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Histoire mondiale de la France, ouvrage collectif

Numéro 06 – 2021 Francehistoirelivre - par WARLAND - cliquez pour visualiser">Geneviève WARLAND -

Dans un numéro de La Revue nouvelle, nous présentions la traduction française de l’Histoire mondiale de la Flandre, directement inspirée de l’Histoire mondiale de la France. L’ouvrage français a fait des émules : entre 2017 et 2020 ont paru sur le même modèle une Storia mondiale dell’Italia (2017), une Storia mondiale della Sicilia (2018), une Wereldgeschiedenis van Nederland (2018), une Història mundial de Catalunya (2018) et une Historia mundial de España (2018), enfin une Deutschland : Globalgeschichte einer Nation (2020). Nous rendrons encore compte prochainement de plusieurs de ces « histoires mondiales de… ».

Ce livre, paru en 2017 [1] et réédité un an plus tard dans la collection de poche « Points Histoire » avec quinze textes supplémentaires (1088 pages au format de poche [2]), marque une étape dans la conception et l’écriture de l’histoire nationale. Sur le plan politique, il répond à un enjeu identitaire : comment montrer par l’histoire qu’un pays, un peuple, une nation est, par essence, composé d’éléments divers et traversé d’influences multiples ? Sur le plan historiographique, il ouvre la voie à une autre forme d’histoire nationale : un récit ne reposant plus sur une téléologie, mais offrant une vision éclatée, kaléidoscopique, laquelle intègre des moments fondateurs et des évènements moins connus ou plus anodins, qui concernent le territoire qui est devenu la France de manière progressive et — comme le déterminisme est à proscrire du champ historique — hasardeuse.

Dans un numéro de La Revue nouvelle, nous présentions la traduction française de l’Histoire mondiale de la Flandre [3], directement inspirée de l’Histoire mondiale de la France. L’ouvrage français dirigé par le médiéviste Patrick Boucheron a, en effet, fait des émules : entre 2017 et 2020 ont paru sur le même modèle (entrées par dates et textes courts rédigés par des spécialistes) une Storia mondiale dell’Italia (2017), une Storia mondiale della Sicilia (2018), une Wereldgeschiedenis van Nederland (2018), une Història mundial de Catalunya (2018) et une Historia mundial de España (2018), enfin une Deutschland : Globalgeschichte einer Nation (2020). Nous rendrons encore compte prochainement de plusieurs de ces « histoires mondiales de… ».

Un tel modèle de livre volumineux et dense, forme de compendium rassemblant un ensemble de savoirs utiles en un texte accessible et agréable à lire, a manifestement la cote aujourd’hui, comme le montre le succès mondial rencontré par Sapiens. Une brève histoire de l’humanité de l’historien et philosophe israélien, Yuval Noah Harari, édité en anglais en 2015 et en français en 2017. Cela étant, mis à part le fait que Sapiens et l’Histoire mondiale de la France sont des histoires sur un temps très long et des bestsellers, elles se différencient en un aspect fondamental : la première propose un métarécit mû par une recherche de cohérence et d’unité explicative, alors que la dernière fournit une multitude de récits qui présentent autant de points de vue sur la France.

Quels sont donc les principes directeurs de l’Histoire mondiale de la France ? Quel en est le contenu ? Ce livre rencontre-t-il ses objectifs ? Pourquoi est-il intéressant à lire ?

Une histoire réflexive et transnationale

Comme les coordinateurs de l’ouvrage l’indiquent dans leur introduction, leur projet se pose contre une histoire identitaire (tournée vers le passé national et critiquant la diversité culturelle) en adoptant une posture à la fois réflexive (montrant les mécanismes de construction de l’histoire) et rétrospective : il s’agit d’« écrire différemment la même histoire » en « expliqu[ant] la France par le monde, […] : tout l’effort vise en somme à défaire la fausse symétrie de la France et du monde » (p. 13).

