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CVP (Parti populaire chrétien — néerlandophone)

Blog - Lexique politique belgo-néerlandais - Belgique (België) Catholique (parti) CD&V Communautaire CVP Flandre (Vlaanderen) KVV (Katholieke Vlaamse Volkspartij) partis politiques PSC Social-chrétien par

décembre 2015

Chris­te­lijke Volks­par­tij (1968 – 2001)

Créé de fac­to en 1968 (et de jure en 1972), le CVP est issu de la scis­sion du PSC uni­taire, lequel ne résiste pas aux ten­sions crois­santes entre son aile fran­co­phone (plu­tôt uni­ta­riste et anti-fédé­ra­liste) et son aile néer­lan­do­phone, se défi­nis­sant de plus en plus comme fla­mande. Le coup de grâce est à la scis­sion vio­lente de l’Université catho­lique de Lou­vain (UCL).

Le CVP reprend en quelque sorte les choses là où elles en étaient res­tées en 1936 – 1945, lorsque l’UCB avait don­né nais­sance au KVV et au PCS. Comme le KVV en son temps, le CVP se carac­té­rise par un pro­fil davan­tage popu­laire et sa per­méa­bi­li­té aux reven­di­ca­tions du Mou­ve­ment flamand.

Suite à la scis­sion de 1968, le CVP conti­nue d’entretenir des rap­ports pri­vi­lé­giés avec son alter ego fran­co­phone du PSC, le CVP res­tant incon­tour­nable au niveau des coa­li­tions natio­nales (ensuite fédé­rales), en dépit de l’érosion de son élec­to­rat. Le CVP sup­prime le droit de ten­dance en son sein (stan­den) et en par­ti­cu­lier celui de l’ACW (Mou­ve­ment ouvrier chré­tien, gauche). Les ten­sions res­tent fortes entre les ten­dances de gauche et de droite, ain­si qu’entre fédé­ra­listes mini­ma­listes et fédé­ra­listes radicaux.

En 2001, suite à son revers élec­to­ral de 1999 et son ren­voi dans l’opposition, le CVP change de nom et de struc­tures pour deve­nir le CD&V (Chris­ten-Demo­cra­tisch en Vlaams), un par­ti se défi­nis­sant expli­ci­te­ment comme fla­mand et fédé­ra­liste radi­cal (voire confé­dé­ra­liste).