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Baudouin, du roi triste au souverain compatissant

Numéro 4 – 2020 - monarchie roi Baudouin par Henri Deleersnijder

juin 2020

Se remet-on jamais de son enfance ? Jamais peut-être autant que pour Baudouin une telle question n’a eu de pertinence. 

Dossier

Voilà, en effet, un fils de roi que tout destinait à avoir une existence choyée, mais qui, avant d’être amené à monter sur un trône trop tôt avancé pour lui, est frappé par le sort dès avant ses cinq ans : mort de son grand-père, Albert Ier, le 17 février 1934 à Marche-les-Dames ; le 29 aout de l’année suivante, c’est sa mère, la reine Astrid, qui meurt dans un accident de voiture à Küssnacht, en Suisse.

Surviennent ensuite en 1940, dès la prime adolescence, les affres de la guerre : exode en France, puis en Espagne ; retour en Belgique occupée au mois d’aout, mais passage du château de Laeken à celui de Ciergnon, dans les Ardennes. Au lendemain du débarquement du 6 juin 1944, départ en Allemagne de la famille royale qui est cloitrée, par la volonté du Reich, dans la forteresse de Hirschtein située sur l’Elbe ; transfert en Autriche, près de Strobl, au bord du lac Sankt-Wolgang, où les troupes alliées de libération arrivent le 7 mai 1945.

On a beau être fils de roi, il est des âges tendres moins bousculés. On rétorquera qu’en ces années de plomb de la Seconde Guerre mondiale, il y eut des destins autrement plus pénibles. Mais, on le sait, les souffrances endurées par autrui ne versent pas nécessairement un baume sur les siennes propres. Il n’est dès lors pas étonnant que, placé à la tête d’un État qu’il ne connaissait pas bien et entouré d’hommes politiques plus âgés que lui, le cinquième roi des Belges ait dégagé dans les premiers temps de son règne cette impression de malêtre qui le fera souvent qualifier de « roi triste ».

Au lendemain de la guerre, Baudouin se retrouve avec ses proches à Prégny, près de Genève. Les conditions d’exil sont certes devenues meilleures, très confortables même. Entouré de sa sœur Joséphine-Charlotte, de son frère Albert et de son tout jeune demi-frère Alexandre, il bénéficie aussi de l’affection de Lilian, la nouvelle épouse de Léopold, en qui il reconnait une véritable « mère ». La princesse de Réthy est cependant mal vue dans un pays où commencent à gronder, dès la fin des hostilités, les prémices de la Question royale.

Le retour en Belgique est donc lourdement compromis. Il ne deviendra possible qu’en 1950, après la consultation populaire du 12 mars, mais dans quelles conditions ! Le 22 juillet, soit deux jours après le vote des Chambres mettant fin à l’impossibilité de régner de son père, il débarque à Melsbroeck avec son père et Albert. On connait la suite : dans un contexte proche de la guerre civile, et surtout après les morts de Grâce-Berleur, Léopold III, au terme d’âpres négociations menées dans la nuit du 31 juillet au 1er aout, finit par s’effacer au profit de son fils ainé.

Voilà par conséquent Baudouin, en tant que prince royal, sommé de prendre la place de son « auguste père », alors qu’il n’a que vingt ans et qu’il ignore presque tout de ce pays dont il va devenir le souverain un an plus tard. Comment dans ce scénario non voulu et tellement douloureux ne pas se considérer comme un parricide ? Et comment, après un départ dans la vie aussi éprouvant, ne pas être enclin à la mélancolie et à l’introversion anxieuse ? Impression extérieure encore renforcée par un port timoré et gauche, lui-même accentué par des costumes gris anthracite trop larges et de grandes lunettes, si grandes qu’elles lui mangent une bonne partie du visage.

Les premières années de son règne, après sa prestation de serment constitutionnel le 17 juillet 1951, ne donnent lieu à aucune évolution sensible à cet égard. À le voir au cours de ses « Joyeuses entrées » dans bon nombre de villes du royaume, on croirait plutôt qu’il assiste à des cérémonies funèbres. Il n’y a que son voyage au Congo en 1955, où il est accueilli par une foule en liesse lui lançant du « Bwana Kitoko » (« beau seigneur ») et dans une certaine mesure aussi celui effectué aux États-Unis en 1959, qui parviennent à le dérider.

