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Coordonnées du débat. Tuer un enfant, c’est grave ou pas forcément ?

Numéro 4 – 2018 - par Christophe Mincke -

« Coordonnées du débat » est une série de textes présentant des réflexions sur les caractéristiques du débat public contemporain, tout particulièrement, du débat en ligne. Entre retour réflexif et viatique pour les réseaux sociaux, elle se fonde sur l’idée qu’une part non négligeable de ce qui peut être vécu aujourd’hui comme une crise du politique s’enracine dans la manière dont nous débattons (ou pas) de la chose publique.

Une enfant a été tuée par un tir de la police, à bord d’une camionnette qui convoyait illégalement des migrants [1]. Aussitôt, les réseaux sociaux et la presse se sont enflammés. Certains prononçaient déjà des condamnations, quand d’autres acquittaient d’avance ; de conjectures en informations confuses, les discussions sur les faits ont suscité d’infinis débats ou, plutôt, de violents affrontements.

L’émotion fut d’autant plus importante, et les débats d’autant plus animés, que les faits étaient à l’intersection d’au moins trois thématiques dont chacune, prise isolément, est à elle seule propre à susciter de vives réactions : la mort d’un enfant, la question migratoire et de l’asile et la problématique du maintien de l’ordre ainsi que de la lutte contre l’insécurité.

Il n’est pas question, ici, de prétendre juger de ce qui s’est passé. Une enquête est en cours, un procès aura sans doute lieu, la clarté sera faite, espérons-le, d’une manière qui fera honneur aux aspirations démocratiques de notre État. Notre intention est plutôt de nous pencher sur certains des discours tenus en ligne à l’occasion de ce moment de grande émotion collective, car il nous semble qu’ils en disent beaucoup sur l’état de notre société et sur ses valeurs.

Certains, relativement peu nombreux, insistèrent sur l’importance d’attendre les résultats de l’enquête pour porter un jugement. D’autres, au contraire, en firent un symptôme frappant du problème posé par les politiques migratoires et de sécurité actuelles. D’autres encore, justifièrent les actes de la police. Ces derniers, souvent, étaient associés à des considérations dépréciatives à propos des migrants, des personnes mettant en cause la police et, de manière générale, « la gauche ». Dans ce groupe, des propos très violents furent tenus. Ce sont ceux qui ont retenu notre attention.

Rien de nouveau, certes, tant nous sommes aujourd’hui habitués à voir s’exprimer, notamment en ligne, le racisme le plus cru. C’était cependant l’occasion rêvée de se pencher d’un peu plus près sur des éléments récurrents du débat public et pour nous interroger sur leurs possibles significations.

Avec l’aide de quelques amis, soixante statuts Facebook, de tweets et de commentaires d’articles de presse ont été réunis. Le but n’est pas de constituer un échantillon représentatif, bien entendu, mais de constituer un corpus réduit qui permette de comprendre de quoi se compose ce type d’intervention en ligne. La collecte a cessé quand nous nous sommes rendu compte qu’un taux élevé de redondance était atteint, la quasi-totalité des interventions développant des canevas très similaires.

Il est à noter que les interventions relevées sont généralement très brèves, elles consistent en des affirmations très tranchées et ne contiennent pour ainsi dire aucune argumentation. Il s’agit avant tout d’exprimer une opinion claire. L’agressivité y est souvent présente.

  • Ben oui, mais les parents qui ont foutu leur gosse dans une camionnette pour passer illégalement, ils n’ont pas de remord eux ? Ben non, ils vont se victimisé, essayer d’avoir du fric, et des papiers. (01) [2]

La faute aux autres

Deux questions reviennent quasiment systématiquement : l’établissement des responsabilités et l’évaluation morale de la situation.

Autant le dire tout de suite, les responsabilités sont claires pour les internautes étudiés. Ainsi, un tiers des messages comprend une mise en cause explicite des parents de Mawda, essentiellement pour avoir mis leur enfant en danger en recourant à des passeurs pour voyager d’un pays à l’autre. En comparaison, les passeurs ne sont pointés du doigt que dans un quart des cas. La police, quant à elle, n’est pas mise en cause, de nombreux internautes estimant quelle a « fait son boulot » (14).

