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La présence arabo-musulmane au Congo

Numéro 12 Décembre 2002 par Xavier Luffin

janvier 2009

Les com­mer­çants ara­bo-swa­hi­lis et sou­da­nais pré­cé­dèrent de
quelques décen­nies les « explo­ra­teurs » occi­den­taux et les fondateurs
de l’É­tat indé­pen­dant du Congo, les uns dans l’est du pays
(Manye­ma, Kivu), les autres dans le nord (bas­sin de l’Uele). La
culture musul­mane fai­sait donc par­tie du « pay­sage humain » de la
région lorsque la colo­ni­sa­tion belge fut lan­cée. Or, mal­gré l’impressionnante
lit­té­ra­ture scien­ti­fique de l’é­poque colo­niale consacrée
au Congo sous tous ses aspects, de la lin­guis­tique à la botanique
en pas­sant par l’eth­no­lo­gie, les sources belges à pro­pos de
l’is­lam congo­lais sont aus­si rares que lacu­naires. Cela ne signifie
pas que la pré­sence musul­mane fut niée durant cette période — les
réfé­rences à la lutte contre les escla­va­gistes, pré­texte à la colonisation,
sont omni­pré­sentes. En réa­li­té, elle fut pré­sen­tée comme
un intrus, une com­mu­nau­té étran­gère au pays, ce qui légi­ti­mait le
silence de cher­cheurs pour­tant très pro­lixes à pro­pos des « cultures
indigènes ».