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Les avatars d’un néologisme

Numéro 7 - 2016 par Jacques De Decker

novembre 2016

« Bel­gi­tude » est un de ces mots qui se fau­filent par­tout et dont on ne sait pas très bien ce qu’ils signi­fient vrai­ment. En l’occurrence, il est très dif­fi­cile d’en arri­ver à une défi­ni­tion sans équi­voque. C’est peut-être dû à la genèse du terme.

Dossier

Le terme même de « bel­gi­tude » est incon­nu au bataillon des dic­tion­naires. Et pour­tant, il tourne ! Il est même uti­li­sé à tort et à tra­vers, pour autant que l’on puisse détour­ner un concept dont la défi­ni­tion n’a jamais été défi­ni­ti­ve­ment éta­blie. De toute manière, le terme s’est avé­ré des plus utiles, et des plus pra­tiques dès que l’on veut défi­nir l’insaisissable, une sorte de sub­stance belge qui ne serait pas dument pré­ci­sée, qui aurait cette pré­sence vola­tile dont sont dotées les idées vagues. Il a d’ailleurs été lan­cé par des « pré­po­sés aux choses vagues », jolie défi­ni­tion que Valé­ry a un jour don­née des intel­lec­tuels. Il ger­ma dans la tête de deux repré­sen­tants des plus émi­nents de l’espèce : un socio­logue, qui n’avait de cesse de s’évader du car­can uni­ver­si­taire, et un écri­vain, qui, tout en menant une car­rière dans l’alma mater bruxel­loise (comme son com­père), s’était déjà impo­sé comme une des forces vives des nou­velles lettres belges, notam­ment par le prix Ros­sel qui avait cou­ron­né son brillant roman inau­gu­ral, L’Inde ou l’Amérique. On aura recon­nu Claude Javeau et Pierre Mertens.

Ils avaient été sti­mu­lés par un maga­zine lit­té­raire pari­sien, Les nou­velles lit­té­raires, à com­po­ser un dos­sier qui ren­drait compte, pour un public lar­ge­ment fran­çais, de l’état de la vie lit­té­raire outre-Quié­vrain. Le Maga­zine lit­té­raire avait d’ailleurs ouvert la route un an avant, en fai­sant appel à Jean-Bap­tiste Baro­nian, qui avait sol­li­ci­té mon modeste concours pour quelques pages qui ne consti­tuaient pas vrai­ment un dos­sier, mais illus­traient une curio­si­té. Mer­tens, lui, avait réuni une vraie équipe, dont l’auteur de ces lignes, qui avait été invi­té, en trans­fron­ta­lier lin­guis­tique comme à son habi­tude, à faire un article qui s’intitula « Du côté de la Flandre », où il par­lait des écri­vains fla­mands, Hugo Claus en tête : une manière, pour sa part, de prendre en compte la Bel­gique tout entière, qui était à l’époque dans une phase déci­sive de sa régio­na­li­sa­tion. Le maitre de l’ouvrage, lui, s’était char­gé de l’édito du dos­sier, mais c’est dans l’article de Javeau que s’était glis­sé le fameux néo­lo­gisme « bel­gi­tude ». Tous deux s’étant concer­tés et par­ta­geant le gout du jeu de mots, il est per­mis de ten­ter d’évaluer quel fut le cer­veau des deux d’où jaillit cette riche idée.

