L’emballement de la répression dans une société de plus en plus sûre
Depuis le début des années 1990, en Belgique et bien au-delà, la thématique de l’insécurité occupe une place centrale dans le débat public. Sous la poussée de l’extrême droite – et, avec la collaboration plus ou moins enthousiaste de la quasi-totalité des forces politiques – elle s’appuie sur une double dénonciation : nous serions aux prises avec une spirale d’insécurité incontrôlable et les pouvoirs publics feraient preuve d’un coupable laxisme en la matière. Ce discours, s’il ne résiste pas à l’examen des faits, joue néanmoins un rôle essentiel dans le blocage des luttes sociales.
Depuis le début des années 1990, en Belgique et bien au-delà, la thématique de l’insécurité occupe une place centrale dans le débat public. Sous la poussée de l’extrême droite – et, avec la collaboration plus ou moins enthousiaste de la quasi-totalité des forces politiques – elle s’appuie sur une double dénonciation : nous serions aux prises avec une spirale d’insécurité incontrôlable et les pouvoirs publics feraient preuve d’un coupable laxisme en la matière. Ce discours, s’il ne résiste pas à l’examen des faits, joue néanmoins un rôle essentiel dans le blocage des luttes sociales.
