L’histoire à l’épreuve du vide
Avec la crise de la Covid-19, nous avons été, plus que jamais, submergés par un flot d’informations de provenance et de qualité fort diverses, tout en restant en manque de certitudes, d’indications précises sur la pandémie que nous traversons. Entre surabondance et manque, notre rapport au monde est marqué par un paradoxe : il est à la fois impossible d’échapper à la saturation et de combler les vides de notre représentation des évènements. Peut-être, dans un tel contexte, le regard de l’historien·ne peut-il s’avérer utile, tant il est vrai que l’Histoire est une discipline de l’apprivoisement du vide.
À première vue, il y a quelque chose de paradoxal à proposer un texte associant l’Histoire et le vide, tant tout semble les opposer. L’Histoire, disait Paul Veyne, est un « roman vrai », une discipline à prétention scientifique qui raconte les évènements passés dont les humains ont été les acteurs1. Or, on ne raconte pas le passé à partir de rien, avec du vide. Tout récit historique a besoin d’un matériau de base, qu’on appelle habituellement « sources » ou « traces du passé » (archives, témoignages, images, etc.), pour être fondé. Le récit historique ne peut se développer que dans les « pleins » des sources, pas dans leurs vides. On pourrait dès lors en déduire que le vide ne peut être le territoire de l’Histoire.
Et pourtant, à y regarder de plus près, la notion de vide est elle-même éminemment historique : d’Aristote à Descartes, de la mécanique newtonienne à la physique quantique, le vide a été abondamment traité dans l’histoire et la philosophie des sciences2. On peut aussi envisager le rapport humain au vide en termes d’horizon temporel et de rythmes de vie ; apparaissent alors à nos yeux l’histoire de la conquête du temps humain avec, en ligne de mire, la transformation de l’organisation du temps de travail au cours de la révolution industrielle3. De même, l’histoire humaine de la lutte contre le vide peut se concevoir sous l’angle de l’apprivoisement du territoire, de la création des premières cartes jusqu’à l’exploration de notre système solaire, en passant par les découpages géographiques de notre monde4.
Si le vide peut ainsi être un objet de recherches historiques à part entière, il peut également être un véritable enjeu épistémologique et méthodologique en histoire. Après tout, il est aussi impossible de parfaitement reconstituer le passé que d’accepter comme des évidences les « trous » des récits historiques. Écrire l’Histoire signifie donc devoir accepter qu’on ne puisse entièrement combler les vides du passé, qu’on ne puisse pas savoir avec certitude tout ce qui est arrivé, mais également tenter de raccommoder les déchirures de la trame des évènements. L’historien ou l’historienne navigue donc entre résignation face aux vides et tentation de broder pour les combler. S’abandonner à la première revient à renoncer à éclairer le passé, tandis que se laisser aller à la seconde aboutit à délaisser la science historique au profit de la fiction.
Ce rapport particulier de l’Histoire au vide s’avère particulièrement intéressant face aux enjeux contemporains du traitement de l’information. En effet, l’émergence des médias de masse au XXe siècle, puis d’Internet et des réseaux sociaux au début du XXIe siècle, a totalement bouleversé notre rapport à l’information, laquelle nous est désormais transmise en flots continus. Notre société souffre aujourd’hui d’une véritable « infobésité » qui ne laisse plus le moindre temps de repos à notre cerveau5. Dans cette histoire récente de l’information, nous vivons depuis mars 2020 un moment particulier, caractérisé par la conjonction de cette infobésité avec une demande pressante de réponses scientifiques claires et immédiates sur la pandémie de Covid-19, ce que le monde de la recherche a souvent éprouvé des difficultés à satisfaire. Comme un symptôme des angoisses profondes provoquées par ce vertige de l’inconnu, nous avons vu se multiplier les théories du complot censées décrypter le réel et révéler au grand jour des savoirs dissimulés au plus grand nombre. Notre société semble ainsi avoir développé un rapport pratiquement pathologique au vide informationnel, qu’il faut combler par tous les moyens, quitte à raconter n’importe quoi. Dans la situation actuelle, il semble ainsi particulièrement difficile d’avoir un rapport apaisé au vide, à l’inconnu, pour penser et traiter la surabondance d’informations, tout en développant des connaissances nouvelles. La démarche historienne, parce qu’elle procède d’une forme d’apprivoisement de l’inconnu, de l’incertain, peut nous aider à mieux appréhender le vide et à penser avec plutôt que contre lui.
