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L’art contemporain au Grand-Hornu

Numéro 7 Juillet 2003 par Jean De Munck

juillet 2003

En inau­gu­rant, en sep­tembre 2002, le nou­veau musée d’art contem­po­rain du Grand-Hor­­nu, la Com­mu­nau­té fran­çaise de Bel­gique a fait la preuve de son audace et de sa créa­ti­vi­té. En période de disette, un choix comme celui-là témoigne d’un cer­tain cou­rage. Il est à mettre au cré­dit d’en­tre­pre­neurs cultu­rels obs­ti­nés, de fonc­tion­naires éclai­rés et de quelques hommes politiques […]

En inau­gu­rant, en sep­tembre 2002, le nou­veau musée d’art contem­po­rain du Grand-Hor­nu, la Com­mu­nau­té fran­çaise de Bel­gique a fait la preuve de son audace et de sa créa­ti­vi­té. En période de disette, un choix comme celui-là témoigne d’un cer­tain cou­rage. Il est à mettre au cré­dit d’en­tre­pre­neurs cultu­rels obs­ti­nés, de fonc­tion­naires éclai­rés et de quelques hommes poli­tiques cohé­rents. Beau­coup de monde s’ac­corde à sou­li­gner la réus­site archi­tec­tu­rale des amé­na­ge­ments qui ont trans­for­mé un site d’ar­chéo­lo­gie indus­trielle en un espace contem­po­rain remar­quable. Le public n’a pas bou­dé son plai­sir. Des expo­si­tions qui s’y sont, jus­qu’à ce jour, dérou­lées, aucune n’a démérité.

Les augures sont donc favo­rables : le Grand-Hor­nu consti­tue, en cette pre­mière année de sa nou­velle exis­tence, une réus­site. En y consa­crant son pre­mier numé­ro de l’é­té 2003, La Revue nou­velle a vou­lu en sou­li­gner les enjeux mul­tiples. Ils se situent au croi­se­ment de la culture et de la poli­tique dans notre pays. Ils portent autant sur les choix archi­tec­tu­raux, les gouts artis­tiques que sur le rap­port au pas­sé ou la poli­tique des musées. Ils méritent un débat infor­mé et public. Voi­ci, en guise d’in­tro­duc­tion, quelques pièces du puzzle.

L’ar­chi­tec­ture :
un (petit) pas dans la bonne direction

La Com­mu­nau­té fran­çaise est-elle capable d’a­voir une vraie poli­tique d’in­no­va­tion archi­tec­tu­rale aujourd’­hui ? Au cours des vingt der­nières années, on a pu en dou­ter. Le légi­time sou­ci de la pré­ser­va­tion et de la réno­va­tion du patri­moine a eu ten­dance à se muer en idéo­lo­gie. Désor­mais, l’argent public ne semble s’o­rien­ter que vers la conser­va­tion. Au sud de notre pays, le filet des règles juri­diques étouffe les ten­ta­tives d’in­no­va­tion for­melle et sté­ri­lise les archi­tectes auda­cieux. Créer des formes nou­velles, expri­mer le temps pré­sent, expé­ri­men­ter de nou­velles confi­gu­ra­tions spa­tiales ? Ces objec­tifs cultu­rels ne paraissent plus de mise sur les chan­tiers de Wal­lo­nie et de Bruxelles. Tout se passe comme si, avec l’eau du bain du moder­nisme fonc­tion­na­liste, on avait jeté le bébé de la créa­tion for­melle en archi­tec­ture. Cette poli­tique fri­leuse est une spé­ci­fi­ci­té de notre Com­mu­nau­té. En Com­mu­nau­té fla­mande par exemple, ou dans d’autres pays (en Hol­lande, au Dane­mark), on constate une volon­té poli­tique de sou­te­nir l’in­no­va­tion for­melle. Sans doute peut-on voir dans la divi­sion des com­pé­tences entre Com­mu­nau­té et Région un des fac­teurs expli­ca­tifs de cet immo­bi­lisme fran­co­phone. Mais les expli­ca­tions admi­nis­tra­tives ne sont sur­ement pas suf­fi­santes. Il y va aus­si des repré­sen­ta­tions, des dis­cours et d’une approche de la culture.

