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En revue

Numéro 01/2 Janvier-Février 2007 par Hervé Cnudde

janvier 2007

MO Maga­zine Men­suel, novembre 2006 : « Trans­pa­ran­tie en verant­woor­ding van NGO’s : geld spreekt maar ver­telt het de waa­rheid ? ». Un article de l’é­di­tion du mois de novembre du maga­zine fla­mand MO apporte un éclai­rage inté­res­sant aux ana­lyses que La Revue nou­velle a récem­ment publiées sur les ONG de déve­lop­pe­ment (« ONG de déve­lop­pe­ment et alter­mon­dia­listes : alliés natu­rels ? », avril […]

MO Magazine

Men­suel, novembre 2006 : « Trans­pa­ran­tie en verant­woor­ding van NGO’s : geld spreekt maar ver­telt het de waarheid ? ».

Un article de l’é­di­tion du mois de novembre du maga­zine fla­mand MO apporte un éclai­rage inté­res­sant aux ana­lyses que La Revue nou­velle a récem­ment publiées sur les ONG de déve­lop­pe­ment (« ONG de déve­lop­pe­ment et alter­mon­dia­listes : alliés natu­rels ? », avril 2005, et « Quelle valeur ajou­tée pour les ONG de déve­lop­pe­ment ? », juin 2006).

La trans­pa­rence des affec­ta­tions des récoltes de fonds des ONG est l’angle d’at­taque choi­si par John Van­daele, auteur de ce texte inti­tu­lé « Trans­pa­ran­tie en verant­woor­ding van NGO’s : geld spreekt maar ver­telt het de waa­rheid ? ». L’af­faire de l’ONG de déve­lop­pe­ment fla­mande Men­sen­broe­ders a atti­ré l’at­ten­tion du jour­na­liste de MO. Fin 2005, il appa­rais­sait que cette asso­cia­tion pour­tant sub­ven­tion­née et contrô­lée par les pou­voirs publics devait com­bler un défi­cit finan­cier inex­tri­cable. Bog­dan Van­den Ber­ghe, secré­taire géné­ral de 11.11.11, la cou­pole des ONG fla­mandes, est inter­viewé dans l’ar­ticle. Il révèle avoir été le pre­mier à décou­vrir le pro­blème. « En tant que fai­tière des ONG de déve­lop­pe­ment fla­mandes, nous étions concer­nés, car une par­tie de la récolte de fonds de 11.11.11 atter­ris­sait dans les caisses de Men­sen­broe­ders. Le nou­veau conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Men­sen­broe­ders nous a contac­tés pour nous infor­mer d’un dés­équi­libre dans les comptes […] il est vite appa­ru que la situa­tion était déses­pé­rée. » Van­den Ber­ghe fut sur­pris que le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Men­sen­broe­ders ne dis­po­sait pas des moyens d’é­va­luer la gra­vi­té de la situa­tion. La Direc­tion géné­rale de la coopé­ra­tion au déve­lop­pe­ment (DGCD), pou­voir sub­si­diant cen­sé contrô­ler les ONG, n’y voyait que du feu. Phi­lippe Jalet, qui dirige le pro­gramme ONG de la DGCD, pré­cise que ses ser­vices ne mai­trisent pas toutes les comp­ta­bi­li­tés, mais seule­ment les mon­tants qui se rap­portent aux sub­sides. Pour une véri­fi­ca­tion de nonante plans annuels d’ONG belges équi­va­lant à un bud­get de 100 mil­lions d’eu­ros, la DGCD ne dis­pose que d’une équipe de trois per­sonnes […]. Aujourd’­hui, un nou­veau « scree­ning » des ONG est en cours avec l’ap­pui de la socié­té Pri­ce­wa­te­rhou­se­Coo­pers. Cet audit se penche sur la trans­pa­rence et les capa­ci­tés admi­nis­tra­tives des ONG. Ceux qui satis­fe­ront à l’exa­men rece­vront un label valable durant trois ans. Jalet espère réduire les risques de mau­vaise ges­tion et allé­ger les frais admi­nis­tra­tifs, à la fois pour les auto­ri­tés et pour les ONG.