Comment « faire avec » le vide
Pour faire face aux vides du passé, qui découlent des silences des sources, les chercheurs et chercheuses en histoire ont pour eux une méthode d’administration de la preuve, sur laquelle repose toute la démarche historienne. Cette méthode, qu’on appelle généralement la « critique des sources », a été formalisée à la fin du XIXe siècle, notamment dans un célèbre manuel écrit par deux historiens français, Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos, qui reste un ouvrage de référence en la matière6. Pour faire bref, la critique des sources vise à analyser les traces du passé afin d’évaluer la crédibilité des informations qu’elles portent. Il s’agit de pouvoir établir l’authenticité d’un document, d’en identifier l’auteur, de dégager ce qu’il a voulu dire, avec quelle exactitude ou sincérité, etc. Une bonne enquête historique repose sur la capacité du chercheur ou de la chercheuse à analyser un grand nombre de sources, à en recouper les informations, pour en tirer des conclusions et faire apparaitre de nouvelles données, invisibles de prime abord. Et lorsque vient le moment fatidique d’écrire l’Histoire, les zones d’ombre des sources ne doivent pas être dissimulées, mais au contraire intégrées au récit.
Un bon exemple de la mise en œuvre de cette démarche critique et heuristique est Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot d’Alain Corbin7. Dans ce livre, l’historien relève un défi de taille, celui d’écrire l’histoire d’un homme du XIXe siècle tout ce qu’il y a de plus ordinaire, choisi au hasard dans les archives. Louis-François Pinagot était un humble sabotier de la Sarthe qui n’a en rien été une figure importante de son temps. Il n’a pas non plus été l’acteur d’une quelconque affaire criminelle retentissante, dont le dossier aurait été conservé dans les archives judiciaires. À vrai dire, Louis-François Pinagot était analphabète et n’a laissé derrière lui quasiment aucune trace écrite de son existence. Alain Corbin réussit néanmoins l’exploit de reconstituer ce qu’ont dû être la vie et l’environnement immédiat de Louis-François Pinagot, en s’appuyant sur quelques documents issus de l’état civil et des archives municipales. L’historien tente parfois d’imaginer les ressentis du sabotier lors des grands évènements qui ont marqué son existence ainsi que sa région, mais jamais il ne s’aventure sur le terrain de la fiction en le faisant parler. À défaut de pouvoir combler les vides entourant Louis-François Pinagot, Alain Corbin parvient à « faire avec », en écrivant un livre sur ce à quoi pouvait ressembler la vie d’un petit artisan français du XIXe siècle.
Apprendre à « faire avec » le vide pour construire une connaissance nouvelle, en examinant prudemment les traces que le passé nous a laissées, c’est sans doute là un principe clé de la démarche scientifique en histoire. C’est là tout le sens de l’expression de « roman vrai » donnée par Paul Veyne : l’histoire sientifique est un récit à prétention de vérité, car il repose sur une méthode stricte d’administration de la preuve, et c’est précisément à cause ou grâce à cette méthode que l’écriture historique ne peut jamais totalement atteindre la vérité à laquelle elle aspire8.
La méthode critique face aux discours complotistes ?
En soi, les principes qui guident la méthode critique n’ont rien de bien compliqué. Tout un chacun peut facilement apprendre à les appliquer afin de traiter l’information, et ce dans un grand nombre de domaines différents. L’émergence d’Internet puis des réseaux sociaux n’a aucunement ringardisé la méthode de la critique historique qui reste un outil particulièrement performant pour analyser l’information et se prémunir contre d’éventuelles dérives.