Mer­tens réser­vant son faible pour le calem­bour à l’usage pri­vé, et Javeau en jouant volon­tiers en public, il est pro­bable que le socio­logue soit plus soup­çon­nable d’être l’auteur de l’appellation. L’important est qu’elle est pour la pre­mière fois impri­mée noir sur blanc en 1976. Elle n’est pas née de rien, puisque le concept est bri­co­lé sur la base d’un modèle conçu lui aus­si par des écri­vains, à savoir « négri­tude ». Là, nous sommes en pays de connais­sance des lexi­co­logues, puisque Le petit Larousse affiche le terme, en défi­nit le sens et iden­ti­fie ses inven­teurs. Il nous pré­cise qu’il désigne l’«ensemble des valeurs cultu­relles et spi­ri­tuelles propres aux Noirs, et reven­di­quées par eux », qu’il est dû à Léo­pold Sédar Sen­ghor et à Aimé Césaire et sur­tout qu’il a ceci de par­ti­cu­lier qu’il désigne une « notion qui retourne en posi­tif ce que le terme de “nègre” a de péjo­ra­tif ». Voi­là donc le tan­dem Javeau-Mer­tens assi­mi­lé à celui consti­tué par Césaire et Sen­ghor (sans que pour autant les auteurs du Larousse en soient le moins du monde conscients, c’est nous, la dis­tance his­to­rique aidant, qui nous per­met­tons le rapprochement).

La contrattaque du notable

L’hebdomadaire ne passe pas inaper­çu, il sus­cite des réac­tions en tous sens. Le reten­tis­se­ment d’une notion se mesu­rant à l’effet qu’elle pro­duit, on remarque très vite qu’un phé­no­mène de géné­ra­tion se mani­feste, puisque la plus toni­truante riposte vient d’un écri­vain char­gé d’ans et de pres­tige (et de titres aus­si, puisqu’il est non seule­ment secré­taire per­pé­tuel de l’Académie de langue et de lit­té­ra­ture, mais séna­teur du Ras­sem­ble­ment wal­lon), Mar­cel Thi­ry en per­sonne. Le grand poète et pro­sa­teur qu’il est (et qui n’est tou­jours pas recon­nu à sa juste valeur) s’insurge dans une publi­ca­tion lan­cée par le Front des fran­co­phones (Quatre mil­lions quatre, esti­ma­tion de la popu­la­tion fran­co­phone belge à l’époque) et exprime son mécon­ten­te­ment tant dans son pro­pos que dans son style puisque, d’ordinaire très mesu­ré et élé­gant dans son expres­sion, il va jusqu’à dire que les contri­bu­teurs au dos­sier ne feraient rien d’autre que déli­mi­ter leur ter­ri­toire avec leurs excréments.

D’où lui vient une telle indi­gna­tion ? C’est qu’il sent pro­ba­ble­ment que le mou­ve­ment qui se des­sine est celui d’une rup­ture avec l’esprit du groupe du Lun­di, que Charles Plis­nier avait esquis­sé par les ren­contres de début de semaine qu’il avait orga­ni­sées avant-guerre à son domi­cile de la place Mori­char, avant qu’il n’aille s’installer en France. Les auteurs ras­sem­blés dans ce cénacle pre­naient acte de l’affirmation des lettres fla­mandes ani­mées par des écri­vains qui ne comp­taient plus, dans le sillage des Mae­ter­linck et consorts, s’exprimer en fran­çais. Leur riposte ? Ral­lier les lettres fran­çaises métro­po­li­taines, prendre Paris pour pôle magné­tique, même si l’on demeu­rait, comme Ghel­de­rode (qui avait été for­te­ment sti­mu­lé par le Vlaams Volks­to­neel) très impré­gné de mytho­lo­gie fla­mande : l’auteur de Escu­rial allait, de fait, connaitre l’acmé de sa renom­mée lorsqu’il serait, dans les années 1940 – 1950, la coque­luche de Paris.

Thi­ry, fin ana­lyste, stra­tège paten­té, avait sen­ti qu’une dyna­mique nou­velle trans­pa­rais­sait du dos­sier des Nou­velles : une sorte de séré­ni­té devant la com­mu­nau­ta­ri­sa­tion du pays qui était en route sur le plan ins­ti­tu­tion­nel, une confiance mise dans la pos­si­bi­li­té d’une culture propre, fon­dée sur le fran­çais par­ta­gé par Bruxelles et la Wal­lo­nie (et renié par la Flandre), sus­cep­tible de fon­der une iden­ti­té en par­te­na­riat avec Paris, mais sans l’allégeance qui sous-ten­dait, fût-ce incons­ciem­ment, le groupe du Lun­di. De sorte que l’on doit admettre, en effet, même si le numé­ro des Nou­velles ne fut pas mas­si­ve­ment dif­fu­sé en Bel­gique, qu’il est bien le coup d’envoi de la notion de belgitude.

