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Des festivals d’été à la « culture beauf »
pour (bien) entamer la rentrée…

Numéro 5 Août 2025 par Laurence Rosier

août 2025

Et si l’on parlait de nos expériences culturelles de l’été ? Avez-vous participé ou participerez-vous (la saison n’est pas finie) à des manifestations culturelles ? Personnellement, j’ai mes habitudes à Ronquières et à Namur, respectivement festival musical et festival de lectures littéraires. Cette année, j’y ai ajouté le festival Rock en Stock dans la petite ville portuaire Etaples, à côté de […]

Éditorial

Et si l’on parlait de nos expériences culturelles de l’été ? Avez-vous participé ou participerez-vous (la saison n’est pas finie) à des manifestations culturelles ? Personnellement, j’ai mes habitudes à Ronquières et à Namur, respectivement festival musical et festival de lectures littéraires. Cette année, j’y ai ajouté le festival Rock en Stock dans la petite ville portuaire Etaples, à côté de mon lieu de vacances, créé en 1998, à l’affiche inédite et à l’entrée … gratuite. J’ai longtemps été à Avignon, souvent comme spectatrice, parfois comme actrice et/ou autrice. Dans un autre registre, les fest-noz bretonnes et la fête 1900 de Mers les bains m’ont vue déguisée et dansante arpenter la terre et les bords de mer, lors de chaudes ou de pluvieuses soirées de vacances.

Si j’analyse mes pratiques culturelles de festivalière, se dessine-t-il des habitudes et des habitus, une sorte d’identité de mes goûts, de ma géographie culturelle et de mon niveau économique ? Ou simplement de mes disponibilités estivales aléatoires et … de la météo ? Est-ce que j’appartiens à un public qu’on dit soit « amateur », voire « populaire » ou au contraire plus élitiste ? Si ma situation financière et mon absence de contraintes familiales me permettent de me payer des billets à des prix élevés, mes goûts musicaux feraient peut-être tiquer les puristes et autres amateurs de musique classique, de jazz ou de chanteurs et chanteuses pointues … Mais ces goûts relèvent-ils pour autant du « populaire » ? Je ne donne d’ailleurs pas de définition préalable de ce terme … Patience, patience.

Cette petite introspection personnelle relève de la sociologie des publics, comme de la politique, de la culture et de la politique culturelle, cette dernière ayant fait les titres d’une actualité plus que maussade ces temps derniers. De la déclaration d’inutilité d’un ministère de la culture à la volonté de supprimer des télévisions locales, la politique culturelle du gouvernement Arizona1 est marquée par des réductions de subsides aux associations et des remises en question du statut d’artiste. Et l’expression, devenue lieu commun, de « bataille culturelle », qui dépasse largement la culture artistique évoquée ci-dessus, pour désigner un conflit social et idéologique, s’appuie sur des polémiques lexicales où figurent wokisme, cancel culture, écriture inclusive, post-colonialisme2,… Elle fait florès au détriment de la notion de démocratie culturelle.

En 2014, le CRISP publiait un dossier3 consacré à l’analyse des festivals et autres événements culturels en Belgique, dans lequel les politiques de démocratisation de la culture étaient décrites comme des formes d’émancipation des classes populaires. » Il citait en exemple, dès les années vingt, « une législation tout à fait progressiste sur les bibliothèques publiques et plus généralement sur ce qui s’appelle alors « l’octroi de subventions aux œuvres complémentaires de l’école ». La décentralisation des lieux culturels en province dans la seconde partie du XXe siècle participe également de cette démocratisation. Il est aussi rappelé le maillage culturel créé dans les années 70 où l’on retrouve « maisons de la culture et foyers culturels (1970), maisons des jeunes (1971), centres d’expression et de créativité (1976), télévisions locales et communautaires (1976) …, auxquels s’ajoute l’ensemble du secteur de l’éducation permanente (1971 et 1976), qui regroupe une multitude d’associations définies par des objectifs explicitement socio-culturels ». Tiens tiens ces secteurs vous disent-ils quelque chose ? Hélas oui, ce sont ceux qui aujourd’hui sont visés par des mesures drastiques de réduction avec la proposition de la ministre Jacqueline Galand.