Avec la crise de la Covid-19, nous avons vu les fake news et les théories du complot se multiplier. Il y a deux ou trois ans à peine, on n’hésitait pas à se moquer gentiment des « platistes », persuadés d’un complot mondial pour nous faire croire à la sphéricité de la Terre. Certes, on pouvait déjà s’inquiéter de la multiplication des mouvements d’extrême droite qui voyaient la main de Georges Soros et du deep state derrière chaque décision politique. On s’étonnait, également, de la montée du mouvement antivax qui, à grands coups d’arguments le plus souvent farfelus et de considérations antiscientifiques, luttait contre des politiques sanitaires ayant sauvé des millions de vies. Mais la prolifération de ces discours complotistes n’en restait pas moins une menace relativement abstraite et lointaine. Il n’en va plus de même aujourd’hui. L’assaut du Capitole par l’alt-right américaine et la multiplication de théories délirantes sur la réalité de la pandémie soulignent le développement, dans la société, d’une pensée « antisystème » entretenant des rapports très lâches avec les faits, ce qui a désormais des conséquences politiques et sanitaires concrètes.
La critique historique constitue certainement un bon outil pour déconstruire les discours complotistes9, mais il serait naïf de croire qu’elle suffira à leur porter un coup fatal. Les recherches en psychologie et en sciences sociales tendent à montrer que la pensée complotiste n’est pas le résultat malheureux du fourvoiement d’un esprit crédule que quelques cours de méthodologie suffiraient à remettre dans le droit chemin. Elle est davantage le symptôme d’une fracture sociale, d’une défiance vis-à-vis des institutions, voire d’une montée de l’extrême droite10. Aussi, plutôt que d’adopter une posture purement rationaliste qui prônerait la méthode critique comme une sorte d’antidote à la pensée complotiste, il est beaucoup plus intéressant de réfléchir à ce qui différencie ces deux approches d’un point de vue épistémologique.
L’hypercritique ou le besoin compulsif de combler les vides
Dans leur manuel, Langlois et Seignobos mettent en garde contre ce qu’ils appellent l’hypercritique, une sorte de doute frénétique, qui pousse à surinterpréter la moindre information, au point d’obscurcir le raisonnement plutôt que de l’éclairer. À y regarder de plus près, cette notion d’hypercritique s’applique particulièrement bien au discours complotiste. En effet, le travail des « chercheurs de vérité » vise à douter de la moindre information, en s’opposant par principe à toute thèse officielle et toute science établie. Leur discours s’appuie sur une multitude de documents, mais le plus souvent détournés de leur sens ou utilisés de manière unilatérale, afin d’établir des connexions et des collusions, dessinant ainsi la trame générale de ce qui constituerait un complot. Cette démarche hypercritique devrait logiquement aboutir à faire le vide des sources existantes, au terme d’une tabula rasa que nombre de tenants de discours complotistes prétendent pratiquer, en se référant à Descartes et au doute systématique qu’ils pensent caractériser l’approche scientifique.
Mais la particularité de ce discours est qu’il déploie autant d’énergie à faire place nette qu’à remplir les espaces ainsi dégagés par un usage frénétique d’une causalité dévoyée. Celle-ci se marque dans un refus du hasard et dans l’idée que tout est toujours lié, le plus petit évènement étant téléguidé par des individus tout-puissants, à qui rien n’échappe (mais ayant l’étrange habitude de laisser trainer mille indices cryptiques sur leur existence, que les chercheurs de vérité se font un plaisir d’interpréter). C’est ainsi que la tabula rasa ne le reste pas longtemps, les tenants des théories complotistes se hâtant de l’encombrer de « savoirs » établissant mille faits non ou mal démontrés et s’acharnant à nier le doute et l’ignorance lorsqu’il menace leurs thèses.
Dans cette perspective, la pensée complotiste ne constitue pas à proprement parler l’opposé de la méthode critique des historiens et historiennes, mais plutôt une version pervertie, une sorte de reflet déformé : elle empêche de « faire avec » les vides, et conduit au contraire à vouloir les combler à tout prix, tout le temps, en racontant n’importe quoi.