Rien de comparable, toutefois, avec la métamorphose qui va s’opérer chez ce « roi sans divertissement » quand il rencontre Fabiola de Mora y Aragon et se marie avec elle. À tel point que l’on a pu dire qu’il y a un roi Baudouin avant Fabiola et un roi Baudouin à partir de Fabiola. Sans s’attarder aux circonstances exactes qui ont mis en contact les deux futurs époux, il est admis aujourd’hui que, sur foi du livre du cardinal Suenens Le roi Baudouin. Une vie qui nous parle1, c’est la religieuse irlandaise O’Brien, sous l’impulsion du primat de Belgique, qui a déniché la « perle rare » en Espagne et a joué le rôle d’entremetteuse, le tout sous l’égide de la Vierge Marie de Lourdes.

Mariage arrangé dès lors, entre un monarque de trente ans et une aristocrate espagnole de deux ans son ainée ? Oui, mais mariage qui ne se serait selon toute vraisemblance pas conclu si les fiancés ne s’étaient pas aimés. Et il y a des indices, innombrables en l’espèce, qui sont extrêmement parlants : rien qu’à voir, par exemple, la prévenance qu’ils manifestaient en public l’un pour l’autre, avec ce bras du roi si affectueusement passé autour de la taille de son épouse, et cette manière de toujours se toucher et de ne jamais pouvoir se séparer. Cette tendre complicité marquera de son empreinte les discours royaux eux-mêmes dont l’entame deviendra : « La reine et moi…»

Unis donc, par la religion à coup sûr, mais ô combien différents ! Si le roi fait encore preuve de beaucoup de retenue, lui qui dans un passé pas si lointain donnait le sentiment d’avoir peur de son ombre, la reine, elle, est d’une autre trempe : elle est spontanée, enjouée, dynamique et indépendante. Dans la continuité de ce qu’elle était en Espagne quand, quittant chaque matin le palais madrilène de la calle Zurbano, puis son appartement situé à proximité, elle assistait à la messe et partait dans sa Seat 600 pour s’adonner à des œuvres charitables ; elle fut également infirmière dans un hôpital militaire.

Par cette fibre altruiste en particulier, on peut observer, avec André Molitor, que « la reine complète l’image et l’action du roi par une image et une action personnelles2 ». Dès le lendemain de son mariage le 15 décembre 1960, premières noces royales célébrées sur le sol belge — et en eurovision ! —, Fabiola accompagne son époux dans pratiquement tous ses déplacements, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’étranger. Faisant parfois fi du protocole, au grand dam des organisateurs, elle s’empresse de serrer une main, d’écouter une confidence, de prêter attention à une demande. Qualité humaine qui ne l’empêchera néanmoins pas, côté mœurs, de se montrer d’une psychorigidité laissant pantois : elle ne voulut pas revoir son frère Jaime, le fantasque de la famille, pendant dix-huit ans parce qu’il ne s’était pas marié à l’église !

Le roi savait être d’une intransigeance semblable dès que ce qu’il considérait comme faisant partie intégrante de la morale chrétienne était mis en cause (on y reviendra plus loin en ce qui concerne l’avortement). Pouvait-il seulement concevoir que l’on ne soit pas croyant ? Ce type de parti pris ne l’a pourtant pas figé dans une attitude intolérante : il s’est intéressé, le plus souvent sans distinction, à toutes les composantes de la société civile. Surtout dans les dernières années de son règne, il est allé à sa rencontre, y intervenant essentiellement auprès des plus faibles et des plus démunis.

