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Année des Utopies. Que reste-t-il des utopies numériques ?

Numéro 1 - 2016 par Maxime Lambrecht

février 2016

Les dis­cours sur l’effet social d’internet sur la socié­té semblent pris dans un mou­ve­ment d’alternance entre opti­misme et pes­si­misme. L’émergence d’internet a géné­ré un grand nombre de dis­cours uto­piques, notam­ment celui d’un réseau échap­pant à tout contrôle éta­tique, d’un réseau ouvert où tous les flux d’information sont égaux, d’un espace public numé­rique cos­mo­po­lite qui ren­force la participation […]

Les dis­cours sur l’effet social d’internet sur la socié­té semblent pris dans un mou­ve­ment d’alternance entre opti­misme et pessimisme.

L’émergence d’internet a géné­ré un grand nombre de dis­cours uto­piques, notam­ment celui d’un réseau échap­pant à tout contrôle éta­tique, d’un réseau ouvert où tous les flux d’information sont égaux, d’un espace public numé­rique cos­mo­po­lite qui ren­force la par­ti­ci­pa­tion démo­cra­tique des citoyens, ou encore d’un espace d’expérimentation de nou­velles formes d’organisations et de col­la­bo­ra­tions sus­cep­tible de ser­vir de modèle pour une tran­si­tion vers une éco­no­mie plus juste.

Pas­sée l’ère des uto­pies des pion­niers, l’humeur est aujourd’hui au désen­chan­te­ment : inter­net est tan­tôt vu comme un ins­tru­ment de sur­veillance mas­sive aux mains des États et des mul­ti­na­tio­nales, un espace de pola­ri­sa­tion de l’opinion publique où les dis­cours extrêmes pro­li­fèrent, un outil redou­table de mise en concur­rence et d’affaiblissement des droits des tra­vailleurs, etc.

Faut-il aban­don­ner tout espoir d’un envi­ron­ne­ment numé­rique por­teur de pro­grès social ? De l’utopiste Bar­low1 au scep­tique Moro­zov2, que reste-t-il des uto­pies numériques ?

Un réseau hors de tout contrôle ?

Un des moments clés de l’émergence du cyber-uto­pisme est sans doute la publi­ca­tion en 1996 d’un texte à l’intitulé quelque peu gran­di­lo­quent, la « Décla­ra­tion d’indépendance du cybe­res­pace » : « Gou­ver­ne­ments du monde indus­triel, géants fati­gués de chair et d’acier, je viens du cybe­res­pace, nou­velle demeure de l’esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du pas­sé, de nous lais­ser tran­quilles. Vous n’êtes pas les bien­ve­nus par­mi nous. Vous n’avez aucun droit de sou­ve­rai­ne­té sur nos lieux de ren­contre3. »

Signé par l’activiste John Per­ry Bar­low, ce texte consti­tue­ra l’acte fon­da­teur d’un cou­rant qu’on pour­rait qua­li­fier de cyber-excep­tion­na­lisme4, sou­te­nant que la nou­veau­té d’internet est telle qu’elle requiert un trai­te­ment excep­tion­nel par rap­port aux autres médias. Dans sa variante la plus liber­taire, exem­pli­fiée par Bar­low, l’exceptionnalisme implique une exemp­tion géné­rale du « cybe­res­pace » de toute régu­la­tion : « Je déclare que l’espace social glo­bal que nous construi­sons est indé­pen­dant, par nature, de la tyran­nie que vous cher­chez à nous impo­ser. Vous n’avez pas le droit moral de nous don­ner des ordres et vous ne dis­po­sez d’aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies rai­sons de craindre. »