Cette pensée a d’ailleurs ses tenants dans les périphéries de la recherche en histoire. Pour ne citer qu’un exemple récent, en 2018 parait La Saga Viking de Joël Supéry, écrivain et chercheur indépendant opérant en dehors du monde universitaire. Il s’agit d’un livre étrange qui prétend prouver l’existence d’une invasion et d’un royaume viking en Gascogne, en totale opposition avec tout ce que la recherche a pu établir sur les Normands. Michel Onfray, qui signe la préface du livre, ne tarit pas de louanges quant à l’auteur, écrivain et chercheur indépendant opérant en dehors du monde académique, une sorte de génie solitaire s’opposant courageusement à toute l’intelligentsia universitaire dans le seul but de faire éclater la vérité. Le philosophe de Caen attaque violemment les spécialistes de l’histoire viking, qu’il assimile à des mafieux qui ne font que s’entre-citer en permanence11. Rien de nouveau sous le soleil, car le même Michel Onfray, quelques années auparavant, signait une autre préface dans laquelle il décrivait des fonctionnaires de la recherche qui « passent leur vie le regard perdu dans une poubelle, les yeux fixés dans son trou noir, puis […] affirment que tout a été dit ». Pauvres savants seulement intéressés par les « légions d’honneur, doctorat honoris causa, médaille du CNRS et autres sex toys pour abstinents sexuels »12. Ce discours anti-universitaire disqualifie de fait toute possibilité de critique de la part des chercheurs, en les assimilant à un groupuscule d’obscurantistes contrôlant le savoir admissible. Dans le même temps, elle place le génie solitaire ou « chercheur de vérité » en position de lanceur d’alerte, occultant le fait que ses raisonnements procèdent d’une hypercritique systématique.
Le sentiment d’impuissance ou la paralysie face aux vides
L’hypercritique n’est pas le seul dévoiement possible de la démarche historienne face au vide. Langlois et Seignobos en identifient un autre, très commun chez les chercheurs et chercheuses en histoire à un moment ou un autre de leur carrière : le sentiment d’impuissance. Celui-ci correspond tout simplement à la paralysie du raisonnement face à une source que l’on n’est jamais certain d’avoir parfaitement comprise, une angoisse qui amène à systématiquement repousser le moment fatidique de tirer des conclusions et les publier bref, il s’agit d’une sorte de perfectionnisme extrême.
En soi, le sentiment d’impuissance face à la complexité du sujet qu’on étudie n’a rien de spécifique à la recherche en histoire, car on le retrouve dans tous les domaines scientifiques. Quel·le thésard·e en biologie ou quel·le professeur·e en mathématiques n’a pas envisagé au moins une fois dans sa carrière d’abandonner sa recherche en cours tant elle lui paraissait trop compliquée pour être menée à bien ? Mais poussons le raisonnement un peu plus loin : dans sa forme la plus radicale, l’impuissance critique amène à une sorte de relativisme extrême, selon lequel on ne peut rien dire de vrai sur le passé, puisqu’il nous est fondamentalement inaccessible. Dès lors, à quoi bon essayer d’écrire une histoire scientifique, puisqu’une telle chose est impossible ? Il s’agit, à nouveau, d’un refus de « faire avec » les vides, non pas en essayant de les combler ces derniers, quitte à raconter n’importe quoi, mais plutôt en abandonnant face à eux, en refusant de raconter quoi que ce soit. On peut à nouveau dresser ici un parallèle avec la crise sanitaire actuelle, les vertiges de l’inconnu provoqués par la pandémie ayant plus d’une fois paralysé nos esprits. Ainsi les chercheurs et chercheuses ne sont-ils pas toujours à l’abri de ce fatalisme de la pensée et doivent adopter une démarche autoréflexive pour échapper à ce sentiment d’impuissance et mieux appréhender les vides.
Apprivoiser les vides ?
Habituée à la surcharge d’informations en tous genres, notre société semble encore peu préparée lorsque surgit une situation inconnue. Il est alors tentant de chercher dans le passé des éléments de compréhension afin de mieux comprendre le présent, et ce n’est donc pas étonnant que les médias aient à plusieurs reprises mobilisé l’histoire des grandes épidémies passées (le SARS du début des années 2000, mais également la grippe espagnole de 1918 – 1919, voire la peste noire médiévale). Certaines de ces analogies historiques n’ont d’ailleurs pas toujours été heureuses, au point d’obscurcir les jugements, tant les situations comparées étaient différentes13. Examiner le passé est sans conteste une démarche importante pour réfléchir sur le présent, mais cela ne fait pas de l’histoire une science prédictive pour autant. À quoi l’Histoire peut-elle servir alors, si elle n’a à offrir aucune véritable « leçon » venue du passé ? Au-delà de l’indispensable mise en perspective du présent, peut-être l’intérêt de la démarche historienne réside-t-il dans son approche méthodique du vide afin de produire des connaissances nouvelles.
