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Géopolitique de l’Iran au seuil du XXIe siècle

Numéro 11 Novembre 2002 par Mohammad-Reza Djalili

janvier 2009

La poli­tique étran­gère de l’I­ran, fon­dée depuis 1979 sur un antiaméricanisme
radi­cal, a connu un inflé­chis­se­ment avec l’ar­ri­vée en
1997 de Moham­mad Kha­ta­mi à la pré­si­dence de la République.
Depuis lors, l’I­ran a soi­gné quelque peu ses rela­tions avec l’Eu­rope — en tour­nant la page de la fat­wa contre Sal­man Rush­die — mais
aus­si avec le monde arabe, en mul­ti­pliant les contacts avec l’Arabie
Saou­dite. L’oc­ca­sion de renouer le dia­logue avec les États-Unis, à
for­tio­ri dans le contexte « favo­rable » du 11 sep­tembre, a toutefois
été man­quée, à cause du réflexe oppor­tu­niste anti­amé­ri­cain des
conser­va­teurs, mais aus­si en rai­son de l’in­tran­si­geance de l’administration
Bush, qui a pla­cé l’I­ran dans la liste des États fai­sant partie
de l’« Axe du Mal ». Dans la pers­pec­tive d’une éven­tuelle offensive
amé­ri­caine contre l’I­rak et dans le cadre de la « lutte contre le
ter­ro­risme » qui a vu un rap­pro­che­ment spec­ta­cu­laire entre
Washing­ton et Mos­cou, l’im­por­tant par­te­na­riat entre l’I­ran et la
Rus­sie n’est plus tant pour Téhé­ran une garan­tie d’indépendance.