Une telle entreprise n’est pas une nouveauté dans l’historiographie française. D’une part, le grand historien français, Jules Michelet, chantre d’un nationalisme ouvert, avait exprimé dans son Introduction à l’histoire universelle (1831) la nécessité d’une histoire de la « France qui s’explique avec le monde » (p. 10 et 13). D’autre part, l’École des Annales sert de point d’appui, avec son fondateur Lucien Febvre renvoyant à la « capacité de débord » de la civilisation française (p. 11) et son successeur Fernand Braudel plaidant pour une « histoire-monde » et une « histoire de France par sa diversité » (p. 12). Au-delà du contexte historiographique national, c’est dans l’histoire transnationale et globale que les auteurs situent leur projet. Un livre reçoit une mention particulière comme source d’inspiration : A Nation among Nations : America’s Place in World History de Thomas Bender, consacré à la guerre de Sécession en rapport avec d’autres guerres d’indépendance, contribuant de la sorte à diminuer le prétendu caractère exceptionnel de l’histoire des États-Unis (p. 12-13).

La perspective adoptée — considérer un phénomène historique par comparaison avec d’autres de même nature qui lui sont contemporains et mettre en évidence des liens par-delà les frontières nationales — permet de réduire l’effet de grossissement qui caractérise le « nationalisme méthodologique » (Ulrich Beck), à savoir une approche se situant dans un cadre exclusivement national. Une telle perspective n’est pas neuve, et il revient à l’historien belge de renommée internationale, Henri Pirenne, de l’avoir définie dans son discours d’ouverture du cinquième Congrès international des sciences historiques à Bruxelles en 1923 : « De la méthode comparative en histoire ».

Dès lors, les principes directeurs de l’ouvrage consistant à réécrire le récit national pour montrer les influences reçues de l’étranger et les inflexions données à l’extérieur de la France et pour combattre le prétendu caractère d’exceptionnalité d’évènements au fondement des constructions identitaires nationales ne sont pas nouveaux. En revanche, ce qui est novateur est le format choisi : cette histoire est racontée de manière ponctuelle, par fragments, en associant des éléments plus connus à d’autres qui le sont moins et en mettant en évidence les aspects transnationaux de ces faits, actions, créations. Telle est la démarche vivifiante qui sous-tend les contributions du livre. À cet égard, il s’agit déjà d’une réussite.

Une histoire foisonnante, intéressante et divertissante

Sur le plan du contenu, l’Histoire mondiale de la France est une histoire générale. D’un côté, il s’agit d’une histoire longue de la France de la Préhistoire au XXIe siècle. De l’autre, elle se focalise sur des évènements et phénomènes politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux, techniques et aussi environnementaux et climatiques, bref un spectre très large.

Comme déjà signalé, le récit n’est pas linéaire, et il signe le retour de la chronologie comme mode de structuration. Une chronologie quelque peu impertinente avec des dates moins connues (1550 ACN, 360, 910, 1357, 1494, 1664, 1751, 1825, 1842, 1913, 1931, 1961, 1979…) qui chacune sont porteuses d’évolutions futures dans les domaines politiques, économiques ou culturels. Ces dates côtoient les césures classiques (52 ACN, 800, 1214, 1515, 1685, 1789, 1848, 1871, 1914, 1944, 1989…) qui relèvent généralement du politique. On trouve parfois deux entrées pour une même date, et un nombre inégal d’entrées sont regroupées en segments temporels qui tranchent, eux aussi, avec la périodisation traditionnelle (Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes, époque contemporaine). Les coordinateurs du projet le reconnaissent d’emblée : leur sélection a été réalisée selon le principe de plaisir et de manière aléatoire (p. 15). Et ce serait donc l’effet du hasard si les noms les plus fréquemment cités sont Charles de Gaulle, Louis XIV et Napoléon !