Face aux immensités du passé, face à l’infini de l’univers, face à l’imprévisibilité de la nature, face à la complexité du vivant, on peut penser que c’est le lot de l’humanité que d’être confrontée à ses limites et, en même temps, de les refuser. L’être humain n’est-il pas fondamentalement celui qui est conscient de l’inaccessible et désireux d’y accéder ? En matière de savoir aussi, cette tension vers l’impossible est une constante. Sans doute les historiens et historiennes sont-ils tout particulièrement conscients de cette impossibilité de combler chaque vide du récit historique qu’ils tentent de construire à partir d’un matériau lacunaire, rongé par le temps. L’assomption par les historiens et historiennes de l’impossibilité de leur tâche de reconstitution du passé et leur refus de s’y résigner fondent une éthique de la recherche qui en fait des équilibristes : entre remaillage du tissu du récit historique et résistance à la tentation de l’invention pure, se joue une pratique en doute permanent, qui permet d’avancer prudemment sur le chemin du savoir.
Bien sûr, il n’y a pas lieu de faire de ces équilibristes des exemples pour leur temps, car nous avons vu qu’eux-mêmes n’étaient pas totalement à l’abri de faiblesses, mais peut-être pouvons-nous nous appuyer sur leur démarche pour témoigner de la possibilité d’un exercice prudent de la raison. Sans doute, aujourd’hui, devons-nous renoncer aux certitudes et aux savoirs définitifs sur la pandémie et ses vecteurs, tout en résistant aux sirènes des discours complotistes qui offrent des réponses toutes prêtes mais qui mènent à des impasses. Mais cette posture critique ne doit pas nous mener à cette idée désespérante selon laquelle nous ne pourrions avoir prise sur le réel d’aucune manière : l’inconnu, l’indéterminé, le vide n’empêchent pas fondamentalement de penser, ils ne sont finalement que des facteurs parmi d’autres à prendre en compte. Peut-être est-ce là la ligne directrice d’un rapport raisonné au monde : dans la modestie face à la complexité irréductible du réel et l’ambition démesurée de faire preuve d’une intelligence et d’une rigueur suffisantes pour l’affronter.
- Veyne P., Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, 1971.
- Le Noxaic A., Métamorphose du vide, Paris, Belin, 2004.
- Dohrn van Rossum G., L’histoire de l’heure : l’horlogerie et l’organisation moderne du temps, Paris, Maison des sciences de l’homme, 1997.
- Grataloup Chr., L’invention des continents : comment l’Europe a découpé le monde, Paris, Larousse, 2009.
- Sauvajol-Rialland C., Infobésité : comprendre et maitriser la déferlante d’informations, Paris, Vuibert, 2013.
- Langlois Ch.-V., Seignobos Ch., Introduction aux études historiques, Lyon, ENS Éditions, 2014.
- Corbin A., Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot : sur les traces d’un inconnu (1798 – 1876), Paris, Flammarion, 1998.
- Les débats autour des rapports compliqués de l’histoire à la littérature, à la vérité et à la fiction ont été récemment ravivés par les travaux d’Ivan Jablonka, en particulier L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Paris, Seuil, 2014 et Laëtitia ou la fin des hommes, Paris, Seuil, 2016.
- Voir par exemple l’analyse magistrale du raisonnement négationniste par l’historien J. Stengers, « Quelques libres propos sur Faurisson, Roques et cie », Revue belge de philologie et d’histoire, 82/1 – 2, 2004, p. 487 – 511.
- Klein O., Nera K., « Psychologie politique à l’ère de la Covid-19 », La Revue nouvelle, 2021, n° 1, p. 14 – 18.
- Supéry J., La Saga des Vikings. Une autre histoire des invasions, préface de Michel Onfray, Paris, Autrement, 2018. Voir la magnifique recension de G. Alban, « Une principauté viking en Gascogne ? À propos d’une imposture », Annales de Normandie, 68/1, 2018, p. 173 – 185.
- Baldacchino A., Diogène le Cynique – Fragments inédits, préface de Michel Onfray, Paris, Autrement, 2014.
- De Ridder B., « When the Analogy Breaks. Historical References in Flemish News Media at the Onset of the Covid-19 Pandemic », Journal of Applied History, 2, 2020, p. 1 – 16.