Revenons à la période estivale qui demeure heureusement (mais pour combien de temps ?) riche en festivals : spectacles musicaux et théâtraux, fêtes locales et artisanales, arts des rues et des champs, art forain et art urbain, des poète·sses, des danseur·ses et des conteur·ses, foires aux livres, expositions d’arts plastiques, de peintures ou de photographies … On a d’ailleurs pu parler de « festivalomanie » ou de « festivalisation » pour analyser cette prolifération d’évènements culturels ces vingt dernières années en Belgique et plus largement en Europe. Ces manifestations au succès indéniable sont-elles représentatives d’un accès démocratique et populaire à la culture ? Pour quel public ? Et quand j’utilise le terme populaire, quel sens recouvre-t-il ? Il possède en effet différentes acceptions, plus ou moins objectivées ou au contraire très subjectives selon qu’on parle de la culture, de son accessibilité, de sa large audience ou des spectatrices et spectateurs eux ‑même. Je botte encore en touche pour la définition : patience, patience.

Mais quel est donc le public à qui s’adresse tous ces évènements ?

Dans le dossier du CRISP déjà cité, le public est distingué en amateur, averti, en grand public, par opposition à un public spécialisé ou pointu ou encore limité. Si l’étude de 2014 insiste sur la relative diversité en fonction de la programmation et de la motivation des spectateurs et des spectatrices, elle affirme que « comme pour l’accès à la culture en général, le public des évènements est plus diplômé que la moyenne de la population et appartient aux couches sociales moyennes à supérieures ». Dans une autre étude de 2016 (publiée en 2018) réalisée dans le cadre de l’Observatoire des pratiques culturelles en WBI et consacrée plus spécifiquement aux festivals de musique4, la chercheuse Maud Van Campenhoudt rappelle aussi que les festivaliers et les festivalières sont davantage diplômé·es ou issu·es de classes favorisées que la population en général. Elle ajoute que « les festivaliers sont en général des personnes qui fréquentent davantage les lieux culturels que la population de référence ».

Le terme populaire est d’ailleurs peu ou pas utilisé dans les deux études citées : il apparait trois fois dans l’étude du CRISP pour désigner successivement les classes populaires, les festivals populaires et une manifestation précise, Les nuits Blanches, qualifiée comme « ouverte à tous, artistique et populaire ». Le vocable est utilisé dans sa dimension sociologique pour désigner un ensemble de caractéristiques associées aux classes sociales dont les revenus et les conditions de vie sont inférieurs à ceux des classes moyennes et supérieures. Mais aussi de façon large et commune, comme accessible à tous et toutes, avec à la clé un succès « grand public ». Et la réalité complexe et diversifiée que recouvre le mot « populaire » est souvent ratiboisée par les usages politiques et médiatiques ainsi que par les débats et polémiques houleuses suscités autour de questions économiques et culturelles touchant certaines parties de la population, pour l’enfoncer ou l’encenser.

Comme le disait Pierre Bourdieu, sans ambages « le culte de la « culture populaire » n’est, bien souvent, qu’une inversion verbale et sans effet, donc faussement révolutionnaire, du racisme de classe qui réduit les pratiques populaires à la barbarie ou à la vulgarité ». Le sociologue Dominique Pasquier5 poursuivait en 2005 : « Pour les sciences sociales, le terme de « culture populaire » pose problème. Comment définir la culture populaire ? Par des acteurs sociaux ? Par un type d’objets ou de contenus ? Faut-il la caractériser par opposition à d’autre formes culturelles ? Mais dans ce cas, quelles sont les oppositions pertinentes ? ». Le débat est largement documenté en outre dans le champ sociologique entre les Culturals studies et celles de la légitimité culturelle : « tandis que les chercheurs des Cultural Studies considèrent que les cultures populaires sont dotées d’un système de valeur et façonnent leur propre univers de sens, les théories de la légitimité culturelle que Bourdieu formalise dans La Distinction en 1979 les caractérisent par le manque et la privation. C’est la contrainte qui prévaut pour les agents des classes populaires : ils sont condamnés à consommer des biens symboliques déclassés par ceux qui produisent les standards légitimes » (Pasquier, op. cit.) Puisque je parle depuis le début du public, je vais pointer les mots en circulation servant à poser des jugements culturels à l’égard des « agents des classes populaires » et de la question du « bon goût », attelé au « bon langage » en termes de sociolinguistique dite profane : on oscille entre une valorisation du populaire comme « du terroir », « authentique », « folklorique » mais aussi une dévalorisation nette dans l’emploi des termes comme beauf, plouc voire baraki, kéké ou cassos et l’adjectif « vulgaire ». Et les qualifications ne relèvent pas du même ordre (adjectifs/noms) ni des mêmes imaginaires. Soyons franche : si je peux revendiquer un goût pour les cultures populaires, n’est-ce pas parce que cette culture-là s’est déjà en partie gentrifiée ou patrimonialisée et que jamais je n’irai revendiquer d’être une plouque ou une beauffe ? Parce que je reproduis les stéréotypes de la bourgeoisie culturelle à laquelle j’appartiens et qu’il y aura toujours une ligne rouge que je ne franchirai pas entre le bon populaire et le mauvais populaire ?

