Skip to main content
logo
Lancer la vidéo

Soixante ans après la capitulation du Troisième Reich, où est passé Hitler ?

Numéro 9 Septembre 2005 par Marcel Delvaux

septembre 2005

Pro­vo­quant avec ses com­parses ce que le phi­lo­sophe alle­mand Rolf Zim­mer­mann appelle une « muta­tion de l’es­pèce », Hit­ler a cas­sé le rythme de l’é­vo­lu­tion morale de l’hu­ma­ni­té. Il a ampu­té les rela­tions humaines des notions de vie et de digni­té en fai­sant du géno­cide tan­tôt un objec­tif en soi tan­tôt un ins­tru­ment de pou­voir éco­no­mique par le recours à un sys­tème d’es­cla­vage pré­mices de l’ex­ter­mi­na­tion. Avec lui, la volon­té de puis­sance a bou­té la méta­phy­sique hors des consciences. Hit­ler ne fut cepen­dant pas le pro­duit esseu­lé d‘une géné­ra­tion spon­ta­née. On n’a jamais autant par­lé de lui qu’au­jourd’­hui, mais il dépend de nous qu’il n’entre pas dans les mémoires futures comme un Fran­ken­stein de séries télé­vi­sées. C’est pour­quoi, il importe de l’i­den­ti­fier en remon­tant sa trace dans le temps et dans l’es­pace occi­den­tal, même s’il faut pour cela le clas­ser dans le patri­moine mon­dial de l’in-humanité.