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Paralittératures, d’un genre à l’autre

Abo Numéro 8 – 2020 - 75 ans genre littéraire lecture littérature par Laurence Rosier

décembre 2020

La notion de « para­lit­té­ra­tures » consti­tue la thé­ma­tique du dos­sier que Jacques Dubois a coor­don­né pour La Revue nou­velle à la fin des années 1970. Sa démarche consti­tuait assu­ré­ment un coup de pied dans la four­mi­lière du champ des études lit­té­raires en légi­ti­mant l’étude de genres lit­té­raires « mar­gi­naux » ou « secon­daires », au même titre que l’étude de la lit­té­ra­ture consa­crée. Elle consti­tue éga­le­ment une sorte de glis­se­ment, depuis une socio­lo­gie de la pro­duc­tion lit­té­raire vers une socio­lo­gie de sa récep­tion. À l’heure de l’omniprésence des réseaux socio­nu­mé­riques, de l’hybridation des pra­tiques de lec­ture et de la diver­si­fi­ca­tion des pra­tiques scrip­tu­rales, il semble, en effet, de moins en moins per­ti­nent de consi­dé­rer les consom­ma­trices et les consom­ma­teurs comme de simples récep­tacles pas­sifs des œuvres qui sont pro­duites. Au point de récon­ci­lier cultures let­trées et populaires ?

Dossier

La notion de « para­lit­té­ra­tures » consti­tue la thé­ma­tique du dos­sier que Jacques Dubois a coor­don­né pour La Revue nou­velle à la fin des années 1970. Sa démarche consti­tuait assu­ré­ment un coup de pied dans la four­mi­lière du champ des études lit­té­raires en légi­ti­mant l’étude de genres lit­té­raires « mar­gi­naux » ou « secon­daires », au même titre que l’étude de la lit­té­ra­ture consa­crée. Elle consti­tue éga­le­ment une sorte de glis­se­ment, depuis une socio­lo­gie de la pro­duc­tion lit­té­raire vers une socio­lo­gie de sa récep­tion. À l’heure de l’omniprésence des réseaux socio­nu­mé­riques, de l’hybridation des pra­tiques de lec­ture et de la diver­si­fi­ca­tion des pra­tiques scrip­tu­rales, il semble, en effet, de moins en moins per­ti­nent de consi­dé­rer les consom­ma­trices et les consom­ma­teurs comme de simples récep­tacles pas­sifs des œuvres qui sont pro­duites. Au point de récon­ci­lier cultures let­trées et populaires ?

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Laurence Rosier


Auteur

Née en 1967, Laurence Rosier est licenciée et docteure en philosophie et lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français à l’ULB. Auteure de nombreux ouvrages, elle a publié plus de soixante articles dans des revues internationales, a organisé et participé à plus de cinquante colloques internationaux, codirigé de nombreux ouvrages sur des thèmes aussi divers que la ponctuation, le discours comique ou la citation ou encore la langue française sur laquelle elle a coécrit M.A. Paveau, "La langue française passions et polémiques" en 2008. Elle a collaboré au Dictionnaire Colette (Pléiade). Spécialiste de la citation, sa thèse publiée sous le titre "Le discours rapporté : histoire, théories, pratiques" a reçu le prix de l’essai Léopold Rosy de l’Académie belge des langues et lettres. Son "petit traité de l’insulte" (rééd en 2009) a connu un vif succès donnant lieu à un reportage : Espèce de…l’insulte est pas inculte. Elle dirige une revue internationale de linguistique qu’elle a créée avec sa collègue Laura Calabrese : Le discours et la langue. Avec son compagnon Christophe Holemans, elle a organisé deux expositions consacrées aux décrottoirs de Bruxelles : "Décrottoirs !" en 2012. En 2015, elle est commissaire de l’exposition "Salope et autres noms d’oiselles". En novembre 2017 parait son dernier ouvrage intitulé L’insulte … aux femmes (180°), couronné par le prix de l’enseignement et de la formation continue du parlement de la communauté WBI (2019). Elle a été la co-commissaire de l’expo Porno avec Valérie Piette (2018). Laurence Rosier est régulièrement consultée par les médias pour son expertise langagière et féministe. Elle est chroniqueuse du média Les Grenades RTBF et à La Revue nouvelle (Blogue de l’irrégulière). Elle a été élue au comité de gestion de la SCAM en juin 2019.
 Avec le groupe de recherche Ladisco et Striges (études de genres), elle développe des projets autour d’une linguistique « utile » et dans la cité.