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Retour de Kiev

Numéro 4 Avril 2003 - Ex-URSS par Bernard De Backer

avril 2003

Plus vaste pays d’Eu­rope après la Rus­sie, et bien­tôt voi­sine de l’U­nion euro­péenne, l’U­kraine est lar­ge­ment mécon­nue à l’ouest des Car­pates. Au-delà de Tcher­no­byl et de son sta­tut de fameux « gre­nier à blé de la Rus­sie » — réa­li­té his­to­rique qui lui valut la grande famine des années trente, pro­vo­quée par les réqui­si­tions cri­mi­nelles de Sta­line -, le pays a d’autres his­toires à nous trans­mettre. À com­men­cer par celle de ses ori­gines et de son des­tin tumul­tueux, inti­me­ment asso­ciés à sa capi­tale, « la Ville » comme la nom­mait Boul­ga­kov. Depuis l’in­dé­pen­dance de 1991, le « fan­tôme de l’Eu­rope » se trouve par ailleurs confron­té au double défi de construire un État-nation et de sor­tir du com­mu­nisme. Tâche redou­table qui faillit conduire au désastre en 1993. Depuis lors, le pays semble remon­ter la pente mal­gré une crise poli­tique endé­mique et de fortes dis­pa­ri­tés régio­nales. À par­tir d’un séjour dans la capi­tale, onze ans après une pre­mière visite, et plu­sieurs voyages dans les régions, l’au­teur nous raconte quelques trans­for­ma­tions obser­vées avec la com­pli­ci­té de ses amis ukrai­niens. Une réa­li­té com­plexe que vision apo­ca­lyp­tique ou opti­misme naïf n’ai­de­ront pas à comprendre.