Dans ce contexte, la réno­va­tion actuelle du site hen­nuyer appa­rait presque comme un miracle. Et un miracle double, de sur­croit. D’a­bord, il s’a­git incon­tes­ta­ble­ment d’un inves­tis­se­ment non patri­mo­nia­liste du patri­moine. Mal­gré les obs­tacles, l’in­ven­tion for­melle a été encou­ra­gée et sou­te­nue. On a échap­pé à la res­tau­ra­tion-à-l’i­den­tique. Le cas est trop rare dans notre Com­mu­nau­té pour n’être pas célé­bré à sa juste mesure. En second lieu, le Grand-Hor­nu témoigne d’une capa­ci­té inat­ten­due des pou­voirs publics à s’en­ga­ger dans un pro­jet nova­teur. On découvre un État capable de mener des tra­vaux archi­tec­tu­raux avec une ambi­tion cultu­relle et pas seule­ment fonc­tion­nelle. On découvre une admi­nis­tra­tion capable de pen­ser au-delà du contrôle du gaba­rit et de la lar­geur des fenêtres. On découvre que l’in­no­va­tion peut appar­te­nir à un autre acteur que le sec­teur pri­vé. Voi­là la pre­mière bonne nou­velle du Grand-Hornu.

Un com­pro­mis historique
Mais le Grand-Hor­nu nou­veau, ce n’est pas seule­ment une démarche archi­tec­tu­rale réus­sie. Il s’a­git aus­si de la ten­ta­tive la plus abou­tie de don­ner une exis­tence publique à l’art contem­po­rain en Com­mu­nau­té française.
La créa­tion du Mac’s s’ins­crit ain­si dans le grand mou­ve­ment qui, depuis les années sep­tante, tente de récon­ci­lier en Occi­dent la culture d’a­vant-garde et la culture offi­cielle. Il faut rap­pe­ler qu’a­veu­glés par un aca­dé­misme mor­ti­fère, nos musées offi­ciels ont été inca­pables, pen­dant les trois pre­miers quarts du xxe siècle, de recon­naitre l’a­vant-garde en train de se faire. Ils se sont réveillés dans les années soixante et sep­tante. Le constat était amer : les col­lec­tions avaient près d’un siècle de retard. Et quel siècle ! Il fut donc déci­dé de réorien­ter les poli­tiques à cent-quatre-vingts degrés. En 1977, le Centre Beau­bourg est inau­gu­ré à Paris par une expo­si­tion consa­crée à Mar­cel Duchamp. Le geste se vou­lait signi­fi­ca­tif puisque l’u­ri­noir de Mar­cel Duchamp est à l’art contem­po­rain ce que le Déjeu­ner sur l’herbe est au moder­nisme impres­sion­niste : le com­men­ce­ment mythique d’une ère nou­velle. C’est bien l’art du xxe siècle, aus­si étrange et sub­ver­sif soit-il, qu’il s’a­gis­sait de prendre en charge.

