Skip to main content
logo
Lancer la vidéo

La fin de la saga Sabena

Numéro 12 Décembre 2001 - Social par Michel Capron

janvier 2009

La Sabe­na a été l’un des emblèmes de la fier­té belge, qui s’exportait
dans le monde entier. Le 7 novembre 2001, le tri­bu­nal de commerce
de Bruxelles a pro­non­cé sa faillite. Celle-ci n’est évidemment
pas le fait d’un mal­heu­reux hasard, même si les atten­tats du
11 sep­tembre ont accé­lé­ré le pro­ces­sus. Cepen­dant, les responsabilités
sont inéga­le­ment par­ta­gées : Swis­sair, en rai­son de sa gestion
et de l’u­ti­li­sa­tion de la com­pa­gnie natio­nale à son pro­fit, est le
prin­ci­pal res­pon­sable. Mais le gou­ver­ne­ment fédé­ral, qui n’a jamais
mis en œuvre de poli­tique de déve­lop­pe­ment cohé­rente, a entamé
une pri­va­ti­sa­tion d’au­tant moins contrô­lée que le Par­le­ment a été
tenu à l’é­cart de ses dif­fé­rentes étapes. Les admi­nis­tra­teurs belges
sont éga­le­ment en faute, pour n’a­voir pas rem­pli leurs rôles d’ad­mi­nis­tra­teurs publics, qui auraient dû sanc­tion­ner une ges­tion calamiteuse.
Enfin, en l’ab­sence d’un réel sou­tien de leurs centrales
res­pec­tives, les délé­ga­tions syn­di­cales ont dû parer au plus pressé,
sans coor­di­na­tion avec les reven­di­ca­tions et actions des pilotes.
Quant à la nou­velle com­pa­gnie, la D.A.T.+, les hypo­thèques qui
pèsent sur son ave­nir sont nombreuses.