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Politiquement correct

Numéro 5 – 2020 - Langue liberté d'expression par Laurence Rosier

juillet 2020

Le « politiquement correct » sert simultanément à dénoncer l’imposition d’une langue politique qui manipulerait et à revendiquer la liberté d’expression. Il sous-entend diverses conceptions des usages de la langue.

Dossier

« À défaut de nommer l’objet en soi, on le nomme pour nous » (Paul Siblot, 1997) 

L’expression « politiquement correct » est issue de l’anglais politically correct, dont la première attestation remonte à la fin du XVIIIe siècle dans un jugement rendu par la cour suprême des États-Unis. « Selon ce jugement, il serait politiquement incorrect de proposer un toast pour les États-Unis au lieu de le faire pour le peuple des États-Unis » (Lorenzi Bailly et Moise, à paraitre). Au XXe siècle, l’expression est reprise par les activistes des milieux démocrates pour défendre les droits des minorités, tout en conservant, dans ses usages polarisés et polémiques, une dimension « dogmatique ». L’euphémisation, d’une part, et la volonté de vouloir changer les représentations sociales en modifiant le vocabulaire, d’autre part, en sont des mécanismes linguistiques concrets.

Les débats autour de l’écriture inclusive illustrent particulièrement bien les enjeux théoriques et les implications pratiques sur la manière de penser les rapports entre langage et monde, sur les positions idéologiques et linguistiques articulées ou en confrontation, sur les imaginaires sociolangagiers des notions de mot juste, transparence du langage, performativité des discours

Expression et contrexpression

L’expression « politiquement correct » repose sur un préconstruit : son emploi est, en effet, tributaire des cadres de pensées et des discours sociaux antérieurs et intériorisés. Quels sont ces cadres ?

Du point de vue linguistique, on y trouve l’idée du mot juste, unique pour désigner un être ou un objet du monde. Le mot juste serait aussi le plus clair, le plus simple car « conformément à l’esthétique économique ou l’économie esthétique du classicisme, le mot unique est considéré comme meilleur que l’expression ou le groupe de mots parce qu’il obéit au principe de la brièveté. Nous avons bien parlé d’économie et d’esthétique, et non de linguistique ou de grammaire, parce qu’il faut bien constater que ce type de prescription témoigne d’une réduction des structures de la langue à leur mode esthétique d’expression » (Paveau et Rosier, 2008).

Cette conception du « mot juste » est ainsi articulée à des conceptions de la langue française qui naissent à l’âge classique. Le discours social sur la langue est donc aussi contradictoire : connaitre beaucoup de mots, si plus est rare et précieux, est valorisé, mais user des bons termes, éviter les périphrases lourdes, les mots trop compliqués, etc. l’est tout autant !

En fait derrière cette conception se profile une position politique qui lie la stabilité sociale à la fixité du vocabulaire : tout dérangement de la langue est soupçonné de favoriser l’anarchie ou la révolution. Et pourtant c’est au nom de la liberté que les critiques les plus virulentes vont se déchainer contre le politiquement correct.

On voit cohabiter discursivement des « synonymes » comme novlangue ou langue de bois. En effet, du point de vue idéologique, on y retrouve, pêlemêle, les débats autour de la liberté d’expression (peut-on tout dire ? Peut-on tout montrer ? Peut-on rire de tout?) comme l’idée répandue de la manipulation politique des discours et leur opacité (supposée/voulue) pour endormir les velléités subversives. Se situant sous l’égide théorique du célèbre travail de Victor Klemperer sur la langue du Troisième Reich, Olivier Starquit, rédacteur d’une chronique récurrente intitulée « Des mots qui puent », plaide pour « éclairer le vampire, dévoiler les impostures sémantiques et pratiquer la désobéissance sémantique pour opérer des renversements de perspective », et expulser les mots-valises, réhabiliter la·le patient·e, l’usager·e, le·la spectateur·trice remplacé·e·s, en novlangue par clients.

Ainsi les déterminants politiquement corrects de fonctions sociales défavorisées autrefois nommées autrement (type femme de ménage/technicienne de surface) occulteraient leur pénibilité, leur manque de reconnaissance sous couvert d’une étiquette trop polie pour être honnête Ce que Pierre Bourdieu nommait les « doublets nobles » et qui correspondaient pour le sociologue à des « stratégies de rétablissement symbolique ». Cechman (2004) parle de « subterfuge sémantique » (p. 202) regrettant que ce soit par manque d’effort de chacun·e d’être respectueux·tueuse « sincèrement (de) la différence physique raciale, sociale, religieuse, sexuelle » qu’il faille faire appel à ces doublons.