Une nou­velle alliance se pro­fi­lait ain­si entre des pans de la culture qui furent long­temps sépa­rés et hos­tiles. Jus­qu’aux années sep­tante, trois mondes se dis­pu­taient le champ cultu­rel. Depuis un siècle, l’a­vant-garde, d’a­bord, s’é­tait auto­no­mi­sée. Le com­bat roman­tique contre les « phi­lis­tins » et les bour­geois des années de la Res­tau­ra­tion s’é­tait mué en une guerre cultu­relle sys­té­ma­tique. Cette hos­ti­li­té a mené les artistes à la vie de bohème. La conscience aigüe de l’au­to­no­mie de l’art y a tour­né à la reli­gion de l’art, éli­tiste, inno­vante et sans conces­sions. De l’autre côté de la fron­tière cultu­relle, la culture de masse se sub­sti­tuait à la culture tra­di­tion­nelle. La radio, la télé­vi­sion et le ciné­ma ont construit en quelques dizaines d’an­nées un pay­sage tout à fait inédit. Cette mas­si­fi­ca­tion consti­tua au xxe siècle un phé­no­mène ambi­va­lent. D’une part, elle ren­dait pos­sible la mer­can­ti­li­sa­tion des formes et des repré­sen­ta­tions. La stan­dar­di­sa­tion et la réi­fi­ca­tion en furent le prix exor­bi­tant. Mais d’autre part, elle ouvrait aus­si la porte à une réelle démo­cra­ti­sa­tion de l’ac­cès aux œuvres et à la créa­tion. Enfin, dépas­sées des deux côtés, les ins­ti­tu­tions publiques se can­ton­naient dans un cer­tain aca­dé­misme. Dans les écoles, on ensei­gnait le des­sin et la pein­ture comme une tech­nique ratio­na­li­sée, pri­vi­lé­giant le tra­vail sur motif. Dans les musées, on expo­sait les « valeurs sur­es », c’est-à-dire celles du pas­sé (et, nation oblige, de pré­fé­rence nationales).

C’est avec cette constel­la­tion que rompent les années sep­tante. Il n’est pas exces­sif de par­ler de com­pro­mis his­to­rique au terme d’une longue guerre cultu­relle. Le regret­té phi­lo­sophe Rai­ner Rochlitz, dis­pa­ru cette année, voyait juste lors­qu’il écri­vait que « cette inté­gra­tion de l’art sub­ver­sif pré­sente quelques ana­lo­gies avec la paci­fi­ca­tion des conflits sociaux par l’É­tat pro­vi­dence ». Une inno­va­tion comme le Grand-Hor­nu est, en Com­mu­nau­té fran­çaise de Bel­gique, le témoin de ce moment.
Une nou­velle conscience culturelle

Pour­tant, rien n’est simple. Au moment même où la culture offi­cielle s’ouvre à l’a­vant-garde, celle-ci tra­verse une crise de déve­lop­pe­ment. L’a­vant-garde pré­sente aujourd’­hui des signes d’é­pui­se­ment, même si des formes nou­velles émergent, inté­res­santes, mati­nales, pro­met­teuses. La conjonc­ture cultu­relle contem­po­raine est beau­coup plus instable qu’elle ne l’é­tait il y a trente ans. Aucun juge­ment glo­bal ne peut donc être pro­non­cé sur l’art de notre temps. Un musée d’art contem­po­rain aujourd’­hui n’existe que dans cette incertitude.

Au cours des années soixante, trois cou­rants ont pris le relais de l’in­ven­tion artis­tique : le Pop Art, le concep­tua­lisme et le mini­ma­lisme. À leurs yeux, les œuvres des impres­sion­nistes, de Braque et Picas­so, de Matisse et de Mon­drian appar­tiennent encore à l’é­poque clas­sique de l’art. Mais, comme il arrive sou­vent, ce radi­ca­lisme a eu des effets auto­des­truc­teurs. Pous­sée à son extré­mi­té, l’a­vant-garde « post­mo­derne » n’est plus sure de rien, ni de ce qu’est l’art, ni de ce que l’art n’est pas, ni de ce qu’elle est elle-même. Toutes les ambi­guï­tés deviennent pos­sibles. Ain­si en est-il du Pop Art dont on ne par­vient pas à savoir s’il célèbre la culture de masse (Mari­lyn et des boites de soupe) ou s’il la conteste iro­ni­que­ment, réaf­fir­mant du même coup la supé­rio­ri­té de l’art sur le monde de la mar­chan­dise. On sort donc d’une expo­si­tion d’An­dy Warhol avec une impres­sion de malaise. Ne joue-t-on pas, désor­mais, sur deux tableaux, en brouillant toutes les pistes et ramas­sant au pas­sage tous les béné­fices, en récol­tant le beurre de la socié­té de consom­ma­tion et l’argent du beurre des gale­ries new-yorkaises ?

