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Le quai Branly. Un musée postcolonial ?

Numéro 01/2 Janvier-Février 2007 - Art et culture par Albert Bastenier

janvier 2007

Le musée du quai Bran­ly, dédié aux « arts et civi­li­sa­tions d’A­frique, d’A­sie, d’O­céa­nie et des Amé­riques », ouvert en juin 2006 à Paris sur les bords de la Seine, fait déjà par­tie du cir­cuit clas­sique des musées « incon­tour­nables », dont la visite s’im­pose dans la ville qui se veut « la plus belle et la plus intel­li­gente du monde ». Aux yeux de la plu­part des com­men­ta­teurs, il s’a­git d’un ensemble archi­tec­tu­ral remar­quable et d’une asso­cia­tion réus­sie entre l’es­thé­tique et l’eth­no­lo­gie. Bran­ly n’en conti­nue pas néan­moins de sou­le­ver autant de débats contra­dic­toires que durant les dix années de sa ges­ta­tion. Est-ce le musée d’eth­no­lo­gie post­co­lo­niale que l’on pou­vait espé­rer ? La manière d’y poser la ques­tion des rap­ports entre la nature et la culture témoigne-t-elle intel­lec­tuel­le­ment du pas­sé ou de l’avenir ?