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Logistique des pandémies

Numéro 3 – 2020 - Covid-19 flux globalisation pandémie philosophie par Laurent De Sutter

avril 2020

Un réflexe immé­diat est la recherche des « res­pon­sables » des pan­dé­mies. Pour­tant, cette recherche est sans doute vaine, voire ridi­cule. Fina­le­ment, la ques­tion des pan­dé­mies est peut-être si étroi­te­ment liée à la logis­tique qu’elle est indis­so­ciable du pro­ces­sus humain de fabri­ca­tion du monde.

Dossier

Peste

L’agent Smith1 était excé­dé. Cela fai­sait plu­sieurs heures, à pré­sent, qu’il inter­ro­geait Mor­pheus de manière bru­tale, sans par­ve­nir à le faire cra­quer. Jamais n’avait-il été aus­si proche du but de sa mis­sion : arra­cher à un être humain qui le connai­trait le moyen d’accéder à Zion, la der­nière ville résis­tante. Il était à deux doigts, pour­tant. Mais la volon­té de Mor­pheus se trou­vait tout entière main­te­nue par la convic­tion qu’il venait de décou­vrir l’Élu, celui qui, pré­ci­sé­ment, per­met­trait à Zion de se sou­le­ver contre le règne des machines repré­sen­tées par Smith. En un geste inat­ten­du, l’agent déci­da donc de s’adresser au capi­taine rebelle de manière directe, pri­vée et il décon­nec­ta son oreillette de la Matrice. « J’aimerais par­ta­ger une révé­la­tion que j’ai éprou­vée pen­dant le temps que j’ai pas­sé ici, lui dit-il après s’être car­ré sur une chaise. Elle m’est par­ve­nue lorsque j’ai entre­pris de clas­si­fier votre espèce. J’ai com­pris que vous n’étiez pas véri­ta­ble­ment des mam­mi­fères. Tout mam­mi­fère, sur cette pla­nète, déve­loppe de façon ins­tinc­tive un équi­libre natu­rel avec son envi­ron­ne­ment, mais pas vous, les humains. Vous vous ins­tal­lez dans un endroit et vous vous mul­ti­pliez, vous vous mul­ti­pliez, jusqu’à ce que toutes les res­sources natu­relles soient épui­sées. La seule manière que vous ayez de sur­vivre est de vous répandre vers un autre lieu. Il y a un autre type d’organisme sur cette pla­nète qui adopte ce com­por­te­ment. Savez-vous lequel ? Le virus. Les êtres humains sont une mala­die, un can­cer de cette pla­nète. Vous êtes une peste. Et nous sommes le remède. » C’était un mono­logue agres­sif et impla­cable, qui pré­ten­dait témoi­gner d’une luci­di­té supé­rieure, tout en démo­ra­li­sant son inter­lo­cu­teur. Bien enten­du, il était tout à fait pos­sible de l’écarter d’un revers de la main, comme on le ferait d’un dis­cours trop enten­du, d’une cari­ca­ture comme il s’en des­sine de temps à autre du côté des grands misan­thropes. Pour­tant, l’agent Smith n’avait pas entiè­re­ment tort. Si on écar­tait la rhé­to­rique du mépris, il y avait quelque chose de vrai dans la des­crip­tion d’une huma­ni­té pos­sé­dant plus d’un trait en com­mun avec les modes d’opération d’un virus. Deux points de son dis­cours, en par­ti­cu­lier, ren­daient un écho de véri­té : celui vou­lant que ce qui carac­té­rise les êtres humains et les virus soit leur ten­dance à se dépla­cer, et celui selon lequel cette ten­dance soit liée à la ges­tion des consé­quences de leur mul­ti­pli­ca­tion sau­vage, c’est-à-dire de leur quan­ti­té. Un mot syn­thé­ti­sait ces deux points : le mot de « logistique ».