On retiendra, entre autres, la visite qu’il fit au centre d’accueil pour les sans-abris à la place du Jeu de Balle à Bruxelles, dans le quartier des Marolles, le 18 mars 1993. Le 28 octobre 1992, c’était à Anvers qu’il s’était rendu, accompagné du commissaire royal à l’immigration Paula D’Hondt, pour se mettre à l’écoute, au centre Payoke, des victimes de la traite internationale des femmes. Dans cette pratique de la proximité, la dimension chaleureuse de sa sollicitude n’échappait à personne. Ce qui a pu faire dire au journaliste du Standaard Manu Ruys, en 1996, dans son évocation de la personnalité du roi Baudouin : « Quiconque le côtoyait ressentait son authenticité et sa probité. Il était imprégné d’un charisme intense, d’une préoccupation sacerdotale pour son prochain, surtout pour les moins favorisés, les victimes de l’exploitation. La compromission lui était étrangère ; il réagissait en être humain plutôt qu’en institution[Ruys M., Bas les masques. Apparences et réalités du pouvoir en Belgique, Bruxelles, Racine, 1996, p. 55.]].»

Parmi les nombreuses questions agitant leur époque, il en est une qui n’a cessé de hanter les souverains. C’est celle de la jeunesse. Eux qui n’ont pas eu le bonheur de donner la vie ont réussi à sublimer leur souffrance. À cet égard, le discours que le roi adresse aux enfants le 19 mai 1979 au château de Laeken, à l’occasion d’une fête qui est organisée à leur intention, mérite qu’on s’y arrête : « Nous voulons vous dire que nous vous aimons beaucoup. Vous savez que nous n’avons pas d’enfants. Longtemps nous nous sommes interrogés sur le sens de cette souffrance. Peu à peu nous avons compris qu’en n’ayant pas d’enfants à nous notre cœur était plus libre pour aimer tous les enfants, absolument tous. De toutes les lettres que nous avons reçues de vous, nous constatons avec joie que vous voulez construire un monde où les enfants sont plus heureux et où les grandes personnes ne se disputent plus. Vous savez qu’il existe des armes terrifiantes qui peuvent faire beaucoup de mal. Savez-vous que vous possédez aussi une arme, encore plus puissante que la bombe atomique ? Cette arme s’appelle l’amour. Mais il doit s’exprimer concrètement par la gentillesse, le respect et mille attentions pour rendre service à vos parents, vos frères et sœurs, vos professeurs, vos compagnons de classe et aussi aux personnes âgées, aux inconnus, aux étrangers… et cela avec bonne humeur. Le monde a besoin d’amour et de joie. Vous êtes capables de les donner. C’est vite dit, mais c’est très difficile. Il faut s’y exercer et recommencer tous les jours3. »

Naïveté du message, surement, mais il s’adressait à des enfants. Comment, néanmoins, ne pas souscrire à son propos ? Les plus fervents admirateurs du couple royal ont pu y voir un testament philosophique avant la lettre. D’autres, pour le moins circonspects par rapport à une certaine « légende dorée » de Baudouin, n’ont pas manqué de souligner les limites de sa bienveillance ou de sa compassion4. Et de rappeler, mais pas seulement eux, l’électrochoc que causa, début avril 1990, le refus du roi de signer la loi de dépénalisation partielle de l’avortement. La Belgique fut alors confrontée ni plus ni moins à une nouvelle « question royale », au point qu’elle frôla durant quelques jours une véritable crise de régime.

L’affaire est suffisamment connue pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en dérouler par le menu les diverses étapes. Qu’il suffise de retenir que la proposition de loi Lallemand/Herman-Michielsens avait été votée au Sénat le 6 mars 1989 et à la Chambre le 29 mars de l’année suivante et que, Baudouin ne voulant pas apposer sa signature au bas du projet adopté (« le pape lui-même ne changerait rien à ma décision »), une « entourloupette » (mot de l’historien Jean Stengers) fut imaginée par le gouvernement Martens : le vote, par les Chambres réunies, de l’impossibilité de régner du roi, suivi de la sanction et de la promulgation du susdit projet par les membres du gouvernement ; trente-six heures après cette « mise en parenthèses » de la fonction royale, les Chambres à nouveau réunies en séance plénière reconnaissent la fin de l’impossibilité de régner. Au sujet de cette rocambolesque histoire belge, le quotidien français Libération parla d’«interruption volontaire de règne»…

