Lire et écrire la honte
Quelques pistes de réflexion
Pourquoi l’écriture des femmes a‑t-elle été longtemps cantonnée à l’écriture intime et de mauvais genre ? Pourquoi parler de soi, de son corps, de sa sexualité continue-t-elle d’être pointée du doigt socialement ? Avoir une chambre à soi comme un style et un corps à soi passent-ils aussi par dire et écrire publiquement la honte, les hontes imposées par les convenances sociopolitiques ? En partant de la notion de « mauvais genre » littéraire, de lectures honteuses et des stéréotypes liés à « l’écriture féminine » comme construction sociale, la contribution se termine par une ouverture : subvertir le tabou des menstrues comme un geste artistique et politique, pour sortir de la honte.
Pourquoi l’écriture des femmes a‑t-elle été longtemps cantonnée à l’écriture intime et de mauvais genre ? Pourquoi parler de soi, de son corps, de sa sexualité continue-t-elle d’être pointée du doigt socialement ? Avoir une chambre à soi comme un style et un corps à soi passent-ils aussi par dire et écrire publiquement la honte, les hontes imposées par les convenances sociopolitiques ? En partant de la notion de « mauvais genre » littéraire, de lectures honteuses et des stéréotypes liés à « l’écriture féminine » comme construction sociale, la contribution se termine par une ouverture : subvertir le tabou des menstrues comme un geste artistique et politique, pour sortir de la honte.