Les sections du livre ont été découpées autour de moments charnières qui rejoignent l’idée de base de l’Histoire mondiale de la France, à savoir le transnational. La première section intitulée poétiquement « Aux prémices d’un bout du monde » contient de très belles contributions, notamment sur la grotte Chauvet où l’étonnement ressenti par le visiteur au moment de sa découverte se mêle à l’interprétation des peintures pariétales et à l’histoire de l’homme de Cro-Magnon. « De l’Empire à l’Empire » débute par l’acceptation de l’élite gauloise au sénat de Rome (et donc leur reconnaissance comme citoyens) sous le règne de Claude pour se terminer sur le couronnement de Charlemagne comme empereur par le Pape à Rome en 800, signant la rupture entre les deux chrétientés et le décentrement du pouvoir impérial vers le Nord. « L’ordre féodal conquérant » court du traité de Verdun en 843 à la mort de Louis VII en 1180 : plus que les vicissitudes de la couronne, ce sont les expéditions militaires, les pèlerinages, les Croisades, les activités commerciales, les réformes monastiques qui en constituent la matière, où l’on suit « […] sur les routes d’Europe et de Méditerranée des hommes issus des multiples seigneuries qui composent alors le paysage politique et social de ce qui devient, peu à peu, la “France” » (p. 138-39). La période suivante de 1202 à 1336 montre la croissance de la France, comme indiqué sobrement dans le titre : les Capétiens s’imposent comme les premiers rois de l’Occident et conquièrent un vaste empire méditerranéen de la Provence à l’Italie du Sud, les foires de Champagne deviennent une plaque tournante des échanges entre la Flandre et l’Italie, l’Occident et l’Orient, l’université de Paris est reconnue comme un lieu international d’études et la littérature française ainsi que l’art gothique sont sources d’inspiration au-delà des frontières du royaume. Allant de 1347 à 1629, la section sur « La grande monarchie d’Occident » bouscule la rupture consacrée entre le Moyen Âge et la Renaissance (1453 avec la prise de Constantinople) : elle est marquée par les guerres où s’affrontent des dynasties et mettent l’Europe à feu et à sang — Guerre de Cent Ans, Guerres de religion — et l’affirmation du pouvoir royal qui se dote d’une administration et d’une législation et rêve d’empire. « La puissance absolue » s’étale de 1633 à 1720 : elle renvoie au « Grand Siècle » de Louis XIV, à l’essor des manufactures et du commerce par les Compagnies des Indes et au rayonnement de la France dans les sciences et les arts, mais elle donne aussi à voir, à l’exemple de Descartes dans la première moitié du XVe siècle, que celui qui a longtemps été considéré comme l’incarnation du « génie français » était en réalité un philosophe itinérant exilé aux Pays-Bas. De manière classique en histoire culturelle, la section suivante célèbre « La nation des Lumières » (1751-1794), de la publication de l’Encyclopédie de Diderot à la chute de Robespierre : la ligne de force réside dans la mise en œuvre de l’opinion publique par la circulation des livres, des journaux et des savoirs. Elle s’accompagne d’une internationalisation au niveau des expériences politiques d’affranchissement du pouvoir dynastique et d’une ouverture sur le monde par la maitrise des mers. « Une patrie pour la révolution universelle » englobe grosso modo la première moitié du XIXe siècle (1795-1852), marquée par plusieurs révolutions en France et sur le continent européen ainsi que par l’insatiable soif d’empire qu’incarne Napoléon : conquête par les armes et imposition du Code civil. Et la seconde moitié du XIXe siècle voit la France conquérante ou rayonnante dans le monde : « La mondialisation à la française » (1858-1905), comme le montrent les expositions universelles qui se tiennent à plusieurs reprises sur son territoire. Sur le plan interne, ce grand pays d’immigration économique pour des ressortissants de plusieurs États européens vise à nationaliser la société en uniformisant la langue et en imposant des valeurs républicaines communes. Les XXe et XXIe siècles comprennent trois parties : « Modernités dans la tourmente » (1907-1960) qui couvre la période de la Belle Époque aux Trente Glorieuses avec les avant-gardes, le front populaire, les réformes sociales de l’après-Seconde Guerre mondiale, mais aussi la collaboration et les contradictions du système colonial qui s’effondre ; « Après l’Empire, dans l’Europe » (1960-1987) évoque une nation postimpériale, refuge pour les émigrés chiliens, vietnamiens ou cambodgiens, mais aussi un État en quête de réaffirmation de sa souveraineté, en particulier par les innovations technologiques (le nucléaire, le Concorde…), de même qu’un pays marqué à partir des années 1970 par la crise économique, le chômage, la xénophobie ; enfin, « Aujourd’hui en France » porte sur la période commençant en 1989 avec les contestations démocratiques (de Tienanmen aux pays du bloc de l’Est), la chute des régimes communistes et la dislocation de l’URSS et marquée par de nouveaux enjeux économiques et environnementaux globalisés, mais aussi les défis internes d’une France multiculturelle.