Ces moments de crise, d’une ampleur rarissime, ne provoquèrent cependant pas dans la population du « plat pays » le séisme qu’on aurait pu croire. Les milieux laïques et partisans d’un régime républicain firent certes connaitre haut et fort leur profond désaccord à l’égard de la décision royale et du scénario concocté pour voler à son secours. Ailleurs, en revanche, et avant tout dans le monde catholique, à côté de la compréhension pour un souverain qui avait si souvent et depuis si longtemps fait montre d’humanité, c’est plutôt l’admiration qui prévalut : Baudouin, en somme, avait placé les exigences de sa conscience au-dessus de la politique. Et l’opinion publique, si tant est qu’on puisse la définir avec quelque précision scientifique et au vu d’un sondage de l’époque réalisé à la demande de La Libre Belgique par l’Institut d’opinion de l’université catholique de Louvain (UCL), ne semble pas avoir tenu outre mesure rigueur au roi de sa ferme prise de position.

Du déjeuner pris en aout 1961 sur l’Azor, le yacht de Franco, en compagnie de Fabiola dont la famille était proche du caudillo, la même opinion ne prit pas spécialement ombrage non plus, apparemment du moins. À l’exception notoire des milieux de gauche, comme en témoigne cette diatribe du quotidien socialiste Le Peuple : « Finie la royauté ! Vive la République pour nous éviter ce genre de camouflets ! Nous avons travaillé pour le pays, contre les Franco et consorts, et voilà que notre roi ne craint pas de s’assoir à la table de ces gens5. » On pourrait évoquer aussi le rôle que le Palais a joué, discrétion oblige, dans la politique du Congo au lendemain de son accession à l’indépendance, évènements au cours desquels fut assassiné Patrice Lumumba le 17 janvier 19616. Ainsi que les liens d’amitié entretenus par Baudouin avec Juvénal Habyarimana, le chef d’État rwandais de l’ethnie hutue, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup de force militaire en 1973. Sans parler des rapports privilégiés que la Maison royale a gardés, jusqu’à ce qu’ils se rompent tout à fait en 1989, avec Mobutu Sese Seko, né en 1930 comme Baudouin, qui deviendra même le parrain d’une de ses filles…

Cette politique extérieure à géométrie variable n’empêchera pas le roi, dans ses allocutions régulières, de plaider pour des politiques respectueuses des droits de l’homme et soucieuses de solidarité : les pauvres, les marginaux, les handicapés retiendront toute son attention jusqu’à sa mort, de même que la lutte contre le racisme et la traite des êtres humains. Le 18 janvier 1985, aux autorités belges réunies au Palais, il lance cette injonction : « La tolérance doit à l’évidence rejeter toute forme de racisme et offrir une réelle chance d’intégration aux immigrés qui sont établis dans le pays7 ». Il n’hésite pas non plus, comme porté par un appel de la conscience, à aller sur le terrain, donc à rencontrer les personnes en difficulté. Il organise des tables rondes et autres déjeuners de travail à Laeken. C’est qu’il a acquis plus d’assurance au fil du temps. Claude de Valkeneer, qui fut de 1953 à 1983 conseiller de presse au cabinet du roi, en conviendra : « Ce n’est qu’en fin de règne qu’il fut maitre de lui et, de ce fait, un maitre dans le pays8 ».

Résultat : bien que sa fonction politique soit limitée par la Constitution, son influence a pu progressivement s’avérer considérable, d’autant que, les années s’écoulant et l’expérience se renforçant parallèlement, Baudouin est devenu plus âgé que la plupart des mandataires du pays, et cela compte au cours des « colloques singuliers » avec les ministres où il s’ingénie à prendre des notes au crayon sur de petits carnets à spirales… Dans les manifestations publiques également, sa présence est lourde de sens : ne signifie-t-elle pas que la nation est bien là ? Surtout au moment des drames que connut la Belgique en quarante-deux ans de règne. À ces heures, le roi savait se mettre à l’écoute de ses semblables dans la peine, par la tête légèrement penchée vers son interlocuteur ou interlocutrice et le regard plein de bonté. D’innombrables archives photographiques et télévisuelles gardent la trace de ces tranches de vie édifiantes.