  • Ces parents devraient être inculpés pour mise en danger de la vie d’autrui. Mais ce sont surtout les passeurs qui devraient être pourchassés par la Justice. (05)

On notera au passage que la thèse du « bouclier humain », rapportée par SudPresse citant « des témoins » qui auraient indiqué que la petite aurait été brandie par ses parents, fait florès, même si rien ne semble l’avoir corroborée. Plus d’une intervention sur six la mentionne. On perçoit ici l’impact des thèses non vérifiées, répercutées par la presse, semble-t-il après la première conférence de presse du parquet.

  • Famille de profiteurs, ils viennent dans notre pays illégalement puis ils se servent de leur enfant comme bouclier et à cause de ça leur enfant est mort et maintenant ils jouent les victimes ? Triste pour ce gosse mais ce sont eux les coupables ! Les policiers ont fait leurs boulot et n’ont rien à se reprocher. (34)

On voit donc se mettre en place un récit dans lequel les parents et les passeurs auraient, par inconscience ou sciemment, mis en danger la vie de Mawda, face à une police ne faisant que son boulot. C’est sur ce fond qu’intervient l’appréciation globale des faits. Nombreux sont ceux qui, avant de condamner les uns ou les autres, voire de justifier les tirs, prennent la précaution de s’affliger de la mort de Mawda.

  • C’est très triste pour cette jeune fille, mais le vrai problème, c’est le passeur qui a refusé de s’arrêter après 60 km (41)

Ce décès est bien triste…, mais… Mais il ne faut pas s’étonner de se faire tirer dessus quand on n’arrête pas son véhicule à la requête de la police. C’est ainsi, donc, que dans un tiers des interventions, le fait de fuir, de refuser de s’arrêter ou d’être en séjour illégal est présenté comme justifiant le tir. La légitimité d’ouvrir le feu sur une voiture remplie de personnes n’est aucunement mise en question. Le fait de tirer est pris comme une action parfaitement normale à laquelle les occupants de la voiture se sont exposés de leur propre fait et en pleine connaissance de cause (le feu, ça brule, tout le monde le sait).

  • Ils n’avaient pas à entrer sur le territoire belge sans y être autorisés, point final. Donc, si ces gens avaient respecté la PREMIÈRE loi de ce pays (le droit d’y pénétrer) ils n’auraient pas eu tous ces problèmes. Quand on joue avec le feu, on se brule… (53)

De cette manière est évacuée la question du droit de tirer. Plus encore, un dixième de l’échantillon affirme qu’une seule morte, c’est bien peu, qu’il aurait été justifié qu’il y en ait plus… voire, qu’il aurait été souhaitable que ce fût le cas.

  • Bravo aux forces de l’ordre, à qui le suivant (25)

Au total, sur les soixante interventions analysées, cent-six occurrences des thématiques précitées peuvent être relevées. Il ne s’agit pas, répétons-le, de faire l’analyse chiffrée d’un échantillon représentatif, mais plutôt de donner une idée du caractère répétitif des interventions, donnant à penser que, plutôt que d’avoir affaire à des saillies individuelles, nous sommes face à la reprise d’un discours collectif préexistant.

Qui sont les migrants ?

Moins massivement que les éléments que nous venons de relever, mais tout de même largement (29 occurrences), se trouvent des affirmations relatives aux motivations des parents de la victime. Est pointée leur duplicité : ce sont des manipulateurs visant à se servir, de manière préméditée ou opportuniste, de leur enfant et de sa mort pour obtenir des avantages indus.

  • Ils sacrifient leurs propres enfants pour se plaindre et obtenir des avantages. (42)

En premier lieu, nos concitoyens songent à l’argent, bien entendu. La thématique de l’abus de sécurité sociale, désormais très profondément ancrée dans les discours publics, occupe ici une place privilégiée (10). Il semblerait que les prestations de notre système soient si élevées qu’elles justifient bien le sacrifice d’un enfant.