Dernièrement ces questions se sont trouvées posées au cœur même de productions culturelles. Je pense à l’essai Ascendant beauf de la journaliste et féministe Rose Lamy, et à deux films récents abordant ces questions de « culture populaire » sous deux aspects différents : Partir un jour d’Amélie Bonnin, présenté en ouverture du festival de Cannes, et la comédie Avignon de Johann Dionnet, qui traite du festival éponyme.

Rose Lamy aborde le sociotype du beauf de façon personnelle et selon l’axe du mépris de classe, notamment produit par une gauche élitiste, en ce qui concerne des objets culturels déclassés comme certaines chansons populaires, dont elle dénonce la gentrification. Son beauf est en, gros, de droite et pauvre —ce qui se discute— et honteux de ses choix culturels —ce qui se discute aussi, justement. Je pense par exemple au mépris culturel de certain politique pas du tout pauvre à l’égard du cinéma belge des Frères Dardenne6. Dans la playlist qu’elle a concoctée parallèlement à son livre — où figurent notamment Fabienne Thibault, Brel, Brassens, Joe Dassin ou encore Larusso —, l’autrice, en se réappropriant le stigmate du « beauf », s’autorise à en donner sa propre vision. Comme l’écrit la linguiste Laelia Véron, il est « un peu facile de prendre Joe Dassin [comme musique beauf] plutôt que Bigard » (5 juin, Facebook). Et j’ajouterais que Jo Dassin était le fils d’un réalisateur iconique et qu’il fait des citations culturelles éloignées de ce qui semble représenter la beaufitude :

« Là-bas, on l’appelle l’été indien

Mais c’était tout simplement le nôtre

Avec ta robe longue

Tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin »

Mais là où Rose Lamy tape véritablement dans le mille, c’est dans sa manière de concevoir le beauf comme une figure de répulsion qui réunit à la fois ce qui est familier et dérangeant, et qui nous conforte dans nos « bonnes pratiques » politiques, sociales et culturelles. D’ailleurs, en matière de festivals, les « beaufs » ne sont pas en reste : il existe des festivals autour de cette figure revendiquée, comme par exemple le Slipfest de Nantes, dont la deuxième édition a eu lieu cette année et a rassemblé 10.000 personnes. « Tout le monde se dévoile un peu, coupe mulet, claquettes chaussettes, cri du cochon, libérez le beauf qui est en vous »7. Les participant·es qui témoignent brandissent aussi le retournement du stigmate : « c’était une petite insulte et maintenant on en a fait une force, reconnait de son côté Olivier, donc on va le garder ce mot-là. Il y a une volonté de dire que ce mot devrait être interdit maintenant, que c’est du mépris de classe. Mais il y a quand même énormément de personnes qui veulent garder ce mot ».

« Partir un jour » : j’ai épinglé la critique qu’en a faite la journaliste Florence Porcel qui mentionne avoir « été passablement agacée par le bourgeois gaze8 et l’enfilage de clichés sur ces ploucs de province qui n’ont pas eu la bonne idée de partir à Paris » (8 juin, Instagram). Dans le film, la frontière de classe passe par des oppositions très tranchées : les parents de l’héroïne, jouée par Juliette Armanet tiennent un resto routier alors que celle-ci, gagnante du concours Top-Chef (vu comme un ascenseur social donc) va ouvrir un bistronomique parisien. Comme l’illustre le titre du long métrage Partir un jour, qui reprend celui d’une chanson du boysband les 2Be3, le film est émaillé de chansons populaires entonnées par les comédiens et comédiennes qui ne sont pas chanteurs (à part Juliette Armanet) sur un mode unplugged : la technique permet de gentrifier des chansons populaires (où on retrouve aussi un éclectisme allant de Michel Delpech à Axelle Red, en passant par Kamaro. « On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue, On dirait que ça te gêne de diner avec nous » entonnent les anciens copains de l’héroïne lorsqu’elle se pointe à une fête locale pour aider son père à cuisiner. Moins que le beauf, c’est davantage la figure du « bouseux », provincial qui est mise en avant. Mais c’est une autre facette classique du sens de « populaire ».