En fait, il n’est pas dif­fi­cile de déce­ler, dans cette crise de l’a­vant-garde, une crise du pro­gres­sisme. C’est en archi­tec­ture que ce phé­no­mène est le plus mani­feste. À par­tir des années sep­tante, c’en est fini du moder­nisme qui s’im­pose sans sou­ci de son contexte. Contre les immeubles-tours, contre l’in­so­lence des archi­tec­tures fonc­tion­nelles, l’ar­chi­tec­ture post­mo­derne réin­vente la notion de contexte. Mais dans les arts plas­tiques aus­si, pein­ture et sculp­ture confon­dus, on observe la recherche de nou­veaux rap­ports avec le pas­sé et l’a­ban­don des exclu­sives qui ont carac­té­ri­sé les avant-gardes. Un nou­vel his­to­ri­cisme se pro­page. Les artistes risquent des hybri­da­tions et des mélanges incon­grus. Cer­tains osent même l’or­ne­ment, ce crime contre l’art que les avants-gardes évi­taient comme une sorte d’in­ceste monstrueux.
L’art n’est pas seul en cause. De son côté, la culture de masse se frag­mente. La nou­velle révo­lu­tion tech­no­lo­gique per­met, très rapi­de­ment, le déploie­ment d’un nou­veau pay­sage cultu­rel qui ne res­semble plus guère à la « télé­vi­sion de papa », sym­bo­li­sée par des sigles natio­naux qui sont désor­mais entrés dans la légende — O.R.T.F. ou R.T.B. À tra­vers la vidéo, le clip et (bien­tôt) le site inter­net, on assiste à des pous­sées d’es­thé­ti­sa­tion de l’en­vi­ron­ne­ment média­tique. Les nou­veaux trai­te­ments de l’i­mage digi­ta­li­sée abo­lissent la dis­tinc­tion (déjà affai­blie) entre ciné­ma et pein­ture, entre pho­to­gra­phie et des­sin. Les médias se dif­fé­ren­cient et se com­plexi­fient. Des dis­tinc­tions sur­gissent, entre médias popu­laires et médias snobs, entre chaines cultu­relles et chaines com­mer­ciales, entre pri­vé et public. À peine dif­fé­ren­ciés, ces médias se recom­binent dans des alliages par­ti­cu­liers. En un mot : la culture média­tique a ces­sé de se confondre avec la culture de masse.

Pour nom­mer cette nou­velle conjonc­ture cultu­relle, les mots nous manquent. Du côté de l’art, on a par­lé de « trans­avant­gar­disme » et de « post-avant-garde » ! Le mot le plus en vogue a sans conteste été le mot « post­mo­der­nisme ». Il a fait for­tune suite à son uti­li­sa­tion par Charles Jencks (en archi­tec­ture), par Lyo­tard (en phi­lo­so­phie) et par Har­vey et Jame­son (en socio­lo­gie de la culture). Il a eu la valeur d’une ban­nière poli­tique et cultu­relle pour une géné­ra­tion d’in­tel­lec­tuels amé­ri­cains. Il a encore ses par­ti­sans et ses détrac­teurs. Il n’est pas ques­tion ici de tran­cher la dis­pute. Mais il importe de savoir que le Grand-Hor­nu ne peut prendre sens, comme entre­prise cultu­relle, que sur fond de ce débat et en réso­nance avec lui.