Ain­si, non seule­ment l’État n’aurait aucune légi­ti­mi­té dans ce nou­vel envi­ron­ne­ment, mais il n’aurait de toute façon aucun moyen de faire appli­quer ses lois et d’exécuter ses déci­sions. On le sait aujourd’hui, ce der­nier diag­nos­tic a été lar­ge­ment démen­ti par les faits, en rai­son notam­ment de la posi­tion cen­trale occu­pée par les inter­mé­diaires du réseau (four­nis­seurs d’accès, d’hébergement, moteurs de recherche, etc.): si le (rela­tif) ano­ny­mat et le carac­tère trans­na­tio­nal des com­mu­ni­ca­tions en ligne per­met sou­vent aux inter­nautes d’échapper au bras armé de la jus­tice, celle-ci s’est sou­vent repor­tée sur les inter­mé­diaires tech­niques pour sup­pri­mer les conte­nus liti­gieux, voire sanc­tion­ner leurs auteurs. Ce recours aux inter­mé­diaires pour poli­cer le web n’est pas sans poser de ques­tions, notam­ment lorsqu’il met à mal les droits de la défense ou génère un risque d’autocensure.

En tout état de cause, si cette uto­pie liber­taire des débuts n’a pas sur­vé­cu à l’épreuve des faits, son héri­tage per­dure aujourd’hui dans l’idée que les inter­mé­diaires d’internet ne doivent être sou­mis qu’à une res­pon­sa­bi­li­té limi­tée et dif­fé­ren­ciée selon les types de ser­vices, un com­pro­mis fon­da­teur pour le déve­lop­pe­ment du réseau dans sa forme actuelle.

Protéger l’utopie implicite à la conception technique d’internet

Par un inté­res­sant retour­ne­ment, cer­tains cyber-liber­taires des débuts (par­mi les­quels l’Electronic Fron­tier Foun­da­tion co-fon­dée par Bar­low) sont deve­nus aujourd’hui les ardents défen­seurs d’une inter­ven­tion de l’État sur le réseau afin de pro­té­ger la neu­tra­li­té d’internet.

Plu­tôt que d’une uto­pie nou­velle, l’idée au cœur de la défense de la neu­tra­li­té d’internet consiste davan­tage à pro­té­ger l’utopie impli­cite à la concep­tion tech­nique d’internet : un réseau ouvert, dans lequel tous les conte­nus tran­si­tant sur le réseau sont trai­tés de manière égale. Si les par­ti­sans de la neu­tra­li­té d’internet offrent diverses rai­sons tech­niques ou éco­no­miques à l’appui de ce prin­cipe, l’argument le plus convain­cant est celui qui sou­tient que cette neu­tra­li­té est néces­saire à la défense des condi­tions d’exercice de la liber­té d’expression en ligne. En effet, bien qu’internet fasse de plus en plus office de nou­vel espace public, l’infrastructure du réseau est entiè­re­ment pri­va­ti­sée : en quelque sorte, il n’existe pas de voi­ries publiques numé­riques, et les « auto­routes de l’information » sont toutes sou­mises aux éven­tuels contrôles et péages impo­sés par leurs ges­tion­naires. Dès lors, pour garan­tir un niveau de liber­té d’expression équi­valent en ligne et hors ligne, ne fau­drait-il pas impo­ser aux pro­prié­taires de l’infrastructure du réseau les mêmes obli­ga­tions que celles pesant sur l’État pour les espaces publics tra­di­tion­nels, en leur inter­di­sant de dis­cri­mi­ner entre les dif­fé­rentes formes d’expressions individuelles ?

La lutte pour assu­rer des fon­da­tions juri­diques solides à la neu­tra­li­té d’internet a connu quelques vic­toires aux États-Unis et en Europe, même si rien n’est encore gagné : sur une ques­tion aus­si tech­nique, le diable est plus que jamais dans les détails, et il est essen­tiel de ne pas lais­ser de failles juri­diques qui per­met­traient à cer­tains opé­ra­teurs de contour­ner l’obligation de neu­tra­li­té en pro­po­sant divers ser­vices spé­cia­li­sés plu­tôt qu’un véri­table accès à un inter­net ouvert.