Qu’est-ce qui a déra­pé chez Men­sen­broe­ders ? L’en­quête est encore en cours et il est impos­sible de don­ner une réponse défi­ni­tive. […] Van­den Ber­ghe trouve que ce mau­vais exemple a abu­si­ve­ment été géné­ra­li­sé à l’en­semble du sec­teur ONG. La dis­cus­sion sur la res­pon­sa­bi­li­té sociale des ONG est cepen­dant beau­coup plus large que des ques­tions de trans­pa­rence comp­table et d’é­thique de la récolte de fonds. […] les ONG sont ame­nées, comme d’autres acteurs sociaux, à jus­ti­fier leurs actes auprès de leurs dona­teurs et de leurs sym­pa­thi­sants… John Van­daele évoque l’af­faire, en 1995, de la pla­te­forme désaf­fec­tée Brent Spar dans l’At­lan­tique Nord, que Shell pré­voyait de cou­ler. Green­peace avait affir­mé à tort que cette ins­tal­la­tion conte­nait encore 5 000 tonnes de pétrole et 130 tonnes de divers autres pro­duits chi­miques. Le direc­teur exé­cu­tif de Green­peace, Lord Mel­chett, avait recon­nu que son orga­ni­sa­tion s’é­tait trom­pée au moment du pré­lè­ve­ment d’é­chan­tillons des pro­duits res­tant dans Brent Spar. La pla­te­forme avait fina­le­ment été rame­née à terre, devant la puis­sante cam­pagne inter­na­tio­nale menée pour obli­ger Shell à renon­cer à cou­ler Brent Spar. En Alle­magne et aux Pays-Bas notam­ment, une cam­pagne de boy­cott des pro­duits Shell, sou­te­nue par cer­tains ministres et par­fois accom­pa­gnée d’actes de vio­lence, avait fina­le­ment eu rai­son de la com­pa­gnie pétrolière.

Wen­del Trio, direc­teur de cam­pagne chez Green­peace- Bel­gique, inter­ro­gé par Van­daele, explique que son orga­ni­sa­tion est depuis lors régu­liè­re­ment ques­tion­née par ses membres sur la vali­di­té de ses posi­tions. Green­peace sur­vit grâce à la géné­ro­si­té de ses dona­teurs. « Si nous pre­nons des posi­tions qui ne leur conviennent pas ou si nous ne béné­fi­cions pas d’une bonne cou­ver­ture dans les médias, les résul­tats néga­tifs sont immé­diats. » Aux États-Unis, l’or­ga­ni­sa­tion éco­lo­giste a notam­ment per­du beau­coup de membres après s’être pro­non­cée contre la pre­mière guerre du Golfe. Green­peace n’est sub­ven­tion­né par aucun pou­voir public et doit se sou­mettre à des audits, dans les pays où il dis­pose d’un siège, pour pou­voir béné­fi­cier de la déduc­ti­bi­li­té fis­cale. En Alle­magne, les auto­ri­tés se sont deman­dé dans quelle mesure elles pou­vaient accor­der cette déduc­ti­bi­li­té à une asso­cia­tion qui prône par­fois des actions mili­tantes à la limite de la léga­li­té. « Par ces voies ins­ti­tu­tion­nelles, la socié­té nous pousse à assu­mer nos res­pon­sa­bi­li­tés », admet Wen­del Trio. « Mais nous n’a­ban­don­ne­rons jamais la légi­ti­mi­té d’une action, même hors la loi, pour pré­ser­ver notre déduc­ti­bi­li­té fiscale ».