Si peu affirment « je suis politiquement correct » et usent des expressions moins crispantes (en invoquant le respect par exemple), d’autres se diront antipolitiquement correct versus politiquement incorrect. On y retrouve une polarisation autour des notions de conservatisme et de réaction(naire), articulées à la même croyance linguistique : le pouvoir des mots ou ce que les linguistes nomment leur dimension performative. Pour les un·e·s, lisser le langage revient à adoucir le poids des dénominations alors que pour les autres, dire « le mot juste » relèverait de la lucidité politique. Ainsi une personne non binaire qui demandera par exemple qu’on use à son endroit d’un terme générique ou neutralisant sera raillée par certain·e·s partisan·e·s de l’antipolitiquement correct jugée tyrannique par rapport à l’exigence exprimée envers la langue ou ayant un comportement relevant de la « dictature des minorités ». Mais les usages peuvent aussi assimiler, selon les contextes l’antipolitiquement correct à du conservatisme (pourfendeurs réactionnaires) comme le montre cet extrait d’un article consacré à la féminisation de la langue : « En France, la féminisation des noms de métiers, titres et fonctions est aujourd’hui quasi générale, à l’oral comme à l’écrit, dans la conversation courante comme dans la langue soutenue. Ne résistent que les anticonformistes du statu quo, les pourfendeurs réactionnaires du « politiquement correct» ; le masculin des titres et fonctions devient une marque de conservatisme frondeur, comme le goût pour les cigares, la chasse, les alcools forts. Le bastion puriste est cerné ; il perd pied, cède du terrain » (Cerquiglini, 2018).

Usages vertueux

Le philosophe et chroniqueur Raphael Enthoven a employé l’expression « négationnisme vertueux » pour critiquer les partisan·e·s de l’écriture inclusive. Outre l’aspect déplacé d’user du terme négationnisme dans un contexte qui lui enlève sa dimension mémorielle forte, on peut se demander ce que la vertu vient faire dans les usages linguistiques. Et pourtant cette question reliée à l’éthique des discours a été posée depuis longtemps par les analystes du discours : dans l’ouvrage Morales langagières publié en 2008 et dédié à Bernard Gardin qui avait tracé la ligne de ces recherches orientées sur la composante éthique des pratiques sociolangagières, Sophie Moirand et Régis Porquier s’interrogeaient sur la responsabilité de ceux et celles qui font circuler des dénominations problématiques ou polémiques dans l’espace social, à partir du mot « otage ». Dans cette même lignée, Marie-Anne Paveau a développé l’idée de la vertu discursive « L’éthique étant une réflexion sur les comportements, l’usage du langage étant un comportement, le langage a affaire de manière constitutive à la morale ». Avec un arrière-fond plus philosophique que linguistique, elle a aussi construit la notion de décence et d’indécence discursive pour approcher la manière appréciative dont les locuteurs et locutrices réagissent de façon morale à la circulation de certains discours.

Cette question de la vertu des discours et de leur (in)décence a‑t-elle à voir avec le politiquement correct ? Dans l’attention portée à l’effet du discours, je pense que oui. Si Enthoven parle de « vertu » pour s’attaquer à l’écriture inclusive, il semble en effet que la vertu discursive passe par l’emploi de dénominations correctes non seulement en fonction des normes objectives de la langue mais aussi en fonction des normes subjectives dont font partie les normes relatives à l’expression de l’identité. La question de la décence est envisagée à partir des réactions produites par la circulation de certains discours, paroles, évènements discursifs. On pourrait d’ailleurs argüer que l’emploi du terme négationnisme par le philosophe est indécent au sens où il vide le mot de sa mémoire historique et collective et son assise juridique (cf. les diverses législations visant à punir la négation ou la minimisation du génocide et de la Shoah).

La correction linguistique vise aussi à démonter les préjugés. Là encore c’est un débordement de propos médiatiques à propos de l’écriture inclusive de Pascal Bruckner qui charriaient des relents homophobes, lesbophobes, sexistes transphobes : [« Je suis totalement contre, pour moi c’est un mélange de crétinisme et de totalitarisme […] L’écriture inclusive concerne les catégories suivantes : LGGBDTTTIQQAAPP, c’est-à-dire lesbienne, gay, gender-queer, bisexuel, demi-sexuel, transgenre …] et ils ont oublié les onanistes, les fétichistes et les pédophiles, on ne voit pas pourquoi ils seraient exclus ».