Il semble en tout cas que, aujourd’hui, la plus grande source d’inquiétude pour cer­tains défen­seurs de la liber­té sur inter­net n’est pas tant le risque d’une main­mise par les États, mais plu­tôt le pou­voir gran­dis­sant de cer­tains groupes mul­ti­na­tio­naux. En effet, si les sou­ve­rains n’ont pas aban­don­né leur pré­ten­tion à gou­ver­ner l’internet, leur pou­voir fait pâle figure en com­pa­rai­son de ce que cer­tains ont qua­li­fié de nou­veaux « sou­ve­rains » numé­riques5, et en par­ti­cu­lier ceux qu’on appelle les « Gafa » (Google, Apple, Face­book, Ama­zon) dont la galaxie de ser­vices en fait des por­tiers incon­tour­nables du réseau, capables de façon­ner et sélec­tion­ner sub­ti­le­ment les flux d’information aux­quels accèdent les uti­li­sa­teurs. C’est sur cette toile de fond que le prin­cipe de neu­tra­li­té d’internet, qui ini­tia­le­ment visait uni­que­ment les four­nis­seurs d’accès à inter­net, est de plus en plus invo­qué vis-à-vis d’autres types de pla­te­formes telles que les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux. Assis­te­rait-on à la nais­sance d’une nou­velle uto­pie, celle d’une exten­sion de l’idéal de la neu­tra­li­té d’internet à une « neu­tra­li­té des pla­te­formes6 » ?

Vie privée et sécurité : un dilemme entre deux utopies ?

S’il y a bien un domaine dans lequel le dis­cours uto­pique a lar­ge­ment cédé au pes­si­misme, c’est celui de la pro­tec­tion de la vie pri­vée dans l’environnement numé­rique. On est bien loin de l’utopie ori­gi­nelle d’un inter­net par­fai­te­ment ano­nyme, qui a été bat­tue en brèche non seule­ment par l’exigence par cer­tains réseaux sociaux (comme Face­book) d’utiliser son iden­ti­té réelle, mais sur­tout par le déve­lop­pe­ment de tech­niques d’analyse des don­nées en masse (ou « big data »), qui per­mettent de tra­cer aisé­ment un même indi­vi­du à par­tir de don­nées d’identification par­tielles ou de régu­la­ri­tés dans ses acti­vi­tés. Sommes-nous condam­nés à aban­don­ner toute pré­ten­tion à une sphère d’intimité sur un réseau où nos don­nées per­son­nelles sont au cœur d’une ruée vers l’or, tant de la part des mul­ti­na­tio­nales de l’internet que des ser­vices de renseignement ?

Une réponse inté­res­sante à l’affaire des écoutes de la Natio­nal Secu­ri­ty Agen­cy (NSA) fut le mou­ve­ment en faveur du chif­frage géné­ra­li­sé des com­mu­ni­ca­tions en ligne. L’idée est simple : s’il n’est pas pos­sible de comp­ter sur les garde-fous juri­diques pour pro­té­ger la vie pri­vée des citoyens contre la sur­veillance géné­ra­li­sée, ne pour­rait-on pas recou­rir à des garan­ties tech­niques pour rendre impos­sible une telle sur­veillance ? Tou­te­fois, cette pro­po­si­tion fait face à une objec­tion puis­sante : est-il jus­ti­fié de pri­ver ain­si les auto­ri­tés d’un puis­sant moyen d’enquête et de pré­ven­tion pour pro­té­ger la sécu­ri­té des citoyens ? Entre un inter­net res­pec­tueux de la vie pri­vée et un inter­net sûr, n’y aurait-il pas un dilemme entre deux utopies ?