Cohabitation

De fait, toute l’histoire des épi­dé­mies repose sur quelque chose comme une com­mu­nau­té de des­tin : il n’y a de virus que là où les êtres humains se sont orga­ni­sés pour vivre en groupes plus impor­tants que quelques indi­vi­dus. À par­tir de ce qu’on conti­nue à appe­ler « révo­lu­tion néo­li­thique » (soit vers 9000 – 7000 avant notre ère), de nou­velles tech­niques d’exploitation des terres les plus fer­tiles entou­rant un cer­tain nombre de bas­sins hydro­lo­giques, comme le del­ta du Tigre et de l’Euphrate, auto­ri­sèrent, en effet, la créa­tion des pre­mières ins­tal­la­tions séden­taires. Com­po­sées de quelques familles au départ, celles-ci vont gros­sir avec le temps et finir par for­mer les pre­miers vil­lages, les pre­mières villes, les pre­miers espaces de coha­bi­ta­tion de masse de l’histoire. Or, cette coha­bi­ta­tion n’impliquait pas seule­ment les humains, elle impli­quait aus­si toutes les créa­tures qui accom­pa­gnaient leur séden­ta­ri­sa­tion au nom des exi­gences de la nour­ri­ture, de l’équipement, etc. Les com­mu­nau­tés néo­li­thiques étaient donc des com­mu­nau­tés qui comp­taient autant de non-humains, ani­maux et végé­taux, qu’ils comp­taient d’humains, voire davan­tage si on y ajou­tait les popu­la­tions micro­sco­piques vivant en sym­biose avec eux : insectes divers, micro-orga­nismes, bac­té­ries, etc. L’organisation néo­li­thique des com­mu­nau­tés consti­tua la pre­mière expé­ri­men­ta­tion de coha­bi­ta­tion à grande échelle entre espèces, et même régimes, qui n’étaient pas néces­sai­re­ment faits pour vivre ensemble, ou, en tout cas, pour vivre ensemble de manière paci­fique. De façon symp­to­ma­tique, les pre­mières épi­dé­mies de l’histoire remontent aus­si à cette période. C’est dès le néo­li­thique que l’on voit appa­raitre les traces de dis­pa­ri­tions sou­daines de villes entières, dis­pa­ri­tions dont la seule expli­ca­tion pos­sible est qu’elles sont dues à des attaques bru­tales de mala­dies. De fait, la coha­bi­ta­tion étroite avec les non-humains, ain­si que leurs popu­la­tions para­sites, favo­ri­sa les échanges inter­es­pèces, pour le meilleur comme pour le pire, cer­taines mala­dies ani­males se décou­vrant une affi­ni­té pour le milieu bio­lo­gique humain. Très tôt, donc, le fait que les humains aient décou­vert des tech­niques per­met­tant d’assurer un mode de vie plus stable et une exploi­ta­tion plus effi­cace de l’environnement condui­sit para­doxa­le­ment au ren­for­ce­ment d’autres types de menaces à sa sur­vie, les virus béné­fi­ciant aus­si des résul­tats des inno­va­tions humaines.