L’a­ca­dé­misme du Récent

Dans une telle conjonc­ture, le pilo­tage d’un musée dédié aux arts du pré­sent s’a­vère par­ti­cu­liè­re­ment déli­cat. Le grand risque réside dans ce que Jean-Phi­lipe Domecq appe­lait l’« aca­dé­misme du Récent ». On ne gagne sur­ement rien à sub­sti­tuer à l’a­ca­dé­misme de l’An­cien, aveugle et bor­né, une pas­sion sans dis­cer­ne­ment pour tout ce qui est neuf et contem­po­rain, trans­gres­sif et bizarre. Le pro­gres­sisme ne doit pas nous dis­pen­ser du devoir de trier. Même si l’art contem­po­rain fait sciem­ment écla­ter tous les cri­tères de la réus­site esthé­tique, l’exi­gence du juge­ment de gout reste consti­tu­tive de l’art et d’une poli­tique cultu­relle, à for­tio­ri lors­qu’elle dis­pose de faibles moyens. On peut donc rap­pe­ler qu’on nous a fait mille fois le coup du rea­dy-made et qu’il est inutile d’en rajou­ter. On doit aus­si rap­pe­ler que, dans aucune théo­rie esthé­tique dis­po­nible, l’illus­tra­tion d’une idée n’a jamais fait, à elle seule, une œuvre d’art. On peut donc s’é­ton­ner de voir, par exemple, dans les locaux du Mac’s, une vitrine expo­sant des cartes de visite sur les­quelles l’ar­tiste a écrit une phrase com­men­çant par « je ne suis pas… » : je ne suis pas Chris­tine, je ne suis pas Alain, je ne suis pas un tel et une telle, etc. Cette illus­tra­tion de l’i­dée de décons­truc­tion du Moi, pon­cif de la phi­lo­so­phie post­mo­derne, est un gag d’é­cole secon­daire ; elle ne mérite pas un franc de sub­ven­tion publique. On peut en dire autant de sous-pro­duits par­ti­cu­liè­re­ment dému­nis de l’Arte pove­ra. Ce mou­ve­ment, né dans les années sep­tante, consiste à com­bi­ner et expo­ser des maté­riaux bruts peu conven­tion­nels. Le genre n’est cer­tai­ne­ment pas condam­nable en lui-même et donne nais­sance à de vraies réus­sites. Mais il prête le flanc à des faci­li­tés qu’il fau­drait évi­ter de valider.

Fina­le­ment, on peut dire que la crise de la cri­tique est aujourd’­hui plus pro­fonde que celle de l’art. La mau­vaise manière de trai­ter cette ques­tion, inso­luble et pour­tant cru­ciale, du cri­tère du gout est d’en faire l’af­faire exclu­sive du conser­va­teur du musée. Celui-ci ne peut seul résoudre le pro­blème. Elle est aus­si l’af­faire des cri­tiques d’art, qu’ils soient pré­sents dans la presse quo­ti­dienne, heb­do­ma­daire, audio­vi­suelle, à l’u­ni­ver­si­té, dans les aca­dé­mies ou grandes écoles. Elle est l’af­faire du public au sens large. On peut attendre du Grand-Hor­nu renou­ve­lé, non l’in­hi­bi­tion du juge­ment, mais un encou­ra­ge­ment à la déli­bé­ra­tion per­ma­nente et infor­mée. Il ne s’a­git donc pas seule­ment de mon­trer au public ce qui s’in­vente et pro­li­fère. Il ne s’a­git pas seule­ment de lui apprendre à regar­der des œuvres faites pour défier les sché­mas habi­tuels de la per­cep­tion. Il s’a­git aus­si de lui apprendre à juger, sans pré­ci­pi­ta­tion ni conces­sion, ce qui lui est pro­po­sé. Il fau­drait faire du Grand-Hor­nu un fes­ti­val de la cri­tique démocratique.

C’est dans cet esprit qu’a été conçu ce dos­sier de La Revue nou­velle. Nous avons vou­lu pro­po­ser au lec­teur une pro­me­nade au Grand-Hor­nu qui débouche sur une mise en pers­pec­tive nuan­cée du site. Nous avons vou­lu faire réson­ner (et rai­son­ner) dans ce lieu remar­quable les ques­tions cultu­relles et poli­tiques dif­fi­ciles qui lui donnent, aujourd’­hui, son sens. Face à l’art contem­po­rain, nous n’a­vons tu ni nos enthou­siasmes ni nos per­plexi­tés. Au lec­teur de se déterminer.

Jean De Munck


Auteur

Jean De Munck est professeur de sociologie à l'Université catholique de Louvain ([UCL->http://www.uclouvain.be]).