Une réponse pos­sible à cette objec­tion sécu­ri­taire consis­te­rait à rap­pe­ler qu’aucun dis­po­si­tif cryp­to­gra­phique n’est impos­sible à contour­ner : cela demande sim­ple­ment du temps et un effort concen­tré. Dès lors, le chif­frage des com­mu­ni­ca­tions en ligne n’empêcherait pas les forces de l’ordre d’opérer une sur­veillance ciblée d’individus sus­pects, comme elles l’ont tou­jours fait ; il empê­che­rait seule­ment d’étendre cette sur­veillance à toute la popu­la­tion. Cette réponse est par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sante à une époque où la menace ter­ro­riste et l’austérité bud­gé­taire conduisent les auto­ri­tés à pri­vi­lé­gier des dis­po­si­tifs de sur­veillance géné­ra­li­sée rela­ti­ve­ment peu cou­teux, plu­tôt que de four­nir aux forces de sécu­ri­té les moyens humains et tech­niques d’effectuer effi­ca­ce­ment leurs mis­sions de police d’investigation.

Sauvegarder le potentiel utopique de l’économie collaborative

L’idée d’une éco­no­mie dite « col­la­bo­ra­tive » ou du « par­tage » est le der­nier cas en date d’utopie numé­rique déçue. La baisse des couts de tran­sac­tion et de coor­di­na­tion dans l’environnement numé­rique avait per­mis l’émergence de modèles offrant la pers­pec­tive d’une tran­si­tion vers une éco­no­mie plus éman­ci­pa­trice, plus soli­daire ou plus durable, comme celui de la pro­duc­tion col­la­bo­ra­tive par les pairs (« peer pro­duc­tion ») dans les com­mu­nau­tés du logi­ciel libre, ou celui des pla­te­formes de consom­ma­tion col­la­bo­ra­tive en ligne. Tou­te­fois, ces der­nières années, on observe que ces ini­tia­tives ont été lar­ge­ment sup­plan­tées par des pla­te­formes mar­chandes comme Airbnb ou Uber, qui ont su éga­le­ment tirer par­ti de la baisse des couts de tran­sac­tion et de coor­di­na­tion sur inter­net, mais dans un simple but de pro­fit. Ces nou­veaux ser­vices font aujourd’hui l’objet de vives contro­verses, tant ils semblent de nature à saper les stan­dards légis­la­tifs dans des domaines comme le droit du tra­vail, la régu­la­tion du mar­ché immo­bi­lier, les régu­la­tions sec­to­rielles et la pro­tec­tion du consommateur.

En dépit de ces pré­oc­cu­pa­tions, il reste tou­jours de la place pour l’invention de nou­veaux modèles éco­no­miques plus justes. En effet, la dimi­nu­tion des couts de tran­sac­tion et de coor­di­na­tion ren­due pos­sible par la tech­no­lo­gie repré­sente une occa­sion à sai­sir, notam­ment pour ceux qui vou­draient démo­cra­ti­ser le tra­vail sur un modèle coopé­ra­tif, comme le sou­tiennent ceux qui appellent de leurs vœux l’émergence d’un « coopé­ra­ti­visme de pla­te­forme ». Une intui­tion puis­sante de ce mou­ve­ment consiste à recen­trer le débat sur la ques­tion de la pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion : peut-on en effet espé­rer déve­lop­per une éco­no­mie plus démo­cra­tique sans remettre en ques­tion la pro­prié­té des pla­te­formes numé­riques et le contrôle exer­cé par leurs gestionnaires ?

Se saisir du potentiel utopique

Que reste-t-il donc des uto­pies numé­riques ? Si l’hypothèse excep­tion­na­liste radi­cale d’un réseau échap­pant à toute régu­la­tion est aujourd’hui assez lar­ge­ment dis­qua­li­fiée, elle sur­vit encore dans cer­taines nou­velles uto­pies tech­niques, comme celles au cœur des cryp­to-mon­naies telles le Bit­coin, ou du réseau ano­nyme Tor, sup­po­sés résis­ter à tout contrôle (mais vul­né­rables à la per­sis­tance d’intermédiaires tech­niques). Mais l’heure semble davan­tage à des uto­pies plus modestes, qui n’excluent pas toute régu­la­tion : confé­rer une assise juri­dique au prin­cipe de la neu­tra­li­té d’internet et défendre de véri­tables espaces de libre expres­sion en ligne ; garan­tir un carac­tère pri­vé aux com­mu­ni­ca­tions et aux don­nées per­son­nelles face à la bou­li­mie du trai­te­ment des don­nées par les acteurs pri­vés, et à la ten­ta­tion de la sur­veillance par les auto­ri­tés publiques ; tirer par­ti de l’outil numé­rique pour inven­ter de nou­velles formes d’organisation éco­no­mique plus démo­cra­tiques, plus soli­daires ou plus durables, sans par­ti­ci­per à une déré­gu­la­tion géné­ra­li­sée de l’économie au pro­fit de modèles prédateurs.

