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Nicolas Bouvier, 22 Hospital street

Numéro 12 Décembre 2006 par Bernard De Backer

décembre 2006

Après deux années de voyage conti­nen­tal au début des années cin­quante, de Genève au sud de l’Inde, l’é­cri­vain suisse fran­chit une der­nière douane qui lui ouvre les portes d’une ile ensor­ce­lée : Cey­lan. Il y rejoint son com­pa­gnon de voyage qui l’a quit­té à Kaboul, le peintre Thier­ry Ver­net et sa femme, Flo­ris­tel­la. Ceux-ci retournent au pays et le laissent seul dans la petite ville côtière de Galle. Bou­vier y som­bre­ra dans une zone de silence, peu­plée d’in­sectes et de magie noire, bri­sé par une lettre qu’il atten­dait depuis six mois. Elle était Scor­pion, lui Pois­son ; il n’y aura jamais de trait d’u­nion. Le récit de cette déré­lic­tion sera un livre « sur­écrit », d’une prose splen­dide et mali­cieuse : Le Pois­son-Scor­pion. Un film, réa­li­sé par Chris­toph Kühn et publié en dvd ce mois d’aout, nous en retrace les pré­mices et l’histoire.