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Bilan budgétaire d’une législature

Numéro 5 Mai 2007 par Patrick Sullivan

mai 2007

Le gou­ver­ne­ment vio­let a axé sa poli­tique de com­mu­ni­ca­tion, en matière bud­gé­taire, sur le suc­cès que repré­sen­te­rait le main­tien inin­ter­rom­pu de l’é­qui­libre bud­gé­taire. Cet équi­libre est cepen­dant à bien des égards fra­gile voire fac­tice. Il s’ap­puie d’une part sur un volant impor­tant de recettes non récur­rentes qui grè­ve­ront de plus les bud­gets futurs, ain­si que sur le sou­tien de bonnes recettes fis­cales liées à une conjonc­ture éco­no­mique euro­péenne en finale très por­teuse. Enfin et sur­tout, cet équi­libre n’a pu être acquis de manière poli­ti­que­ment « indo­lore » que moyen­nant la pour­suite de l’au­to­ré­duc­tion du poids des charges d’in­té­rêts, mas­quant de fait une poli­tique bud­gé­taire et fis­cale expan­sive et assez cou­teuse. Les prio­ri­tés poli­tiques des deux grandes ailes idéo­lo­giques de la coa­li­tion ont ain­si pu être cou­vertes conjoin­te­ment par cet « effet d’au­baine », qui touche cepen­dant à son terme.