La pipe de Haddock

Si cet évè­ne­ment, car c’en est un, appa­rait aujourd’hui sous-esti­mé, c’est qu’il fut par­tiel­le­ment occul­té par une publi­ca­tion qui allait, elle, quatre ans plus tard, avoir un bien plus grand reten­tis­se­ment, celle du numé­ro spé­cial de la revue de l’ULB inti­tu­lé La Bel­gique mal­gré tout. Il est res­té célèbre par sa cou­ver­ture qui avait été réa­li­sée par Johan de Moor, le prin­ci­pal col­la­bo­ra­teur d’Hergé. Elle repré­sen­tait, selon le pro­cé­dé de la mise en abyme, le capi­taine Had­dock effa­ré à la lec­ture de la publi­ca­tion elle-même, au point que sa pipe lui saute hors du bec. J’avais été en quelque sorte l’inspirateur de cette image, comme me l’expliqua Jacques Soj­cher, maitre d’œuvre du numé­ro, m’avouant avoir eu l’idée de s’adresser aux stu­dios Mou­lin­sart à la suite de la lec­ture de ma contri­bu­tion au dos­sier. Mon « His­toire de Bel­gique racon­tée à Iri­na » (et, de fait, des­ti­née à ma fille qui avait huit ans à l’époque) met­tait en effet quelques mytho­thètes (néo­lo­gisme que j’ai for­gé sur le terme « logo­thète » intro­duit par Roland Barthes) belges en charge de la rédac­tion de la nou­velle Consti­tu­tion du pays, mal­en­con­treu­se­ment éga­rée par le Pre­mier ministre.

Mais l’apport idéo­lo­gique de la publi­ca­tion que l’on peut qua­li­fier d’historique ne réside pas seule­ment en cette dro­la­tique illus­tra­tion. Elle tient à la den­si­té de ce copieux volume de près de quatre-cents pages, à la qua­li­té de ses contri­bu­teurs, et à son conte­nu théo­rique aus­si expli­cite qu’implicite. La plu­part des textes sont des témoi­gnages, sou­vent essen­tiels par la façon dont ils éclairent les manières dont s’appréhendent socio­lo­gi­que­ment les divers par­ti­ci­pants, par­mi les­quels quelques Fla­mands, et non des moindres (dont Hugo Claus, dont j’avais tra­duit le texte au demeu­rant). La table des matières ras­semble la plu­part des noms qui allaient domi­ner les vingt années à venir et qui s’étaient pro­fi­lés dès les années 1970 (d’où l’appellation de « Sep­ten­trio­naux » dont je les affa­bu­le­rais dans un recueil d’articles qui parai­trait dix ans plus tard). Ils expriment, dans l’ensemble, selon des registres divers, une sorte de bon­heur dans l’incertitude, une satis­fac­tion d’échapper au natio­na­lisme, puisque l’on se trou­vait insé­ré dans un cadre arbi­traire, conve­nu, défi­ni par réduc­tion ou par sous­trac­tion plu­tôt que par affir­ma­tion. Dans cette Bel­gique ampu­tée de sa majo­ri­té démo­gra­phique (ain­si qu’économique, elle s’en aper­ce­vra bien­tôt), les écri­vains ne se sentent pas trop embar­ras­sés, plu­tôt sou­la­gés, sti­mu­lés, ce qui ne peut que leur conve­nir, à s’inventer une iden­ti­té plu­tôt que de devoir en adop­ter une à leur conscience défen­dante. Un ava­tar du post­mo­der­nisme, en somme.

