logo
Lancer la vidéo

L’Amazone verte. Le roman de Françoise d’Eaubonne, d’Elise Thiébaut

ABO Numéro 01 – 2022 écoféminisme - par July Robert -

Il est vrai que les écoféministes ont une propension à faire des rondes, à chanter à tue-tête et à boire des tisanes aux odeurs contestables. Mais, franchement, croire que la Lune nous envoie des cycles ou que la Terre nous parle n’est pas plus idiot que de construire une centrale nucléaire sans savoir ce qu’on va faire des déchets radioactifs.

« Géniale », « hystérique », « militante ultraradicale », « visionnaire », quel que soit le qualificatif que l’on utilise pour définir Françoise d’Eaubonne, nombreux·ses se retrouvent pour dire qu’elle fut une pionnière de la pensée liant écologie et féminisme. C’est d’ailleurs à elle que nous devons le terme « écoféminisme » apparu pour la première fois dans son ouvrage Le féminisme ou la mort, paru en 1974, terme aujourd’hui récupéré avec plus ou moins de bonheur à travers le monde. Néanmoins, la personnalité n’est pas sans ambigüité, comme nous toustes. Alors que deux...
La suite de cet article est réservée aux membres Premium

July Robert


Auteur

July Robert est chroniqueuse littéraire pour divers médias belges, autrice et traductrice.
Elle a notamment publié Au nom des femmes. Fémonationalisme : les instrumentalisations racistes du féminisme (traduction de In the Name of Women’s Rights de la chercheuse Sara Farris) aux éditions Syllepse en décembre 2021. Elle est également chargée de communication à la Maison du Livre.