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Droit de vote des étrangers. Une question nationale

Numéro 05 Mai 2002 - par Donat Carlier -

Fin mars, la proposition de loi visant à octroyer le droit de vote aux
ressortissants étrangers a été rejetée par le P.R.L., le V.L.D., le
C.D.&V., la N.V.A. et le Vlaams Block au Sénat, scellant ainsi l’échec
définitif de ce combat au cours de cette législature. Avant de se lancer
dans quelque supputation sur l’avenir d’un projet énoncé il y a
déjà plus de trente ans, ceux qui pensent qu’il revêt un caractère
crucial ont intérêt à regarder de plus près les circonstances de cet
échec. De cet examen, ressort une question centrale : que cherchaient
à démontrer les partisans de cet élargissement du droit de
vote en agissant comme ils l’ont fait ? En l’occurrence : emprunter
un processus parlementaire sur une question aussi fondamentale
sans s’être un minimum assuré d’être en mesure de réunir une
majorité autour de leur proposition. Sortir de l’impasse dans laquelle
cette revendication se trouve suppose un minimum de prise
de conscience de ses liens avec la question nationale en Belgique.

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Donat Carlier


Auteur

Né en 1971 à Braine-le-Comte, Donat Carlier est membre du comité de rédaction de La Revue nouvelle depuis 1997. Actuellement Directeur du Consortium de validation des compétences, il a dirigé l’équipe du Bassin Enseignement Formation Emploi à Bruxelles, a conseillé Ministre bruxellois de l’économie, de l’emploi et de la formation ; et a également été journaliste, chercheur et enseignant. Titulaire d’un Master en sociologie et anthropologie, ses centres d’intérêts le portent vers la politique belge, et plus particulièrement l’histoire sociale, politique et institutionnelle de la construction du fédéralisme en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. Il a également écrit sur les domaines de l’éducation et du monde du travail. Il est plus généralement attentif aux évolutions actuelles de la société et du régime démocratiques.