Symbolique de l’irrespect

S’affirmer « politiquement incorrect », ou « contre le politiquement correct », vise à promouvoir, outre l’idée d’user du mot juste qui n’opacifierait pas la réalité du monde par un artifice langagier, un esprit libre, voire libertaire, insolent, irrévérencieux, irrespectueux à l’opposé des normes bourgeoises du langage corseté, envahi pour les règles d’une bienséance, synonyme d’hypocrisie. Ainsi dans Bouvard et Pécuchet, Flaubert décrit l’obsession de la surveillance linguistique que s’infligent les deux bourgeois héros du livre : « Victorine et lui employaient un affreux langage, disant mé itou pour “moi aussi”, bère pour “boire”, al pour “elle”, un deventiau, de l’iau ; mais comme la grammaire ne peut être comprise des enfants, et qu’ils la sauront s’ils entendent parler correctement, les deux bonshommes surveillaient leurs discours jusqu’à en être incommodés ». Il y a donc aussi l’idée que le langage est en conformité avec la manière de penser. C’est ce qu’on trouve régulièrement sur le Net pour disqualifier des usages jugés politiquement correct : appauvrissement, tyrannie de la pensée, ravages de la bienpensance.

L’une des manières de stigmatiser le politiquement correct est de le pratiquer à outrance selon diverses modalités à la manière de l’antiphrase. C’est un procédé ancien : Molière l’a utilisé dans Les Précieuses ridicules pour disqualifier par l’imaginaire les femmes savantes de son temps. Molière pratique l’exagération notamment lorsque les deux héroïnes souhaitent changer de nom pour elles-mêmes et le père de rappeler la norme : « il n’y a qu’un mot qui serve » :

Gorgibus — Je pense qu’elles sont folles toutes deux, et je ne puis rien comprendre à ce baragouin. Cathos et vous Magdelon.

Magdelon — Eh de grâce, mon père, défaites-vous de ces noms étranges, et nous appelez autrement.

Gorgibus — Comment, ces noms étranges ? Ne sont-ce pas vos noms de baptême ?

Magdelon — Mon Dieu, que vous êtes vulgaire ! Pour moi un de mes étonnements, c’est que vous ayez pu faire une fille si spirituelle que moi. A‑t-on jamais parlé dans le beau style de Cathos ni de Magdelon ? Et, ne m’avouerez-vous pas que ce serait assez d’un de ces noms, pour décrier le plus beau roman du monde ?

Cathos — Il est vrai, mon oncle, qu’une oreille un peu délicate pâtit furieusement à entendre prononcer ces mots-là, et le nom de Polyxène, que ma cousine a choisi, et celui d’Aminte, que je me suis donné, ont une grâce, dont il faut que vous demeuriez d’accord.

Gorgibus — Écoutez ; il n’y a qu’un mot qui serve […].

De la même manière, à trois siècles d’intervalle, les détracteur·trice·s de l’écriture inclusive montrent des dislocations de mots envahis par des points médians inappropriés, à tel point qu’on dirait du morse. Le soubassement idéologique de la clarté et de l’articulation de la clarté à l’authenticité (« un parler vrai » parce que transparent) nourrit ces critiques graphiques. Elles visent aussi à inscrire dans un phénomène social de classes cette question en réutilisant justement le vocable « précieuses ridicules » pour renvoyer à leur soi-disant élitisme les défenseur·euse·s de cette écriture. En 2017, l’ancien président de la république française Nicolas Sarkozy, rend hommage à l’écrivain Jean d’Ormesson, « le grand ami des femmes n’a pas hésité à s’insurger contre cette idée folle qui consistait à vouloir charcuter le français sous prétexte d’égalitarisme et il aura livré son dernier combat en défendant la langue de Molière contre la revanche des Précieuses ridicules ».

Ces mêmes détracteur·trice·s usent aussi d’expressions outrées et hyperboliques pour juger ce qu’eux et elles ont déjà, par la métaphore juridique, condamné : tribunal de la bienpensance, inquisition, terreur (féministe)…

L’exagération s’attèle à l’obscur pour rapprocher politiquement correct et langue de bois. Ainsi cet énoncé qui a circulé en mars 2020 sur les réseaux sociaux en temps de confinement et de déclarations gouvernementales : « le gouvernement annonce l’annulation du maintien de la suppression des mesures dont l’abandon de la confirmation avait été abrogé ». La coexistence d’antonymes ou de parasynonymes contradictoires ou superfétatoires rend le message comique, à défaut d’être compréhensible (ce qu’il ne vise que par l’absurde).

Le politiquement incorrect, une « cause spirituelle » ?

Ces formules sont l’objet de discussion polarisées notamment sur la toile posant en fond plus large des interrogations sur l’identité, l’altérité et leurs modes de négociations sociales et discursives. De fait le politiquement correct renvoie à un imaginaire linguistique dominé par deux questions fondamentales : le rapport des mots au monde et la justesse de la désignation. Les discussions animées, houleuses, voire haineuses entre les partisan·e·s de l’une ou l’autre position à partir de faits d’actualité s’appuient sur cet imaginaire pour avancer leurs arguments.