Certes, réa­li­ser ces poten­tiels uto­piques de l’environnement numé­rique sera sans doute plus dif­fi­cile qu’il n’y parais­sait ini­tia­le­ment. Tou­te­fois, la prise de conscience de ces dif­fi­cul­tés n’est pas sans avan­tages. Pre­miè­re­ment, la ten­dance actuelle au scep­ti­cisme contraint les enthou­siastes à jus­ti­fier sérieu­se­ment leurs pré­ten­tions, pour refon­der des uto­pies réa­listes aux assises plus solides. Deuxiè­me­ment, l’expérience du détour­ne­ment de cer­taines uto­pies a éga­le­ment l’avantage de dis­cré­di­ter le déter­mi­nisme tech­no­lo­gique, tra­vers fré­quent tant chez les cyber-uto­pistes que chez les scep­tiques, qui consiste à consi­dé­rer impli­ci­te­ment l’internet comme un objet fixe, aux consé­quences sociales déter­mi­nées. Or, comme en témoigne par exemple l’invention de la presse d’imprimerie en Corée plu­sieurs siècles avant Guten­berg7, ce n’est que par la conjonc­tion d’un contexte social et cultu­rel favo­rable et de choix poli­tiques volon­ta­ristes qu’une évo­lu­tion tech­no­lo­gique peut réa­li­ser son poten­tiel de pro­grès social.

L’impasse amère d’une forme naïve de cyber-uto­pisme ne doit donc pas nous conduire à déses­pé­rer. Elle per­met au contraire d’évacuer les dis­cours mes­sia­niques et la pen­sée magique, et de recen­trer la réflexion sur l’essentiel, à savoir déter­mi­ner les condi­tions de pos­si­bi­li­té d’une socié­té plus juste et les meilleurs moyens pour les mettre en œuvre. Si l’environnement numé­rique pré­sente indu­bi­ta­ble­ment de nom­breux poten­tiels uto­piques, c’est à nous qu’il revient de les exploi­ter au mieux.

  1. Bar­low J. P., Décla­ra­tion d’indépendance du cybe­res­pace, Libres enfants du savoir numé­rique, édi­tions de l’Éclat, « Hors col­lec­tion », 2000.
  2. Moro­zov E., To Save Eve­ry­thing, Click Here : Tech­no­lo­gy, Solu­tio­nism, and the Urge to Fix Pro­blems that Don’t Exist, Allen Lane, 2013.
  3. Bar­low J. P., « Décla­ra­tion d’indépendance du cyber-
    espace », op. cit
  4. Voyez à ce sujet les essais ras­sem­blés dans B. Sko­za et A. Mar­cus (dir.), The Next Digi­tal Decade, Tech­Free­dom, 2010.
  5. Voir Mac­Kin­non R., Consent of the Net­wor­ked. The World­wide Struggle For Inter­net Free­dom, Basic Books, 2013.
  6. Conseil natio­nal du numé­rique, « Neu­tra­li­té des Pla­te­formes », mai 2014.
  7. Voir Sohn P. K. (1959), « Ear­ly Korean Prin­ting », Jour­nal of the Ame­ri­can Orien­tal Socie­ty, p. 96 – 103, qui ana­lyse com­ment des fac­teurs comme le mono­pole de la royau­té sur la presse d’imprimerie, la foca­li­sa­tion sur la culture clas­sique peuvent contri­buer à expli­quer pour­quoi la Corée n’a pas connu de révo­lu­tion de l’imprimé.

Maxime Lambrecht


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