Les ONG ne sont pas insen­sibles à leur res­pon­sa­bi­li­té sociale et à leur devoir de trans­pa­rence. Onze d’entre elles (dont Green­peace, Amnes­ty et Oxfam) ont adhé­ré en juin 2006 à une Charte pour la res­pon­sa­bi­li­té sociale du sec­teur non mar­chand. Toutes les valeurs connues de la res­pon­sa­bi­li­té sociale se retrouvent dans cette charte. La plu­part des ONG admettent cepen­dant que le bât blesse encore dans l’é­la­bo­ra­tion de véri­tables rela­tions d’é­ga­li­té avec les par­te­naires du Sud. Bog­dan Van­den Ber­ghe explique qu’il existe par­fois un malaise au sein de cer­taines ONG quand elles doivent se posi­tion­ner vis-à-vis de pays où elles ne dis­posent pas de réel point d’ap­pui, « seule­ment parce que les dona­teurs sont très émus par ce qui s’y passe ». Van­den Ber­ghe croit que la seule solu­tion réside dans un par­te­na­riat de qua­li­té avec des repré­sen­tants issus des pays en ques­tion. « Dans cette rela­tion, il est pré­fé­rable d’i­den­ti­fier des par­te­naires qui ne sont pas entiè­re­ment dépen­dants de nos finan­ce­ments », pré­cise- t‑il. Les par­te­naires du Sud qui réunissent toutes ces qua­li­tés et qui exercent de sur­croit dans des zones géo­gra­phiques « à la mode », ne sont pas légion. « La qua­li­té du par­te­na­riat Sud-Nord fait de nets pro­grès en Asie et en Amé­rique latine. Cela reste plus labo­rieux en Afrique », recon­nait Bog­dan Van­den Ber­ghe. En outre, la ques­tion de la légi­ti­mi­té et de la repré­sen­ta­ti­vi­té des par­te­naires du Sud dans leur pays doit être prise en compte. Enfin, les ONG occi­den­tales ne savent pas tou­jours quelle atti­tude adop­ter face à cer­taines dic­ta­tures restrei­gnant les marges de manoeuvre des par­te­naires locaux. Sou­vent, c’est le pro­fil bas qui pré­vaut dans l’in­té­rêt légi­time de la sur­vie du partenaire.

Pierre Coop­man

Vivre

Tri­mes­triel n° 17, juin 2005, 81 p.

Daté de 2005, ce numé­ro n’a paru réel­le­ment qu’en 2006. Ce retard à la paru­tion, expli­cable par des pro­blèmes tech­niques au sein du secré­ta­riat de rédac­tion n’a rigou­reu­se­ment aucune inci­dence sur le conte­nu de la publi­ca­tion. Depuis sa fon­da­tion, en effet, l’ex­cel­lente petite revue — issue depuis quelques années de la reprise par le Centre d’ac­tion laïque du bul­le­tin pério­dique en dif­fi­cul­té du pro­tes­tan­tisme libé­ral — Vivre tra­vaille essen­tiel­le­ment par thèmes très vastes et ceux­ci pour l’es­sen­tiel ne la lient pas à une actua­li­té se péri­mant rapi­de­ment. Le sujet rete­nu par ce numé­ro l’illustre à suf­fi­sance : il s’a­git d’« Églises et pouvoirs ».

D’en­trée en jeu, le rédac­teur en chef observe que voir la ques­tion des Églises par rap­port à un centre unique, ferme voire omni­po­tent, est bien évi­dem­ment une vision éma­nant des pays de tra­di­tion catho­lique, et fait remar­quer que, si les fidèles se sont auto­no­mi­sés vis-à-vis d’elles, les struc­tures ecclé­sias­tiques, elles, tournent tou­jours. Sur le mode de l’O­pus Dei, elles ont, en effet, entre­pris par le haut une recon­quête du pou­voir (les gou­ver­ne­ments, l’Eu­rope, l’ONU).