La ferveur populaire des journées qui ont suivi le décès du roi Baudouin le 31 janvier 1993 à Motril, en Espagne, s’explique certainement par l’image de « souverain compatissant » qu’il a laissée. Le sens de ce flux émotionnel est à chercher du côté de la personnalité même du roi, dont les qualités humaines étaient indéniables. En un temps où l’excellence en tout prévaut et où chacun est sommé d’atteindre la performance dans son vécu, au détriment même de ses voisins de travail notamment, il représentait par la réserve qu’il incarnait l’idéal inversé du battant, coqueluche des médias et d’une société où le collectif part décidément en vrille. Quantité de gens se sont reconnus en lui, et ce fut rassurant pour eux.

Par ailleurs, le sociologue Claude Javeau, à l’époque professeur à l’université libre de Bruxelles (ULB), a décelé dans l’intensité de l’hommage rendu au défunt le signe certain d’un désarroi social : « Devant l’espèce de désagrégation politique perçue par beaucoup de gens, que reste-t-il ? Cette institution légitime qu’est la royauté. Incarnée, qui plus est, par quelqu’un qui se trouve au-dessus de tout soupçon, qui n’a trempé dans aucune affaire, et qui est mort à la tâche à un âge où les hauts fonctionnaires ne sont pas encore à la retraite ! L’ampleur de l’adhésion populaire ne me surprend donc pas. L’évènement est unificateur, et il arrive presque à point nommé9. »

Un autre éclairage est à retenir. Ces personnes venues en masse des quatre coins du pays, affluant en vagues successives devant les grilles d’un Palais en berne, est-il certain qu’elles pleuraient uniquement un roi consciencieux et un homme d’écoute ? Il est fort probable, en effet, que leur émotion charriait également une douloureuse nostalgie intime, celle d’un pays unitaire en voie de disparition, d’un passé idéalisé qui tombe en quenouille, mais qui est aussi de surcroit le leur. Avec, chevillé au plus profond de leur être, un espoir secret aussi, non formulé certes tout en étant néanmoins prégnant : c’est que le corps devenu mortel de leur roi puisse se glisser dans le corps immortel du royaume, de Belgique en l’occurrence. Puisque, selon la conception de l’historien philosophe Ernst Kantorowicz, les rois ont deux corps : à celui, naturel et mortel, est adjoint le politique qui, lui, ne périt jamais.

Mais que la perspective de la pérennité de l’État belge ait été alors autant souhaitée par les Flamands que par les francophones, Wallons et Bruxellois, est loin d’être établie. Baudouin, ne l’oublions pas, n’a cessé durant son long règne de vouloir colmater les brèches insidieuses où tentait de s’infiltrer le séparatisme. Quoi qu’il en soit, le jour des obsèques, une réelle unanimité aura été de mise. La messe à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, célébrée par le cardinal Godfried Daneels, représenta le point d’orgue d’une semaine qui se sera clôturée par une journée où la petite Belgique devint le centre de l’attention internationale et s’était remise — divine surprise ? — à s’aimer. Le roi Baudouin y fut manifestement pour quelque chose.

  1. Suenens L.-J., Le roi Baudouin. Une vie qui nous parle, Ertvelde, FIAT, 1995.
  2. Le Soir, 2 aout 1993.
  3. Le roi Baudouin. Dialogue avec la Nation, Gembloux/Bruxelles, Duculot/Inbel, 1986, p. 86.
  4. Voir à ce propos Geerts N., Baudouin sans auréole, coll. « Liberté j’écris ton nom », Bruxelles, Labor/Espace de Libertés, 2003.
  5. Cité dans Fralon J.-A., Baudouin. L’homme qui ne voulait pas être roi, Paris, Fayard, 2001, p. 236.
  6. Voir à ce propos Braeckman C., Lumumba, un crime d’État. Une lecture critique de la Commission parlementaire belge, coll. « Sur les charbons ardents », Bruxelles, Aden, 2002.
  7. Le roi Baudouin. Dialogue avec la Nation, op. cit., p. 109.
  8. de Valkeneer Cl., De Cour à jardin. Trente ans au Palais royal, Bruxelles, Racine, 2002, p. 58.
  9. Le Soir, 7 – 8 aout 1993.

Henri Deleersnijder


Auteur

licencié en arts et sciences de la communication, professeur d’histoire et collaborateur scientifique à l’université de Liège, auteur de nombreux ouvrages
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