Il n’y aurait pas de mot juste au sens éthique, il y aurait le mot « vrai » et peu importe s’il est blessant (la question de la susceptibilité et de l’offense faite par les mots est aussi devenue un tropisme de l’antipolitiquement correct).

La productivité sociale de l’expression se fait aussi à contrario par celle de politiquement incorrect qui à l’inverse se caractérisera par un recours à des figures inversées comme l’hyperbole, l’excès métaphorique, la désignation à la fois triviale ou insultante, avec souvent adjoint la défense d’un « parler franc », « vrai », de la dénonciation d’un « conformisme de la pensée ». Le recours à l’exagération de l’adversaire — qui les fait sortir de leurs gonds — justifierait en quelque sorte leur propre amplitude verbale : la loi discursive du talion…

L’essentialisme ou non de la dénomination héritée du Cratyle de Platon (les mots désignent-ils naturellement les choses ou ce lien mot/objet est-il le lieu d’une convention arbitraire) est renouvelé par la question subsidiaire : peut-on nommer différemment selon le contexte et dans des buts autres que linguistiques ? Un nom est-il plus approprié qu’un autre en fonction de la situation ? Peut-on discuter de la justesse supposée d’un terme en déplaçant l’aspect pragmatique de la nomination vers l’aspect éthique et politique de celle-là ? À quoi cela sert-il de nommer de diverses manières le même objet du monde ?

Les débats regardent bien évidemment davantage la dénomination des êtres humains via des catégories plus ou moins stigmatisantes mais pas uniquement : les controverses actuelles sur le statut de l’animal, l’antispécisme, trouvaient déjà leur correspondant en linguistique avec la distinction entre humains/non humain et animés/inanimés, la classe des animés permettant de mettre dans le même ensemble le monde humain et animal voire végétal. Ainsi j’aime le lapin, poursuivi par j’en reprendrai bien un peu déshumanise par la reprise pronominale massive au singulier. Alors que j’aime mon lapin humanise l’animal.

Les discussions tournent autour également de la manière dont les médias nomment les faits et évènements et les inscrivent ainsi dans la mémoire collective et sociale. Ces nominations, comme le dit Sophie Moirand, ne véhiculent pas seulement des mots, ils produisent « des effets de mémoire qui dépassent en effet le sens des mots : ils véhiculent des représentations, voire des émotions, liées à des connaissances, des faits, et à des savoirs plutôt qu’à des dires » (Moirand, 2007). Dès lors la désignation médiatique et donc publique relèverait d’une éthique langagière de la sollicitude et de la responsabilité que l’on peut assimiler à de la correction politique.

Laurence Rosier


Auteur

Née en 1967, Laurence Rosier est licenciée et docteure en philosophie et lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français à l’ULB. Auteure de nombreux ouvrages, elle a publié plus de soixante articles dans des revues internationales, a organisé et participé à plus de cinquante colloques internationaux, codirigé de nombreux ouvrages sur des thèmes aussi divers que la ponctuation, le discours comique ou la citation ou encore la langue française sur laquelle elle a coécrit M.A. Paveau, "La langue française passions et polémiques" en 2008. Elle a collaboré au Dictionnaire Colette (Pléiade). Spécialiste de la citation, sa thèse publiée sous le titre "Le discours rapporté : histoire, théories, pratiques" a reçu le prix de l’essai Léopold Rosy de l’Académie belge des langues et lettres. Son "petit traité de l’insulte" (rééd en 2009) a connu un vif succès donnant lieu à un reportage : Espèce de…l’insulte est pas inculte. Elle dirige une revue internationale de linguistique qu’elle a créée avec sa collègue Laura Calabrese : Le discours et la langue. Avec son compagnon Christophe Holemans, elle a organisé deux expositions consacrées aux décrottoirs de Bruxelles : "Décrottoirs !" en 2012. En 2015, elle est commissaire de l’exposition "Salope et autres noms d’oiselles". En novembre 2017 parait son dernier ouvrage intitulé L’insulte … aux femmes (180°), couronné par le prix de l’enseignement et de la formation continue du parlement de la communauté WBI (2019). Elle a été la co-commissaire de l’expo Porno avec Valérie Piette (2018). Laurence Rosier est régulièrement consultée par les médias pour son expertise langagière et féministe. Elle est chroniqueuse du média Les Grenades RTBF et à La Revue nouvelle (Blogue de l’irrégulière). Elle a été élue au comité de gestion de la SCAM en juin 2019.
 Avec le groupe de recherche Ladisco et Striges (études de genres), elle développe des projets autour d’une linguistique « utile » et dans la cité. Elle est Codirectrice de La Revue nouvelle.
La Revue Nouvelle
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