Ce pré­am­bule rend pré­vi­sible un cer­tain nombre d’ar­ticles, mais moins que d’autres le texte de Ser­ra Sip­pel titré iro­ni­que­ment « ONUance, votre Sain­te­té », où l’au­teur démonte la stra­té­gie et la tac­tique du Vati­can, usant du titre d’É­tat que lui a confé­ré Mus­so­li­ni par le trai­té du Latran en 1929 pour obte­nir de deve­nir membre à part entière de l’O­NU et pour y mener prio­ri­tai­re­ment une poli­tique d’obs­truc­tion sur cer­taines ques­tions éthiques bien connues.

à la notion d’É­tat adop­tée par la conven­tion de Mon­te­vi­deo sur les droits et les devoirs des États, il va de soi que le Saint- Siège n’y cor­res­pond que très par­tiel­le­ment : « Un État est une per­sonne de droit inter­na­tio­nal qui doit répondre aux qua­li­fi­ca­tions sui­vantes : une popu­la­tion per­ma­nente, un ter­ri­toire bien défi­ni, un gou­ver­ne­ment, la capa­ci­té d’en­trer en rela­tion avec d’autres États. » Or le Vati­can est le gou­ver­ne­ment d’une reli­gion, non d’un État. On ne peut dire qu’il pos­sède un ter­ri­toire bien défi­ni. Lors­qu’en 1964, il est entré à l’O­NU, il n’a­vait pas de rela­tions diplo­ma­tiques avec une majo­ri­té d’É­tats membres. Dans la vie ordi­naire, en outre, la plu­part des fonc­tions d’É­tat du Vati­can (police, jus­tice, etc.) sont en fait exer­cées par l’Italie.

Au sein des Nations unies, le Saint-Siège pos­sède cepen­dant un cer­tain nombre de par­ti­sans de sa coop­ta­tion à part entière comme État au sens plein du terme et ceux-ci ont réus­si par des moyens proches de la « com­bi­na­zione » à lui obte­nir des droits ana­logues à ceux de… la Pales­tine (obser­va­teur avec bureau per­ma­nent). D’autres — dont plus de sept-cents asso­cia­tions inter­na­tio­nales de qua­tre­vingts pays — sont d’a­vis que le Vati­can doit jouer à l’O­NU un rôle iden­tique à celui des autres reli­gions du monde, c’est-à-dire celui d’une ONG.

En ce qui concerne l’ar­ticle de Georges Lié­nard « Le Vati­can et l’U­nion euro­péenne », on peut ren­voyer le lec­teur au numé­ro de jan­vier-février 2003 de La Revue nou­velle réunis­sant les actes du col­loque de l’as­so­cia­tion Avi­cenne sous le titre « Quelles valeurs fon­da­trices pour la consti­tu­tion euro­péenne ? », auquel Georges Lié­nard a pris, déjà sur le même thème, une large part.

Bien connu par ailleurs, le sort fait par le Vati­can et tout par­ti­cu­liè­re­ment par le car­di­nal Rat­zin­ger aux théo­lo­giens de la libé­ra­tion fait l’ob­jet d’une syn­thèse cri­tique impor­tante de Fran­çois Hou­tart, qui consti­tue­ra pour beau­coup une réfé­rence utile dans leurs tra­vaux. On se dis­pen­se­ra par contre sans hési­ta­tion de la lec­ture des bana­li­tés de Pierre Sau­vage sur « La Com­pa­gnie de Jésus aujourd’­hui », où l’au­teur montre soit (mais ce serait sur­pre­nant) qu’il n’a pas com­pris le thème qu’il avait à trai­ter, soit qu’il ait pré­fé­ré répondre à côté de la ques­tion à pro­pos de l’his­toire des rela­tions de pou­voir des prêtres de sa socié­té avec la papau­té à laquelle — pour le meilleur comme pour le pire — un qua­trième voeu d’o­béis­sance directe les a liés depuis leur fon­da­tion comme fer de lance de la Contre- Réforme naissante.