  • Avocat gratuit, médecin gratuit, enseignement gratuit,… ces gens n’ont jamais cotisé mais profitent du système. (21)

Sans doute les papiers belges semblent-ils moins attrayants, puisqu’on ne les trouve mentionnés que quatre fois, et deux fois l’obtention d’un logement. Cela ne nous met bien entendu pas à l’abri d’un combo.

  • Ils ont flairé (on les a aidé pour) qu’ils étaient tombé dans un pays de masochistes et vont essayer d’en tirer un max (indemnisation, permis de séjour, prise en charge, logement, allocations diverses). (38)

Montant en généralité, certains contributeurs (8) qualifient les migrants de criminels, d’individus dangereux, reprenant des thématiques plus générales du débat sur l’immigration.

  • Y en a marre de voir ces envahisseurs, nous avons bien plus que notre quota par rapport à l’aide que notre pays est capable d’offrir !!!! (12)
  • Refusons l’ENTRÉE… toutes ces Entrées Imposées… Ainsi nous éviterons ces problèmes (7)

Certains vont plus loin, animalisant les migrants ou les insultant (4), en un déni d’humanité que l’on ne connait que trop.

  • Et mon point de vue est que les droits de l’homme s’appliquent aux hommes, aux vrais, pas à l’animal d’apparence humaine. (14)

Nous, les victimes ; eux, les ennemis

Contrastant nettement avec cette présentation accusatrice et insultante des migrants, certains (11) développent un discours victimaire. Nous, pauvres gens bien de chez nous, ne pourrions nous permettre le quart de ce que font les migrants. Nous ne serions pas défendus, pas davantage que nos pauvres à nous.

  • Donc : si je fume une cigarette auprès d’un enfant je risque une peine de prison et une amende de 200000 € ; mais si, en tant qu’illégal, j’ignore toutes les injonctions de m’arrêter de la police et que j’utilise mon enfant de deux ans comme bouclier, je suis reçu par le premier ??? [3] (54)

On voit ainsi des internautes à priori peu suspects de sympathie pour les discours relatifs aux discriminations subies par les minorités, s’emparer de cette thématique à leur profit.

Mentionnons encore, pour en terminer avec le survol de notre matériau, des mises en cause visant les ennemis politiques traditionnels de l’extrême droite : « la gauche » (8), voire les médias (1), avec tous les qualificatifs péjoratifs ou insultants que l’on peut imaginer.

  • Honte à la gauchospère, bobos et écolo-zéro qui profitent de ce fait pour casser du flic ! (56)

Si ce type d’intervention n’est pas prédominant, il n’en demeure pas moins qu’il installe ce discours public dans le contexte d’une polarisation idéologique et de l’émergence d’une droite (très) décomplexée. Il ne s’agit pas ici de tenter de démêler le vrai du faux, de faire preuve de prudence en attendant les résultats de l’enquête, mais bien de consacrer une position comme celle d’un camp et de la rendre indiscutable, puisqu’on ne discute pas avec l’ennemi.

La démocratie malmenée

L’objectif de ce coup de sonde n’était pas de montrer combien agressives, haineuses ou inhumaines sont les personnes qui tiennent ces propos. Il s’agissait plutôt de comprendre ce que pouvait signifier la présence répétée de ce type de propos dans notre débat public et notamment par l’intermédiaire d’infrastructures complaisamment mises à disposition par des organes de presse parfaitement au courant de l’usage qui en est fait.

Les caractéristiques que nous venons de relever nous donnent à penser que ce discours relève bien entendu de la haine ordinaire, mais aussi qu’il sape les fondements de la démocratie. À ce titre, il ne peut être négligé, au prétexte qu’il ne serait constitué que des éructations d’individus peu recommandables.