Circulation

Mais ce n’est pas tout. À côté de la mise en place d’une éco­lo­gie nou­velle, dont les effets secon­daires n’étaient pas mai­tri­sés par ceux qui s’en vou­laient les prin­ci­paux béné­fi­ciaires, les tech­niques d’exploitation du monde déve­lop­pées dès le néo­li­thique favo­ri­sèrent sa dif­fu­sion. Pour­vu que cer­taines res­sources fussent pré­sentes (pour l’essentiel, de l’eau), il était pos­sible d’acclimater les tech­no­lo­gies et les stra­té­gies déve­lop­pées dans les grands bas­sins fer­tiles. Il suf­fi­sait pour ça d’en adap­ter les réseaux logis­tiques (donc, au début, les pre­mières routes ain­si que les pre­miers sys­tèmes d’irrigation et de cana­li­sa­tion de l’eau) au contexte local. Depuis tou­jours, les humains avaient été nomades : ils connais­saient mieux que per­sonne l’importance de la cir­cu­la­tion, de sorte qu’au moment où ils déci­dèrent de s’installer en un lieu spé­ci­fique, ils se conten­tèrent de ren­ver­ser le mou­ve­ment de celle-ci. Plu­tôt que pas­ser leur temps à se dépla­cer, ils orga­ni­sèrent pro­gres­si­ve­ment les moyens per­met­tant de faire venir les choses à eux, que ce soit l’eau, pré­ci­sé­ment, ou, plus tard, des céréales, du bétail, des tra­vailleurs, et ain­si de suite. C’est-à-dire que les pre­miers groupes humains se trans­for­mèrent rapi­de­ment en attrac­teurs logis­tiques, en nœuds plus ou moins impor­tants dans un réseau de cir­cu­la­tion des êtres et des choses sans lequel la vie locale demeu­re­rait limi­tée. La crois­sance des groupes devint condi­tion­née à l’extension de leur prise sur leur envi­ron­ne­ment, et donc à leur capa­ci­té de se sai­sir à dis­tance de ce dont ils avaient besoin pour assu­rer leur sub­sis­tance, sans par­ler de leur déve­lop­pe­ment. Pour pou­voir vivre ici, il fal­lait qu’il y eût aus­si de la vie là-bas, et que l’une comme l’autre puissent être mises en com­mu­ni­ca­tion de sorte à se sou­te­nir de manière mutuelle. Comme il fal­lait s’y attendre, cette exten­sion pro­gres­sive de la ges­tion de la vie ne fut pas sans consé­quence sur la manière dont les popu­la­tions para­sites des êtres humains y amé­na­gèrent leur place. Avec les matières pre­mières, le bétail ou les com­mer­çants eux-mêmes, les créa­tures qui avaient fait du micro­cosme néo­li­thique leur rési­dence accom­pa­gnèrent aus­si les méandres des dépla­ce­ments géo­gra­phiques. Si les épi­dé­mies naquirent de la concen­tra­tion inter­es­pèces orga­ni­sée par les êtres humains, les pan­dé­mies, elles, appa­rurent avec leur dis­sé­mi­na­tion sur toute la sur­face de la pla­nète. Elles furent la marque du suc­cès dans la colonisation.

Modernité

Il faut donc dire ceci : il n’y a rien de nou­veau dans les pan­dé­mies contem­po­raines. Elles ont accom­pa­gné l’histoire de l’humanité comme son ombre por­tée, ou plu­tôt comme l’ombre por­tée des suc­cès, plus ou moins brillants et plus ou moins incons­cients, qu’elle a ren­con­trés sur le che­min de sa propre dif­fu­sion. Il serait même pos­sible de dres­ser une sorte de ligne des pan­dé­mies qui ser­vi­rait de contre­point à la nar­ra­tion tra­di­tion­nelle des étapes consi­dé­rées comme les plus déci­sives de la conquête humaine de la pla­nète. Les grandes pestes qui ont affec­té le monde entier depuis l’époque d’Antonin le Pieux, au IIe siècle de notre ère, por­tèrent toutes témoi­gnage d’un état spé­ci­fique du déve­lop­pe­ment logis­tique des civi­li­sa­tions qu’elles rava­gèrent. Les épi­dé­mies de mala­ria, de fièvre jaune, de typhus, etc., qui balayèrent le conti­nent nord-amé­ri­cain après l’arrivée des Euro­péens, elles aus­si, mar­quèrent le fait qu’il est impos­sible de pen­ser les mala­dies en dehors de la fabrique du monde humain. En clô­tu­rant le globe sur lui-même, les explo­ra­teurs contri­buèrent aus­si à finir de bou­cler les voies de cir­cu­la­tion des créa­tures qui les accom­pa­gnaient, qu’il s’agisse des cochons, des lapins et des che­vaux, de toute une série de plantes, comme la canne à sucre ou, bien enten­du, des bac­té­ries et des virus. Les pan­dé­mies de l’âge indus­triel, de ce point de vue, ne chan­gèrent pas grand-chose : elles se conten­tèrent de se déployer dans un contexte où les connexions logis­tiques étaient plus nom­breuses et où la concen­tra­tion humaine avait atteint un point de non-retour. Avec la moder­ni­té, les pan­dé­mies devinrent véri­ta­ble­ment des pan­dé­mies au sens où il n’était plus aucun coin du globe qui pou­vait pré­tendre s’excepter du réseau de connexions per­met­tant la cir­cu­la­tion des choses et des êtres. Mais, du point de vue de leur nature, le déve­lop­pe­ment indus­triel et la mon­dia­li­sa­tion ne trans­for­mèrent pas les condi­tions de la coha­bi­ta­tion entre les humains et leurs para­sites ; les pan­dé­mies étaient ins­crites dans le fait que les humains ne peuvent pas vivre seuls, et que cer­taines formes de vie pro­fitent de cette impos­si­bi­li­té de la soli­tude pour pou­voir exis­ter aus­si. Par­tout où la logis­tique per­met­tra la mul­ti­pli­ca­tion des êtres humains, il y aura des créa­tures sus­cep­tibles d’en pro­fi­ter ; et plus cette logis­tique ren­dra pos­sible la sur­vie d’un grand nombre d’individus, plus ils seront sus­cep­tibles d’abriter cela même qui est le mieux capable de les détruire.