Les articles de Jacques Cho­pi­neau sur les pro­tes­tants et de Willy Block sur le judaïsme contem­po­rain font remon­ter lar­ge­ment le niveau. Les deux écrits cor­res­pon­draient cepen­dant davan­tage à un dos­sier inti­tu­lé « Reli­gions et pou­voirs » qu’« Églises et pou­voirs », ce qui aurait d’ailleurs per­mis de convo­quer au som­maire du numé­ro au moins le boud­dhisme tibé­tain et ses moines ou encore les chiites ira­niens et leurs imams, en même temps que les articles déjà évo­qués sur le catho­li­cisme. Ce non­obs­tant, les deux articles ont l’a­van­tage d’of­frir un inté­res­sant pano­ra­ma des diverses ten­dances du pro­tes­tan­tisme comme du judaïsme, et d’i­den­ti­fier par­mi elles celles qui sont, de l’un ou de l’autre côté, les meilleures col­la­bo­ra­trices de la poli­tique états-unienne de sou­tien incon­di­tion­nel à l’É­tat d’Is­raël, quoi qu’il advienne des Palestiniens.

L’en­semble se ter­mine par un article aus­si inat­ten­du qu’in­té­res­sant, qui nous ramène, par une sorte de rac­cour­ci, à un type de catho­liques per­sé­cu­tés par Rome parce que « libre- pen­sant » : le cas des « papistes-pape­figues ». Il s’a­git d’une brève mono­gra­phie de Jean-Loup Seban, pro­fes­seur à la Facul­té de théo­lo­gie pro­tes­tante de Bruxelles, sur un Ita­lien du siècle des Lumières : « Albert Radi­ca­ti de Pas­se­ran (1698 – 1737) ou les répré­hen­sions d’un papiste-pape­figue ». On en lais­se­ra la décou­verte au lec­teur, non sans pré­ci­ser avec l’au­teur que « pape­figue » est for­mé de pape et de figue pour dési­gner « celui qui fait la figue au pape ». Autre­ment dit, selon le Dic­tion­naire cultu­rel en langue fran­çaise d’A­lain Rey à la fin de la notice « figue », celui qui pro­voque le pape ou s’en moque (via l’é­qui­valent d’un « bras d’hon­neur » d’au­jourd’­hui), la figue ouverte étant en pro­ven­çal et en ita­lien — puis en fran­çais chez Rabe­lais — l’une des appel­la­tions du sexe féminin.

En effet, les « papistes-pape­figues libres-pen­sants » pré­fé­raient ris­quer l’ex­com­mu­ni­ca­tion (voire des sévices col­la­té­raux) plu­tôt que de quit­ter le catho­li­cisme pour le pro­tes­tan­tisme. Albert Radi­ca­ti de Pas­se­ran a vécu au XVIIIe siècle. Mais — au grand éton­ne­ment des laïques qui ont par­lé pré­ma­tu­ré­ment de pro­tes­tan­ti­sa­tion du catho­li­cisme contem­po­rain — la race des « pape­figues » ne s’est pas éteinte pour autant dans l’É­glise romaine. Pour s’en tenir seule­ment aux xx e et xxi e siècles, elle s’est au contraire per­pé­tuée de Loi­sy et Lagrange à Küng et à ses contem­po­rains, de même que chez les théo­lo­giens sud-amé­ri­cains de la libé­ra­tion, et plus lar­ge­ment encore chez les nom­breux catho­liques occi­den­taux qui exigent de Benoît xvi et de ses séides qu’ils appliquent les déci­sions du Concile Vati­can ii au lieu de les com­battre. Mer­ci à Jean-Loup Seban d’a­voir rap­pe­lé et trans­mis à tous ce joli nom his­to­rique et à demi rabe­lai­sien de « papefigues ».

Her­vé Cnudde

Hervé Cnudde


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