En effet, si la démocratie repose sur quelques piliers essentiels, l’un d’entre eux est sans conteste celui des droits humains. Leur objectif, du moins pour ce qui est des droits dits « de la première génération » [4], consiste en une restriction du champ d’action de l’État. Lui interdire de réprimer n’importe qui, n’importe comment et sous n’importe quel prétexte est par exemple l’un des moyens mis en place pour limiter les risques d’absolutisme et d’injustice. La construction juridique des droits humains repose donc sur une méfiance vis-à-vis de l’État et de son appareil, dont on doit toujours soupçonner les possibles abus. Cette méfiance est donc au fondement même de la démocratie et une mauvaise conscience de l’appareil d’État doit lui répondre, qui l’incite à la prudence.

Il est à cet égard intéressant de voir comment de nombreux citoyens dont nous avons analysé les sorties ne se contentent pas de respecter la présomption d’innocence en attendant que soit prouvée l’éventuelle culpabilité de l’auteur du coup de feu, mais affirment sans ambages qu’il était dans son droit voire que le fait de tirer en direction de véhicules est un acte banal qui n’appelle pas de justification particulière. Ce qui se donne à voir ici est une inversion pure et simple d’un principe démocratique fondamental : celui de la limitation de la violence de l’État.

Plus encore, l’affirmation selon laquelle le simple fait d’être dépourvu de papiers justifierait que l’on soit privé de ses droits et soumis à l’action violente de l’État est une négation du principe même des droits humains qui veut qu’on n’en soit jamais privé, même lorsqu’on aurait commis des actes illégaux.

Ces éléments indiquent qu’un discours reposant sur la négation pure et simple d’un des fondements de la démocratie est aujourd’hui parfaitement banal et est une grille de lecture de l’actualité pour bien des citoyens ordinaires. Il n’est bien entendu pas difficile d’y voir l’imprégnation des discours de l’extrême droite, toujours prompte à opposer l’ordre aux droits, au profit du premier, bien entendu.

Il faut encore relever l’absence de compassion pour les parents de Mawda et de prise en considération du fait qu’une très grande part des populations qui hantent actuellement les coulisses de nos sociétés et errent en quête d’une vie meilleure ont quitté leur pays d’origine pour fuir des situations d’une violence et d’une injustice que nous peinons à imaginer. La facilité avec laquelle la thèse du bouclier humain a pu être reprise [5] et avec laquelle les parents sont mis en accusation d’avoir sciemment mis en danger leurs enfants indique à quel point la haine et la peur de l’étranger ont crû dans nos populations. Or, nos sociétés ont fait de l’enfant une des dernières valeurs refuges. Pour neutraliser la compassion vis-à-vis de parents ayant perdu leur enfant dans des circonstances particulièrement tragiques, il faut dès lors que soit opposée une justification particulièrement puissante. Que celle-ci puisse tenir au fait que les parents éplorés sont des migrants est évidemment particulièrement interpelant. Il semble en effet que le statut de migrant puisse retrancher une personne de l’humanité et rendre son deuil indigne de compassion.

Par ailleurs, la jonction qui s’opère par la focalisation sur la « fraude sociale » entre les migrants et les « assistés » indique que nous avons bien affaire à des discours exprimant la consécration de nouveaux parias. Des discours d’une violence symbolique inouïe (et croissante) sont relayés quotidiennement par nos médias et notre personnel politique, aboutissant ainsi à la hausse du rejet des plus faibles. Ce sont singulièrement ceux qui ont tout perdu qui sont visés, présentés comme des parasites et des abuseurs, alors même qu’ils survivent avec les miettes du festin de nos sociétés hyper-productives. On retrouve ici les caractéristiques du projet d’inhumanité collective que nous décrivions il y a quelque temps [6].

Cette inhumanité vis-à-vis des plus faible est évidemment accompagnée, sur ses marges pour l’instant, d’une déshumanisation explicite, partielle ou complète. Les migrants sont ces gens qui ne possèdent pas nos qualités humaines, parce qu’ils n’aiment pas leurs enfants (ils en font des boucliers humains), parce qu’ils instrumentalisent la mort de leurs enfants, parce qu’ils sont dangereux, parce que ce sont des criminels, voire des animaux à visage humain.