Les entrées de l’Histoire mondiale de la France concernent des personnes, des lieux, des évènements, des créations de toutes sortes (œuvres littéraires ou artistiques, textes législatifs…), des mouvements, des idéologies, tant d’éléments placés ou lus à l’aune de leur caractère transnational, cosmopolite ou universel. Que l’on pense à John Law, Marie Curie, Charles Aznavour, autant d’étrangers acclimatés à la France ou acculturés comme Français ; que l’on pense à Alésia, à Bouvines, à Paris, autant de lieux fondateurs de l’épopée nationale revisités sous un angle mémoriel, comparatiste ou transnational. Que l’on considère de près le discours sur la nation d’Ernest Renan ou Mai 68 ou La condition humaine de Malraux, on constate combien ces évènements s’inscrivent dans un contexte international qui les porte et les explique.

Il est vain de prétendre donner un aperçu — ne fût-ce que sommaire — des cent-quarante-six entrées de l’ouvrage qui permettent de découvrir des aspects, des moments, des personnages de l’histoire de France que n’évoquent pas (ou peu) les synthèses générales en Histoire. Une part belle est consacrée à ce qui se passe hors de France. Les « parcours buissonniers » proposés en fin de volume révèlent l’importance des thématiques telles que : Afrique noire et Françafrique ; Antilles ; aventures et exploration ; colonies ; empire français ; esclavage ; francophonie ; Indes, Inde et Extrême-Orient ; Outre-Mer ; peuplement et migrations ; politique arabe (de la France). Le lecteur belge pourra être intéressé par le parcours « Belges, Flamands et Hollandais » qui part de Clovis pour arriver à l’Union européenne : cela va sans dire, le lien avec la Belgique est ténu, et il concerne davantage des phénomènes transnationaux comme les Croisades, les foires de Champagne, les guerres, l’épidémie de peste ou l’impact de la Révolution française.

Enfin, à côté d’évènements ou de lieux positifs qui font rayonner la culture française (l’université de Paris, l’esprit des Lumières, l’œuvre de la Révolution française, le luxe à la Chanel…), sont rapportés de nombreux aspects dont la France n’a pas à s’enorgueillir : la traduction latine du Coran à la demande de Pierre Le Vénérable, abbé de Cluny, déformée et utilisée à des fins islamophobes ; le choix de l’esclavagisme par Colbert comme mode d’exploitation des plantations de canne à sucre dans les Antilles ; l’antisémitisme récurrent à différentes époques de l’histoire de France…

Une histoire appréciée et critiquée

L’Histoire mondiale de la France a été saluée par la critique journalistique dans son ensemble [4]. De même le monde universitaire s’est réjoui de cette parution tout en en soulignant les limites. Ces dernières se situent dans l’approche, trop idéologique selon certains, de déconstruction du « roman national [5] ». Non sans surprise, les attaques les plus virulentes viennent des intellectuels de droite [6] : le turbulent journaliste Éric Zemour dénonce une histoire selon laquelle il n’y aurait « pas de races, pas d’ethnies, pas de peuple », mais que des « nomades » et estime que Boucheron veut « renouer avec le roman national, mais ne garder que le roman pour tuer le national [7] ». Ce dernier point de vue nous parait exagéré et injustifié.

La critique contre un décentrement volontairement exagéré qu’il nous est permis d’entendre vient de Pierre Nora [8] dont les Lieux de mémoire ne reçoivent pas dans cet ouvrage l’attention qu’ils méritent sur la voie de la déconstruction du métarécit national. En effet, les Lieux de mémoire mettaient à nu la sédimentation du rapport au passé, cherchant à montrer comment les symboles du national étaient investis et interprétés collectivement. D’une certaine manière, le geste historiographique proposé dans l’Histoire mondiale de la France rejoint la posture des Lieux de mémoire en analysant dans des « narrations entrainantes » (p. 8) les traces d’une France en contact avec l’extérieur ou l’étranger, leur impact et bien souvent leur mémoire. Par l’ampleur des chapitres, les Lieux de mémoire de Pierre Nora sont comparables à une encyclopédie ; à l’inverse, l’Histoire mondiale de la France de Patrick Boucheron, dont les textes ne dépassent pas quatre à cinq pages, relèverait du dictionnaire. Un dictionnaire mémoriel, à « déguster », comme le suggère très justement Robert Darnton [9]. C’est ce qui nous amène aux raisons pour lesquelles il faut lire ce livre.