Monde

Lorsque Mar­tin Hei­deg­ger se per­mit sa célèbre remarque vou­lant que les ani­maux fussent « pauvres en monde », il se trom­pait donc deux fois : non seule­ment les ani­maux ont-ils un monde, mais ce monde, pour une grande par­tie d’entre eux, n’est autre que celui que nous avons fabri­qué. C’est là une grande leçon des dis­cus­sions rela­tives à la ques­tion de savoir si nous sommes entrés dans l’Anthropocène ou non : nous décou­vrons sou­dain qu’un monde n’est jamais don­né, mais tou­jours fait. Toutes les acti­vi­tés aux­quelles se sont livrés les êtres humains n’ont pas eu d’autre but que la consti­tu­tion de quelque chose comme un monde, un espace vivable, à la sur­face d’une pla­nète dont il n’était pas acquis qu’elle fût habi­table. Il se fait juste qu’un tel monde ne se construit pas tout à fait seul. Pour qu’il y ait monde, il faut la col­la­bo­ra­tion d’un nombre consi­dé­rable d’êtres, cer­tains agis­sant de manière plus ou moins invi­tée et d’autres en sous-main. Par­ler de logis­tique, c’est par­ler de l’ensemble des condi­tions au nom des­quelles il y a un monde, et donc aus­si des consé­quences que l’application de ces condi­tions à la vie des humains implique en termes d’invités indé­si­rables. Nous ne sommes pas seuls au monde ; le fait même qu’il y ait un monde implique la coha­bi­ta­tion avec des myriades d’autres êtres, depuis les mor­ceaux de roche exca­vés dans les mines jusqu’aux micro-orga­nismes syn­thé­ti­sant l’oxygène ou fil­trant les rayons du soleil dans l’atmosphère. La force exor­bi­tante des êtres humains, s’il y en a une, n’a donc consis­té qu’à impo­ser une note domi­nante, une règle d’ordre, au monde dans lequel ils avaient embar­qué les autres, non sans qu’ils l’adaptent ensuite à leur sauce. Car c’est le fait de toute coha­bi­ta­tion d’altérer ce avec quoi on coha­bite, de contri­buer à modi­fier le desi­gn du monde fabri­qué par ceux chez qui on s’invite. Dans le cas des pan­dé­mies, cette alté­ra­tion peut être mor­telle pour toute une série d’individus ; pour les autres, elle consti­tue plu­tôt une manière de tirer les ultimes consé­quences des faci­li­tés offertes, jusqu’à ce que, par une réac­tion de défense, celles-ci soient fer­mées. Il serait stu­pide de croire que nous pour­rions l’empêcher, que nous serions capables de déci­der de l’accès au monde comme nous pré­ten­dons déci­der de l’accès de telle ou telle caté­go­rie de per­sonnes sur le ter­ri­toire de telle ou telle nation. Dans un monde, fer­mer une porte équi­vaut tou­jours à ouvrir une fenêtre.