Comme on le sait, ce type de discours est une des conditions préalables à toute politique de traitements inhumains. Les droits humains supposent de reconnaitre un semblable en chacun ; même la morale la plus élémentaire repose sur la considération de l’autre comme un égal, ne serait-ce qu’en dignité. Rétablir des gradients d’humanité est bien entendu un chemin vers la brutalité pure.

Bien entendu, la posture de la victime de ceux qui viendraient nous voler notre argent, faire s’écrouler notre sécurité sociale ou capter une bienveillance dont nous ne bénéficions pas, aide à assurer une posture de la légitime défense. Toute atteinte aux migrants n’est dans ce cadre qu’une riposte face à l’attaque d’un ennemi, et non l’agression des plus vulnérables d’entre nous.

Ne manque que la désignation de l’ennemi intérieur, celui qui défend l’ennemi extérieur, pour que le tableau soit complet. Le bobo-gaucho-islamo-collabo est là pour ça, lui qui est un épouvantail brandi depuis longtemps par l’extrême droite dans son œuvre de lutte contre la « bienpensance ».

Le discours qui se donne à entendre n’a, répétons-le, rien d’exceptionnel. C’est en cela qu’il est effrayant : on le trouve partout et à tout propos. Sa banalité, combinée au fait qu’il constitue une négation claire des principes démocratiques fondamentaux incite au pessimisme. Le fait qu’il ait été repris par certains politiques n’a rien de rassurant. La tolérance dont il fait l’objet de la part de la presse non plus.

De deux choses l’une : ou bien la démocratie n’est qu’un vernis, appliqué sur notre population et nos rapports sociaux, susceptible de se craqueler à la moindre tension, ou bien nos sociétés sont entrées dans un processus de sortie de démocratie qui se marque notamment par la construction d’un discours collectif antidémocratique. Dans un cas comme dans l’autre, il ne s’agit pas de prophétiser une sortie effective de la démocratie, mais de prendre conscience de ce que, alors que nous croyons vivre à l’abri de vieilles et robustes démocraties, notre régime est vulnérable et repose sur l’adhésion à des principes d’une extrême fragilité.

Dès lors que nous nous pensons des démocrates accomplis, que nous perdons de vue que notre système politique n’est pas un état de fait, mais une visée ou que, forts de notre bonne conscience, nous nous reposons sur nos lauriers, nous prenons le chemin de la sortie de la démocratie. En effet, nous n’avons le choix qu’entre la fin de la démocratie et son approfondissement. Nul statu quo n’est envisageable. Nul ne l’a jamais été, du reste. La démocratie n’est pas un projet conservateur, elle est une lutte. Ainsi, en matière d’asile, l’immensité des besoins devrait nous inciter à redoubler d’engagement.


[1Dans ce texte, nous utiliserons le terme « migrant » pour désigner des personnes ayant quitté leur pays, sans présumer des raisons qui les y ont poussés et sans considérer que celles-ci puissent être d’une quelconque pertinence pour défendre les points de vue que nous développerons ici.

[2Les citations sont livrées dans leur orthographe et graphie originelles.

[3Notre traduction du néerlandais.

[4Comme le droit à la vie, l’inviolabilité du domicile, le droit à un procès équitable ou encore la prohibition des traitements inhumains et dégradants.

[5Alors qu’elle n’est à l’heure actuelle soutenue par rien d’autre que de vagues affirmations.

[6Mincke Chr., « L’inhumanité pour projet », e-Mois - Un blog de La Revue nouvelle, 17 septembre 2015.

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Christophe Mincke


Auteur

Christophe Mincke est codirecteur de La Revue nouvelle, directeur du département de criminologie de l’Institut national de criminalistique et de criminologie et professeur à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Il a étudié le droit et la sociologie et s’est intéressé, à titre scientifique, au ministère public, à la médiation pénale et, aujourd’hui, à la mobilité et à ses rapports avec la prison. Au travers de ses travaux récents, il interroge notre rapport collectif au changement et la frénésie de notre époque.