc­tions éta­tiques au sens large comme si la socié­té n’a­vait pour seule réa­li­té et voca­tion que d’être « gouvernée ».
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Luc Van Campenhoudt


Auteur

Docteur en sociologie. Professeur émérite de l’Université Saint-Louis – Bruxelles et de l’Université catholique de Louvain. Principaux enseignements : sociologie générale, sociologie politique et méthodologie. Directeur du Centre d’études sociologiques de l’Université Saint-Louis durant une quinzaine d’années, jusqu’en 2006, il a dirigé ou codirigé une quarantaine de recherches, notamment sur l’enseignement, les effets des politiques sécuritaires, les comportements face au risque de contamination par le VIH et les transformations des frontières de la Justice pénale. Ces travaux ont fait l’objet de plusieurs dizaines d’articles publiés dans des revues scientifiques, de nombreux ouvrages, et de plusieurs invitations et chaires dans des universités belges et étrangères. À travers ces travaux, il s’est intéressé plus particulièrement ces dernières années aux problématiques des relations entre champs (par exemple la justice et la médecine), du pouvoir dans un système d’action dit « en réseau » et du malentendu. Dans le cadre de ces recherches il a notamment développé la « méthode d’analyse en groupe » (MAG) exposée dans son ouvrage La méthode d’analyse en groupe. Applications aux phénomènes sociaux, coécrit avec J.-M. Chaumont J. et A. Franssen (Paris, Dunod, 2005). Le plus connu de ses ouvrages, traduit en plusieurs langues, est le Manuel de recherche en sciences sociales, avec Jacques Marquet et Raymond Quivy (Paris, Dunod, 2017, 5e édition). De 2007 à 2013, il a été directeur de La Revue Nouvelle.