Enfin le film « Avignon ». C’est la version longue du court-métrage Je suis Rodrigue, aussi réalisé par Johann Dionnet. Le film a remporté trois titres au dernier Festival de l’Alpe d’Huez : le Grand Prix du jury, le prix coup de cœur des Alpes de la région Auvergne-Rhône-Alpes et le prix Canal+ du meilleur film. Les critiques sont élogieuses (à tout le moins celles que j’ai lues jusqu’ici) et relèvent les oppositions culturelles : « AVIGNON confronte théâtre classique et théâtre de boulevard, art élitiste et art populaire » (Le blog du cinéma). Que raconte le film ? Stéphane, acteur de théâtre, participe au célèbre Festival d’Avignon avec une pièce intitulée « Ma sœur s’incruste »9. Il y retrouve Fanny, une comédienne dont la carrière est bien plus développée — elle a été récompensée d’un Molière — et elle joue dans un classique de Victor Hugo, Ruy Blas. Pour la séduire, Stéphane lui fait croire qu’il interprète Rodrigue dans Le Cid.

Concrètement ça donne quoi ? D’un côté une pièce dans le festival Off, comédie de boulevard qui veut lorgner du côté du Splendid, de l’autre, dans le festival In, deux classiques que sont Le Cid et Ruy Blas. Et la trame emprunte tout autant à la comédie de boulevard qu’aux intrigues de classe propres au théâtre classique : un opprimé, (par exemple un laquais) ment et joue le dominant pour séduire sa belle au statut social plus élevé que lui. C’est rondement mené comme on dit. Mais ça conforte tous les stéréotypes culturels de ce que serait le théâtre « populaire » — et son humour « lourd » (alors que dans le Off on trouve aussi, entre autres des adaptations de classiques)- et ce que serait le théâtre élitiste (en fait surtout montré ici par la suffisance et le mépris des comédien·nes du In à l’égard du Off, dont celui d’un personnage un qui est acteur dans une pièce célèbre de Bernard-Marie Koltès : Dans la solitude des champs de coton). Le conflit se joue entre les représentations d’une culture populaire, au sens d’accessible et d’une culture littéraire et élitiste, mais aussi dans la projection d’une culture classique réconciliatrice, lorsque les deux protagonistes s’échangent dans la nuit étoilée d’Avignon les vers du Cid comme deux amoureux.

Ces trois exemples permettent d’interroger nos propres pratiques ainsi que nos « aversions culturelles ». Une façon de mettre à nu nos choix et nos jugements culturels, nos imaginaires et nos goûts, ce que nous considérons comme vulgaire, plouc, beauf, snob, élitiste …

Il faudrait évidemment aller beaucoup plus loin (pourquoi pas dans un dossier dans un prochain numéro de notre revue ?) et (ré)interroger les sens du mot « populaire », à l’heure du durcissement des luttes socio-économiques, de l’appauvrissement général des classes moyennes et des coupes budgétaires qui affectent la culture et les pratiques culturelles dans leur ensemble. On réinterroge ce faisant, dans un contexte de transformation des rapports de classe et de ses brouillages10, les figures de subversion et/ou de répulsion, qu’il s’agisse du beauf ou du théâtreux élitiste. Même si on peut les qualifier de « grand public », celui des festivals n’est pas, selon les études, si diversifié socialement que ça et ce n’est pas parce qu’on y voit la foule, des bières à gogo, des barbecues et des artistes mainstream qu’on y est « populaire ». La réappropriation des stigmates culturels est-il un passage vers d’autres libérations politiques ? La question reste posée.

Réfléchir à nos représentations et à nos pratiques culturelles pour aborder plus largement ce que devrait être une politique de démocratie culturelle, c’est le petit caillou de fin d’été pour la rentrée qui s’annonce chaude (de colère ?) ou froide (comme la douche) pour le monde des artistes.

La saison des festivals se termine, celle de la nouvelle saison artistique va bientôt démarrer. Soyons présent·es dans les théâtres et les salles, comme … dans la rue !