Faute

Une conclu­sion essen­tielle doit être tirée de tout ceci, une conclu­sion radi­ca­le­ment oppo­sée à celle que l’agent Smith vou­lait faire com­prendre à Mor­pheus afin de le démo­ra­li­ser. Cette conclu­sion, ce serait celle vou­lant que, dans l’histoire des pan­dé­mies, et en par­ti­cu­lier dans son volet contem­po­rain, il serait pos­sible de dési­gner des fau­tifs, des res­pon­sables, des indi­vi­dus à blâ­mer. Les can­di­dats sont nom­breux, pour­tant : du capi­ta­lisme indus­triel à la ges­tion néo­li­bé­rale des popu­la­tions, en pas­sant par l’Occident colo­ni­sa­teur ou la psy­ché anthro­po­cen­triste des humains, ils n’ont pas man­qué de rece­voir l’attention des cri­tiques de tous hori­zons. Mais il n’y a rien de plus ridi­cule, de plus absurde, que ce réflexe cri­tique. De la même manière qu’un virus ne pos­sède aucune rai­son morale d’en vou­loir à celui ou celle qu’il abat, per­sonne n’est res­pon­sable de l’état du monde que nous contri­buons tous à construire, pour notre plus grand béné­fice et celui d’une série d’autres espèces. En réa­li­té, le fait même que le monde soit fabri­qué, soit le résul­tat de nos soins aus­si jaloux qu’incompétents, devrait sus­ci­ter chez nous un réflexe para­doxal de soli­da­ri­té vis-à-vis des pas­sa­gers clan­des­tins de la vie que nous avons orga­ni­sée. Dans le monde tel que nous l’avons conçu, il est, en effet, deve­nu dif­fi­cile de dis­tin­guer ce qui est virus et ce qui ne l’est pas, ce qui est para­site et ce qui ne l’est pas, ce dont l’infrastructure logis­tique du monde est le sou­tien ou pas. S’il est indé­niable qu’un grand nombre de para­mètres rela­tifs à la concen­tra­tion et à l’extension logis­tique de l’humanité sur la pla­nète Terre pour­raient être mieux gérés, cette ges­tion n’est pas une ques­tion de pro­jet poli­tique ou éco­no­mique. Elle est une ques­tion de pro­jet cos­mo­lo­gique, voire cos­mo­lo­gis­tique. Les routes, canaux, ponts, rails, tun­nels, câbles, tuyaux, conduites, pipe­lines qui recouvrent la pla­nète de leurs réseaux sont par défi­ni­tion des sys­tèmes de cir­cu­la­tion sans les­quels il n’y aurait pas de vie du tout — à pro­pre­ment par­ler, ils sont la vie, parce qu’ils sont le monde. Tout l’enjeu, pour ceux qui sou­hai­te­raient mai­tri­ser davan­tage le flux d’indésirables, consiste donc à com­men­cer par mesu­rer à quel point, davan­tage que n’importe quelle forme de dis­cours ou d’idéologie, c’est d’eux que, tous ensemble, nous dépen­dons. Nous ne pour­rons jamais nous défaire de cet ensemble aux fron­tières floues, mais nous pou­vons au moins en apprendre la rai­son d’être.

  1. NdR : Les per­son­nages et évè­ne­ments décrits ici font réfé­rence à la tri­lo­gie Matrix (Matrix, 1999, Matrix Reloa­ded, 2003 et Matrix Revo­lu­tions, 2003), films aus­tra­lo-amé­ri­cains de science-fic­tion réa­li­sés par Les Wachowski.

Laurent De Sutter


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