L’irruption du maitre à penser

Le maitre à pen­ser du col­lec­tif, à part Soj­cher, qui en aura été le grand déto­na­teur et que Nietzsche aura tou­jours sti­mu­lé à bra­ver les hypo­thèses har­dies, est Marc Qua­ghe­beur. Il vient à peine, à l’époque, de sur­gir comme un diable d’une bou­teille. Roma­niste dis­tin­gué, déten­teur d’une thèse sur Rim­baud défen­due à l’UCL, tout juste char­gé, après un bref par­cours uni­ver­si­taire, de la poli­tique des lettres au minis­tère nou­vel­le­ment appe­lé de la « Com­mu­nau­té fran­çaise », il dote ce poste qui n’avait plus eu d’animateur réel­le­ment actif depuis Roger Bodart d’un dyna­misme qu’il n’avait plus connu depuis long­temps. Pre­mière mis­sion : contri­buer au volet lit­té­raire du fes­ti­val Euro­pa­lia qui, à l’occasion du cent-cin­quan­tième anni­ver­saire de la Bel­gique, sera consa­cré à la Bel­gique elle-même.

Ce contexte his­to­rique, ins­ti­tu­tion­nel et évè­ne­men­tiel sera déci­sif. Il est le prin­ci­pal motif pour lequel Soj­cher a conçu le numé­ro excep­tion­nel de la revue de l’ULB. Et, for­cé­ment, Marc Qua­ghe­beur sera asso­cié à l’entreprise. Il va se révé­ler, au fil du temps, le théo­ri­cien du pro­ces­sus d’identification que désigne le néo­lo­gisme « bel­gi­tude ». Cela trans­pire du texte théo­rique qu’il insère dans La Bel­gique mal­gré tout sous le titre pro­gram­ma­tique de « Lit­té­ra­ture et fonc­tion­ne­ment idéo­lo­gique en Bel­gique fran­co­phone ». On ne mesu­re­ra pas tout de suite qu’une pen­sée appa­reille là, qui va mar­quer le dis­cours offi­ciel et aca­dé­mique sur les lettres belges d’une façon déci­sive. Elle se déve­lop­pe­ra deux ans plus tard dans un texte qui fera date, et occupe de manière mas­sive toutes les biblio­gra­phies qui ont un rap­port aux lettres belges depuis lors, à savoir « Balises pour l’histoire de nos lettres », inclus dans l’ouvrage Alpha­bet des lettres belges de langue fran­çaises.

À par­tir de cette paru­tion, l’«attaché lit­té­raire » devient la per­sonne de réfé­rence par excel­lence en la matière. Il démul­ti­plie son influence en s’occupant de manière active de la pré­pa­ra­tion des « lec­teurs » que le Com­mis­sa­riat géné­ral aux rela­tions inter­na­tio­nales (CGRI) dépêche dans les dif­fé­rentes mis­sions de la Com­mu­nau­té fran­çaise à l’étranger. Il s’y répand une concep­tion de la « bel­gi­tude » que Qua­ghe­beur défi­nit au cours d’un entre­tien accor­dé à la revue Fran­çais 2000 sous le titre « La Bel­gi­tude a sor­ti nos lettres du néant ». Il y for­mule une défi­ni­tion de la bel­gi­tude qui cerne bien, selon lui, la signi­fi­ca­tion du terme dans un cadre lit­té­raire : « Loin de s’apparenter à une quel­conque exal­ta­tion natio­na­liste, ce mot désigne une appar­te­nance jusque-là déniée et pro­pose une esthé­tique qui accep­te­rait enfin de nom­mer le pays qui l’a pro­duite. Révé­la­teur de l’aliénation et de l’irréalisation aux­quelles ont pu mener une culture vidée de toute sub­stance et une poli­tique éla­bo­rée en dehors d’une véri­table dia­lec­tique sociale, ce terme aux conno­ta­tions dou­lou­reuses et aux relents nos­tal­giques res­semble étran­ge­ment à un sur­saut déses­pé­ré contre la désexistence. »