Une histoire à déguster

Indépendamment du fait que ce livre a connu un succès de librairie et a reçu en 2017 le prix Aujourd’hui récompensant un ouvrage politique ou historique, il nous parait utile à lire pour trois raisons au moins : pour la richesse et le caractère inattendu des thèmes abordés et des vues proposées ; pour la qualité scientifique des contributions munies de références de lecture judicieuses et opportunes ; pour la qualité littéraire des textes. Afin de l’apprécier au mieux, l’ouvrage se place sur une table de chevet et se déguste par petits morceaux, choisis au hasard ou inspirés par les parcours buissonniers. Bonne lecture.


[1Boucheron P. (dir.), Delalande N., Mazel Fl., Potin Y. et Singaravélou P. (coord.), Histoire mondiale de la France, Paris, Seuil, 2017, 795 p.

[2Une édition illustrée, également augmentée, a paru la même année : Boucheron P. (dir.), Delalande N., Mazel Fl., Potin Y. et Singaravélou P. (coord.), Histoire mondiale de la France, Paris, Seuil, 2018, 736 p. En outre, une édition audio existe sous la forme de trois CD et d’un livret.

[3Warland G., « Présentation critique de Histoire mondiale de la Flandre », La Revue nouvelle, n° 2/2021.

[4Voir, par exemple, Clarini J., « Un courant d’air frais sur l’histoire de France », Le Monde des livres (supplément du Monde), 13 janvier 2017, p. 2-3.

[5Rioux J.-P., « L’Histoire mondiale de la France est le reflet de son temps », Bibliobs, 1er avril 2017 et Courtois St., « Histoire et météorologie politique : attention, M. Boucheron ! », LExpress.fr, 2 avril 2017.

[6Voir le dossier consacré à cette parution dans le magazine L’Histoire : « La grande querelle. L’histoire de la France », hors-série, avril 2017.

[7Zemmour É., « Dissoudre la France en 800 pages », Le Figaro, 19 janvier 2017, p. 15.

[8Nora P., « Histoire mondiale de la France, Pierre Nora répond », L’Obs, n° 2734,30 mars 2017, p. 68-69.

[9Darnton R., « À propos de la parution de l’Histoire mondiale de la France », Histoire@Politique, 6 avril 2017, consulté le 14 juin 2021.

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Geneviève WARLAND


Auteur

Geneviève Warland est historienne, philosophe et philologue de formation, une combinaison un peu insolite mais porteuse quand on veut introduire des concepts en histoire et réfléchir à la manière de l’écrire. De 1991 à 2003, elle a enseigné en Allemagne sous des statuts divers, principalement à l’université : Aix-la-Chapelle, Brême, et aussi, par la suite, Francfort/Main et Paderborn. Cette vie un peu aventurière l’a tout de même ramenée en Belgique où elle a travaillé comme assistante en philosophie à l’USL-B et y a soutenu en 2011 une thèse intégrant une approche historique et une approche philosophique sur les usages publics de l’histoire dans la construction des identités nationales et européennes aux tournants des XXè et XXIè siècles.
Depuis 2012, elle est professeure invitée à l’UCLouvain pour différents enseignements en relation avec ses domaines de spécialisation : historiographie, communication scientifique et épistémologie de l’histoire, médiation culturelle des savoirs en histoire. De 2014 à 2018, elle a participé à un projet de recherche Brain.be, à la fois interdisciplinaire et interuniversitaire, sur Reconnaissance et ressentiment : expériences et mémoires de la Grande Guerre en Belgique coordonné par Laurence van Ypersele. Elle en a édité les résultats scientifiques dans un livre paru chez Waxmann en 2018 : Experience and Memory of the First World War in Belgium. Comparative and Interdisciplinary Insights.