PS : D’ailleurs, le 10 septembre sort Connemara d’Alex Lutz, d’après le roman de Nicolas Mathieu, un auteur souvent évoqué dans les débats sur les transfuges de classe. Comme de la gentrification d’une chanson culte et populaire, Connemara, — dissociée de son interprète souvent qualifié de ringard, de droitard, de macho et de beauf- comme une chanson beauf … ou pas ?

  1. CEFOC, « Arizona, un désert de démocratie culturelle », février 2025. En ligne. 
  2. Alma-Pierre Bonnet, Denis Jamet-Coupé et Cédric Passard, 2024, « Guerres culturelles, guerres des mots », Mots. Les langages du politique 136, pp 9 – 21.
  3. Fabienne Collard„ Christophe Goethals, et Marcus Wunderle, 2014, « Les festivals et autres événements culturels », Dossier du CRISP 83, pp 9 – 115.
  4. « Cogit’OPC » n°2 : Enquête sur les publics des festivals de musique de la Fédération Wallonie-Bruxelles : quelques analyses descriptives. Maud Van Campenhoudt. 2018
  5. Dominique Pasquier, 2005, « La culture populaire à l’épreuve des débats sociologiques », Hermès 2/42, pp 60 – 69
  6. Allusion à cette citation du président du MR : « Regardez les frères #Dardenne, il y a un ratio qui n’est pas hyper rentable. Ils ont décroché leur première Palme d’Or au festival de Cannes, il y a plus de 25 ans avec Rosetta … Objectivement pour faire Rosetta, il suffit de prendre une caméra et de venir à Mons Borinage … C’est mon quotidien. Je suis président d’un club de foot qui est situé à Boussu, s’ils veulent tourner Rosetta, qu’on me donne une caméra Go Pro, je sais le faire … »
  7. Chapeau de l’article en ligne consacré au festival (France 3 Région) par Juliette Poirier et Fabienne Béranger, 25/05/2025.
  8. Le bourgeois gaze veut dire le regard bourgeois, construit en référence à l’expression male gaze concept postulant que la culture visuelle dominante impose une perspective d’homme cisgenre hétérosexuel.
  9. Une scène du film montre les acteurices du In repérer les titres des pièces du Off qu’iels considèrent comme les plus nuls.
  10. Nacira Guénif-Souilamas, 2003, « L’irrésistible ascension d’une figure sociale. Variations sur le thème du « beauf » », Diversité 133, pp 61 – 73.

Laurence Rosier


Auteur

Née en 1967, Laurence Rosier est licenciée et docteure en philosophie et lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français à l’ULB. Auteure de nombreux ouvrages, elle a publié plus de soixante articles dans des revues internationales, a organisé et participé à plus de cinquante colloques internationaux, codirigé de nombreux ouvrages sur des thèmes aussi divers que la ponctuation, le discours comique ou la citation ou encore la langue française sur laquelle elle a coécrit M.A. Paveau, "La langue française passions et polémiques" en 2008. Elle a collaboré au Dictionnaire Colette (Pléiade). Spécialiste de la citation, sa thèse publiée sous le titre "Le discours rapporté : histoire, théories, pratiques" a reçu le prix de l’essai Léopold Rosy de l’Académie belge des langues et lettres. Son "petit traité de l’insulte" (rééd en 2009) a connu un vif succès donnant lieu à un reportage : Espèce de…l’insulte est pas inculte. Elle dirige une revue internationale de linguistique qu’elle a créée avec sa collègue Laura Calabrese : Le discours et la langue. Avec son compagnon Christophe Holemans, elle a organisé deux expositions consacrées aux décrottoirs de Bruxelles : "Décrottoirs !" en 2012. En 2015, elle est commissaire de l’exposition "Salope et autres noms d’oiselles". En novembre 2017 parait son dernier ouvrage intitulé L’insulte … aux femmes (180°), couronné par le prix de l’enseignement et de la formation continue du parlement de la communauté WBI (2019). Elle a été la co-commissaire de l’expo Porno avec Valérie Piette (2018). Laurence Rosier est régulièrement consultée par les médias pour son expertise langagière et féministe. Elle est chroniqueuse du média Les Grenades RTBF et à La Revue nouvelle (Blogue de l’irrégulière). Elle a été élue au comité de gestion de la SCAM en juin 2019.
 Avec le groupe de recherche Ladisco et Striges (études de genres), elle développe des projets autour d’une linguistique « utile » et dans la cité. Elle est Codirectrice de La Revue nouvelle.
La Revue Nouvelle
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