Un détournement détourné

Il est des ter­mi­no­lo­gies qui en disent plus que les pro­pos qu’elles véhi­culent. L’accumulation de termes néga­tifs (« déniée », « alié­na­tion », « irréa­li­sa­tion », « vidée », « relents », « déses­pé­ré », « désexis­tence ») révèle une démarche polé­mique, fon­dée sur le rejet d’un pas­sé qu’il ne s’agit pas de valo­ri­ser, mais de récu­ser, dès lors que cette culture serait « vidée de toute sub­stance », et sur la contes­ta­tion d’une poli­tique qui aurait été éla­bo­rée « en dehors d’une véri­table dia­lec­tique sociale ». Ces deux affir­ma­tions sont sujettes à cau­tion. D’une part, on ne réin­vente pas une culture qui a été. Ou elle semble digne qu’on s’en sou­vienne ou on la verse aux oubliettes de l’histoire. D’autre part, si la Bel­gique fran­co­phone s’est enga­gée, depuis les années 1950, dans une démarche de ges­tion cultu­relle spé­ci­fique, c’est bien dans le sou­ci d’une « véri­table dia­lec­tique sociale ». La simple men­tion du nom de Mar­cel Hic­ter, apôtre du socio­cul­tu­ra­lisme qui fut le men­tor d’Henri Ing­berg, suf­fi­rait à l’attester.

On le voit : le terme de « bel­gi­tude », qui effec­ti­ve­ment fait sa joyeuse entrée il y a de cela qua­rante ans, court presque aus­si­tôt après son sur­gis­se­ment le risque d’être détour­né par une phra­séo­lo­gie intel­lec­tua­li­sante qui va peser sur son usage dans le domaine lit­té­raire dont il est issu. Mais il contient tant de poten­tia­li­tés qu’il enva­hit bien­tôt le dis­cours com­mun. Il rejoint, dans son suc­cès, la faveur dont jouit l’adjectif « sur­réa­liste » dans tout dis­cours concer­nant la Bel­gique. Il est adop­té par les milieux les plus divers, qu’ils soient jour­na­lis­tiques, poli­tiques, éco­no­miques ou cultu­rels. Il per­met de résu­mer en un seul concept le fonc­tion­ne­ment ins­ti­tu­tion­nel du pays, qui laisse les obser­va­teurs exté­rieurs per­plexes, et qu’ils n’assimilent qu’en l’associant à la terre natale de Gas­ton Lagaffe, des Schtroumpfs et de Séra­phin Lam­pion, créa­ture her­géenne trop injus­te­ment négli­gée et pour­tant très opé­ra­tion­nelle en l’occurrence.

« Bel­gi­tude » est deve­nu un de ces aimants lan­ga­giers qui attire toutes les fer­railles concep­tuelles. Son ori­gine, on le voit, est ambigüe et ses pre­miers ava­tars auraient pu lui être fatals. La sagesse des nations lui a épar­gné cette mésa­ven­ture. N’empêche que pour encore mieux des­si­ner les conno­ta­tions diverses du mot, il fau­drait, comme l’a fait Isa­belle Moreels1, inves­ti­guer du côté d’un auteur qui reflète le mieux l’alliage de modes­tie, de malaise, d’auto-ironie, d’humour et, fina­le­ment, de bon­ho­mie qui le com­pose. Cet écri­vain qui est peu à peu en train de se déga­ger de l’effacement qui le mena­çait (n’avait-il pas écrit L’homme qui s’efface?) se nomme Jean Muno. Remem­ber that name.

  1. Isa­belle Moreels, « Hom­mage à la bel­gi­tude : muta­tions après honte et malaise », dans Cédille, rivis­ta de estu­dios fran­ceses, n°12, avril 2016, p. 257 – 275.

Jacques De Decker


Auteur

dramaturge, romancier et nouvelliste, essayiste et biographe, journaliste, traducteur et secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littératures françaises, www.jacquesdedecker.com